Le Burundi et l′ONU filent-ils désormais le parfait amour ?

Redigé par DW
Le 5 novembre 2017 à 06:43

Au moment où nous mettons en ligne, l’ancien président de la transition du Burkina Faso n’a pas encore rencontré les quelques rares opposants et leaders de la société civile restés à Bujumbura.


Est-ce à dire que les relations entre l’ONU et le Burundi, se sont améliorées ? La question se justifie, d’autant que depuis le début de cette crise politique, en avril 2015, Michel Kafando, est le sixième envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU.

Son prédécesseur, Jamal Benomar, a été récusé par Bujumbura qui l’accusait d’être proche de l’opposition. "Nous sommes en train de renforcer, de cimenter, voire d’embellir nos relations avec la nouvelle administration. L’ONU est un organe universel, dont le Burundi est membre depuis juillet 1962", explique Albert Shingiro, ambassadeur du Burundi auprès de l’ONU. "Je confirme que nos sont très bonnes et que nous comptons garder cet élan", poursuit Jamal Benomar.

L’ONU joue le réalisme politique

Après la série de récusations de ses différents envoyés spéciaux, l’ONU a décidé de jouer la carte du pragmatisme dans la résolution de la crise politique burundaise. C’est en tous cas l’avis du chercheur Christoph Vogel.

Pour lui, "les Nations unies sont une organisation construite à base d’Etats qui sont souverains. Donc, en théorie, quelque-soit la situation sur place, les Nations unies ont un intérêt primaire à rester un interlocuteur, à chercher à jouer son rôle de médiateur, de garant d’une stabilité ou du moins une amélioration de la stabilité", explique le spécialiste.


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