MSD propose une période de transition « sans Nkurunziza » pour préparer un environnement propice à des élections crédibles

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Le 4 juillet 2017 à 04:54
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Le parti MSD a établi une feuille de route proposée pour un retour à la paix après deux ans de crise. Cette feuille de route est en train d’être défendue par le président du parti MSD Alexis Sinduhije dans sa tournée dans les pays européens et africains.

Une fois identifiée correctement la nature de la crise burundaise actuelle, le parti MSD indique que les participants aux négociations devraient pouvoir aller directement à la discussion sur des « questions pertinentes » en rapport avec les solutions envisagées pour sortir de la crise.

La feuille de route que propose le MSD montre les étapes que le parti juge « réalistes » pour que le processus de négociations envisagées sous la conduite de la médiation des États de la communauté Est-africaine puisse aboutir à un retour à la paix au Burundi. Pour ce parti, les négociations ne doivent pas être une occasion de « rediscuter » l’accord d’Arusha et la Constitution qui en est issue ; mais de se convenir sur les moyens de mieux se conférer à leur contenu et à leur esprit.

Pour le parti MSD, la crise actuelle est non seulement la conséquence de la violation de l’accord d’Arusha et de la Constitution concernant le mandat présidentiel, mais « surtout et fondamentalement l’absence d’élections aux standards internationaux ».

« Cette volonté de Pierre Nkurunziza d’étouffer toute expression démocratique des élections a pris racine avec les élections de 2010 qui ont été boycottées par l’opposition après les tricheries aux élections communales », lit-on dans le document établi par le parti MSD.

Le MSD estime que le Président Nkurunziza a encore une fois refusé toutes les démarches faites tant par l’opposition que par la communauté internationale, « en organisant une comédie électorale dénoncée par l’ensemble des observateurs internationaux ».

Pour le parti MSD, l’enjeu réel de la crise actuelle n’est donc rien d’autre que la possibilité d’organiser des élections crédibles conformes aux standards internationaux « non contrôlés par Pierre Nkurunziza », et la « capacité réelle » de la médiation-facilitation de la communauté internationale à imposer de telles élections.

Le parti de Sinduhije estime ainsi que cette élection doit « exclure Pierre Nkurunziza », car tant qu’il aura une main mise directe et indirecte sur ce processus il n’y aura pas d’élection crédible.

Les négociations envisagées doivent aboutir à la mise en place des « institutions de transition », poursuit le MSD dans sa proposition de feuille de route, mais dans le strict respect des équilibres consacrés par l’accord d’Arusha.

« À l’issue d’un accord sur les institutions de transition sans Pierre Nkurunziza, les négociations devront se convenir sur le délai qui mènera aux élections et à la fin de la transition », lit-on encore dans le document.

Les négociations devront définir les actions à mener pour créer un environnement politico-sécuritaire et socio-économique favorable à la tenue des élections à l’issue de la transition, conclut le MSD dans sa proposition de feuille de route.

Avec Bujumbura news


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