Paul Kagame décidé à poursuivre les auteurs de malversations et crimes économiques

Publié par IGIHE
Le 2 septembre 2017 à 03:12
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Le Président Paul Kagame, alors qu’il présidait ce jeudi 31 août, la cérémonie de prestation de serments des nouveaux membres du gouvernement, il est revenu sur sa ferme décision de lutter contre les fonctionnaires véreux qui s’adonnent aux détournements de fonds publics et autres malversations financières.

"Il en est qui détournent impunément des fonds publics et se ragaillardissent d’esquiver la justice", a dit le Président montrant une volonté politique de lutter contre ces fonctionnaires corrompus.

"Non ! Les gens ne détourneront pas impunément des fonds publics ou ne détruiront pas délibérément le patrimoine public avec un sentiment comme quoi le pays est redevable à eux, qu’eux n’ont pas d’obligations envers la société. Même si tu auras été élu Président de la République ou que tu auras essayé sans succès de le devenir, cela ne te donne pas une immunité pour ne pas être poursuivi par la justice. Les choses doivent changer. Les gens comprennent à qui je fais allusion", a dit le Président Paul Kagame pointant du doigt la candidate présidentielle Diane Rwigara qui n’a pas été retenue pour la course électorale, étendant ainsi la lutte contre les malversations financières au secteur privé.

Des informations font état de six milliards d’impôts non versés à l’Office Rwandais des Recettes (RRA) par la famille de feu Assinapol Rwigara propriétaire d’une usine de tabac et de plusieurs biens immeubles dans la ville de Kigali.

Le Président attaque aussi des personnalités publiques qui ne payent pas leurs emprunts bancaires.

"Des médias font état de personnalités qui ne payent pas les échéances bancaires. Pourquoi ne sont-elles pas poursuivies en justice ? Il y a un laisser aller dans ce secteur...", a-til indiqué montrant que le Rwanda avec ses maigres ressources ne peut pas se permettre un tel crime de malversations économiques.

"Dans le temps, certaines pratiques bureaucratiques négatives n’étaient pas qualifiées de crimes mais plutôt de mauvaise gestion du bien public. On pouvait voir des médicaments valant plus d’un milliard se périment et sont enfouis dans le sol. Aucune autre mesure de punition pour cette perte à l’endroit de ce mauvais fonctionnaire si ce n’est le renvoi", a dit Evode Uwizeyimana, secrétaire d’Etat à la Réforme de la Constitution et des autres lois, décidé à renforcer les lois répressives contre la corruption, les malversations économiques et la mauvaise gestion du patrimoine public.

"Nous sommes entrain d’initier des lois de récupération des fonds détournés par les gros pontes du régime. Nous avons introduit la notion de libération avec caution. Si nous soupçonnons un tel d’avoir détourné 100 millions de francs, qu’il doit subir une peine de prison de plus de 5 ans et que, visiblement, il a un patrimoine aussi important, nous lui disons de le libérer sous condition de verser les cent millions de caution", a-t-il confié à la presse ajoutant que tout un package de projets de loi allant dans ce sens est déjà devant le bureu du Premier Ministre pour examen par le Conseil des Ministre avant d’être soumis au Parlement.


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