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Les Observateurs électoraux relèvent des hiatus dans l’organisation électorale écoulée

Redigé par jovin ndayishimiye
Le 7 août 2017 à 01:55

Divers groupes d’observateurs électoraux de la présidentielle de ce 4 août 2017 ont tôt le matin circulé tout le pays pour se rendre compte des prestations citoyennes vis-à-vis ce devoir civique. Ils sont 1800 observateurs dont 400 venus de l’étrangers.
Qui sont ces observateurs électoraux ? Ils sont venus de l’Union Africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est, des ambassades accréditées à Kigali, des membres de la société civile locale et des équipes de journalistes dirigées par les agents du MHC (...)

Divers groupes d’observateurs électoraux de la présidentielle de ce 4 août 2017 ont tôt le matin circulé tout le pays pour se rendre compte des prestations citoyennes vis-à-vis ce devoir civique. Ils sont 1800 observateurs dont 400 venus de l’étrangers.

Qui sont ces observateurs électoraux ?
Ils sont venus de l’Union Africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est, des ambassades accréditées à Kigali, des membres de la société civile locale et des équipes de journalistes dirigées par les agents du MHC (Media High Council).

"Sans exagérer, ces élections ont été un réel succès dans leur déroulement. Pour cela je fais un rapprochement avec le contexte électoral des pays voisins du Rwanda, un contexte émaillé de violences. Chez nous l’événement électoral c’est plutôt une ambiance de fête. Les citoyens ont qualifié l’actuel rendez-vous électoral présidentielle de fête de mariage", a dit Mme Immaculée Ingabire, Présidente de Transparency International-Rwanda Chapter fière de voir les Rwandais accepter les résultats électoraux y compris les deux concurrents Dr Frank Habineza (Green Party) et le Candidat indépendant Philippe Mpayimana.

La présidente de Transparency-Rwanda déplore néanmoins le fait que les handicapés physiques n’ont pas été facilités dans leur exercice électoral. Elle dit avoir constaté en sillonnant les centres de vote de Kigali que les bureaux de vote aménagés dans les écoles avec des escaliers difficiles à dépasser pour des infirmes roulant dans leurs Trois- Roues.

Les équipes de journalistes ont elles aussi constaté comment cet exercice électoral qui s’achève était sérein. "Nous avons mis nos beaux habits pour accompagner notre Marié Paul Kagame", a dit une dame de 70 ans rencontrée dans le bureau de vote de Musenyi-Nyagihunika dans le Bugesera vers la frontière burundaise au Sud-Est du Rwanda.

Une decoration sans precedent : Tout pour rendre attirantes ces elections. On va dans les couleurs et coutumes traditionnelles
Tous les citoyens qui se sont confiés à l’équipe de journalistes qui ont sillonné de bout en bout le district du Bugesera, montraient une satisfaction sans égale.

"Je suis ému d’élire mon président. Il est vrai que j’ai commencé à élire en 1959 et sous le président Grégoire Kayibanda (1962-1973) puis Juvénal Habyarimana (1973-1994). Mais je ne me suis jamais senti aussi libre qu’aujourd’hui. Je me souviens en 1961 au Référendum du Pour la Monarchie ou la République. Nos urnes ont été jetées dans le Lac Kivu et nous avons fui au Congo Kinshasa", a confié au parterre de journaliste Kayijamahe, un octogénaire venu faire son devoir civique dans le bureau de vote de Maranyundo, en ville de Nyamata (Sud Est du Rwanda).

Bushayija, un chercheur a la retraite : bien mis pour aller voter
Trente kilometres plus loin en fonçant dans la zone rurale du Bugesera à Ruhuha, à la frontière burundaise, Bushayija, 80 ans, un vieil agronome manifeste lui aussi sa joie d’élire en toute liberté son président.

M. BUSHAYIJA, a mis ses habits des grands jours pour aller voter
Celui-ci vient de l’exil prolongé de 1959 à 1959. Il trouve qu’élire Paul Kagame est un immense plaisir car il est le président de tous les Rwandais et qu’il réalisera tous les rêves de changements sociaux positifs des Rwandais.

Des couacs ?
Il est à regretter le fait que dans certains bureaux de vote, les chefs chargés de l’organisation des élections interprétaient mal les instructions officielles et avaient du mal à permettre aux professionnels des médias de faire proprement leurs reportages. Ils leur interdisaient de prendre des photos des bureaux électoraux jusqu’à ce qu’il y ait une intervention des autorités électorales supérieures.

Une recommandation voudrait qu’à la veille d’un rendez-vous électoral de grande envergure comme celle-ci, tel volontaire devra subir un briefing suffisamment circonstancié précisant un comportement à adopter face à des observateurs électoraux dont les professionnels des médias.

Des concurrents peu outillés

Il a été également constaté qu’à chaque bureau électoral visité, on remarquait la présence d’un observateur du FPR-Inkotanyi.

Tout le monde se pressait devant les bureaux electoraux meme les handicapees physiques
"Nous avons reçu les observateurs du FPR seulement. Ils avaient leurs lettres d’accréditation. Pour les candidats Dr Frank Habineza (Green Party) et Philippe Mpayimana (Indépendant), nous n’avons reçu aucun de leurs observateurs", ainsi confiaient les chefs de bureaux de poste montrant que non seulement ces deux candidats trouvaient peine perdue d’affecter des observateurs coûteux dans les contrées rurales dûment acquises au FPR, mais qu’également leurs budgets de campagne pouvaient ne pas être à la hauteur d’une telle entreprise.


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