La Plénière du Parlement se penche sur le rapport mensonger de HRW

Redigé par IGIHE
Le 20 octobre 2017 à 11:06

Ce jeudi 19 octobre, le Parlement rwandais en sa plénière se penche sur le récent rapport de HRW sur les prétendues disparitions de citoyens rwandais par les instances de sécurité. Ce rapport porte un titre évocateur : “All thieves must be killed” (Tous les voleurs doivent être tués) et parle de 37 personnes tuées par la Police, l’Armée, l’organisation de demobilizes et le DASSO (District Administrative Security Support Officers) dans les districts Rubavu et Rutsiro.
Le consensus qui s’est dégagé des (...)

Ce jeudi 19 octobre, le Parlement rwandais en sa plénière se penche sur le récent rapport de HRW sur les prétendues disparitions de citoyens rwandais par les instances de sécurité. Ce rapport porte un titre évocateur : “All thieves must be killed” (Tous les voleurs doivent être tués) et parle de 37 personnes tuées par la Police, l’Armée, l’organisation de demobilizes et le DASSO (District Administrative Security Support Officers) dans les districts Rubavu et Rutsiro.

Le consensus qui s’est dégagé des débats : ceux qui ont rédigé ce rapport entendent semer de la zizanie parmi les Rwandais et provoquer une désobéissance civile.

Mme Madeleine Nirere, Présidente de la CNDH

La présidente de la Commission Nationale des Droits de la Personne était l’invitée de la plénière pour donner un point de vue autorisé audit rapport de HRW.
“Le rapport est mensonger. Il parle d’hommes tuées. Il ne precise pas les auteurs de ces crimes. Le rapport est vague : ‘Telle personne a été tuée ou par la police ou par l’armée ou les DASSO”, a confié Mme Nirere, présidente de la CNDH trouvant une malhonnêteté intellectuelle délibérée de la part de HRW dans le rapport qui a été transmis au secretariat Général de l’ONU, à la Commission Africaine des Droits de l’Homme, aux donateurs du Rwanda.

“Nous trouvons que toutes ces institutions soient informées de la version correcte des faits tout en demandant à HRW de se conformer aux méthodes d’investigation scientifiques avec des sources varies”, a conclu Nirere.

Mme Donatille Mukabalisa, Présidente de la Chambre des Députés dirige les débats

Tollé général de protestation des parlementaires
“Nous avons assez des rapports intempestifs de HRW sur notre pays ayant l’objectif de torpiller les efforts de développement des Rwandais. Dans notre culture, annoncer la mort de quelqu’un qui est vivant c’est sacrilege. Je trouve qu’il faut protester contre le rapport”, est intervenue la femme- deputée Constance Rwaka Mukayuhi.

Le Sénateur Gallican Niyongana trouve lui aussi qu’il est clair et observable que les témoignages de personnes citées pour mortes dans le rapport est une démesure. Le Sénateur trouve cette situation inacceptable d’autant plus que les accords de collaboration entre le HRW et le Rwanda sont renouvelables tous les ans, lesquels accords recommandent le professionnalisme dans le traitement de l’information basée sur des faits tangibles.

“Il faut revisiter les accords et verifier la conformité des clauses avec le modus operandi de l’association HRW”, a suggéré le Sénateur Gallican.

“Nous pensons qu’il est judicieux de porter plainte au profit des personnes données pour mortes pour qu’elles perçoivent des dommages et intérêt. De deux, il faut que HRW écrive un autre rapport démantissant le contenu du premier”, a dit la Députée Fortunée Nyiramadirida trouvant que la redaction de ce rapport est conçue délibérément pour miner les efforts de développement du Rwanda. La plupart des parlementaires se sont posé la question de l’impartialité de HRW, soupçonnant son penchant ouvertement tendancieux.

La Députée Suzanne Mukayijore, elle, insiste sur le redoublement d’effort pour la formation civique des citoyens. Elle part du fait que HRW a transporté du District Rubavu pour Musanze afin d’y subir son interrogatoire qui a conduit à la rédaction mensongère du Rapport.

Un autre depute, M. Hindura, retrace la date de parution du rapport vers Août dernier, date où l’élection présidentielle a eu lieu.

Pour lui, “ce rapport était dirigé contre le Président Paul Kagame et contre la sécurité des Rwandais”.

Pour le Député Abbas Mukama, il n’y a pas l’ombre d’un doute. Ce rapport est délibérément mensonger. Pour ce faire, “HRW doit être chassé du pays”, a dit le Député trouvant que les voies de dialogue et de demande à l’ONG de se rétracter ne sont pas nécessaires.

“Autant l’avons nous fait pour la BBC qui nous a sali et nous avons continué à bâtir notre pays. Le pays est souverain. Nous ne pouvons pas tolérer des attaques répétées. Le rapport fait état de personnes mortes, pourtant elles sont vivantes. Avons nous le pouvoir de ressusciter les gens ? Ceci dépasse la mesure sur les intentions de cette ONG pour qui je demande le renvoi”, a dit, beau parleur, Abbas Mukama.

Le Député Ruku Rwabyoma trouve que la faute est commise par une opinion publique rwandaise calme qui ne réagit jamais sur de tels mensonges. Personne ne relève ces endorses. Et puis, il a une opposition de la diaspora qui trouve qu’un tel rapport est une aubaine pour elle pour pourfendre le régime rwandais actuel.

“Du reste, le porte parole de la fille ( Diane Rwigara candidate refusée à la candidature présidentielle d’Août dernier) est au nombre de ceux qui défendent ce rapport en avançant qu’elle subit à longueur de temps des bastonnades, elle, sa soeur et sa mere dans la sale de police où elles sont gardées à vue.

En conclusion, la plénière de ce 19 octobre a recommandé au gouvernement de revoir les accords de collaboration entre l’ONG HRW et lui, tout en visant que, par la suite, des actions et rapports mensongers de la sorte ne se reproduisent plus.

Kenneth Roth, Directeur de HRW

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