La diplomatie burundaise dans un coma irréversible !

Publié par Jérémie Nyabenda
Le 10 août 2017 à 07:31
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Depuis l’arrivée au pouvoir de Pierre Nkurunziza en août 2005, la diplomatie burundaise est à la risée du monde entier ! Pendant ce temps, les partenaires traditionnels et les amis du Burundi considèrent à juste titre cette diplomatie comme une maladie funeste, une véritable source de malheur.

Cette situation très catastrophique est l’œuvre du numéro un burundais, un dictateur sans foi ni loi, devenu le gourou d’une classe politique au pouvoir, rivalisant dans le mensonge, la calomnie, la diffamation et les provocations pour dissimuler ses crimes.

C’est dans ce cadre que le Pasteur-Imposteur Pierre Nkurunziza se glorifie régulièrement à travers des chansons, des slogans et des propos souvent outrageants contre des pays amis et leurs dirigeants, particulièrement le Rwanda, la Belgique et l’Union Européenne et n’épargnant pas les organisations internationales.

Hormis le fait que ces partenaires du Burundi n’ont jamais trempé dans les affaires internes de notre pays, ils se mobilisent toujours pour venir à notre aide, chaque fois que ce besoin se fait sentir !

Pourtant, tout Burundais, quel que soit son âge, son ethnie ou son genre, apprend dès son jeune âge à dire « MURAKOZE, » merci beaucoup ! C’est d’ailleurs pour cette raison que la société burundaise considère l’ingratitude comme un avilissement de la réputation. Malheureusement, ce dirigeant atypique et néophyte ne l’entend pas de cette oreille. L’ingratitude constitue sa marque déposée.

Il est manifestement déterminé à appliquer à la lettre les principes ségrégationnistes de l’apartheid, vigoureusement combattus par toute la communauté internationale, où certaines structures de l’Etat ainsi que des espaces publics étaient interdits aux chiens et aux nègres. Quelle aberration !

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Aujourd’hui, le Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale a fermé ses portes aux Tutsi et aux Hutu modérés. Pierre Nkurunziza se souviendra qu’au cours de son premier mandat, il a ordonné à Mr Augustin Nsanze, alors Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, de procéder à cette épuration ethnique. Une opération qui a été fidèlement parachevée par l’actuel ministre en charge de la diplomatie, Alain-Aimé Nyamitwe, en violation flagrante et systématique de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, ainsi que de la Constitution qui en découle.

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Actuellement, la majorité des cadres et agents du Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale sont aujourd’hui recrutés sur base des critères subjectifs, notamment le militantisme au sein du CNDD-FDD gouvernemental et l’ethnisme hutu. En constatant cette incompétence à tous les degrés de toute hiérarchie, et après quelques consultations au niveau du Sénat, il se dégage que le Chef de la diplomatie burundaise est aujourd’hui assisté au niveau du Cabinet par un Secrétaire Permanent Hutu, un Assistant du Ministre, Hutu, un Secrétaire Particulier du Ministre, Hutu, un Directeur Général du Protocole, Hutu, un Directeur Général Afrique, Hutu, un Directeur Général Europe, Tutsi, et un Directeur de la Francophonie, Tutsi. Tous les Conseillers du Cabinet sont d’ethnie Hutu, excepté un seul.

Il en est de même au niveau des Directions où 3/4 des Directeurs de Département appartiennent à l’ethnie hutu sans compter les Conseillers ordinaires, les chauffeurs et les plantons. Ainsi donc, la diplomatie burundaise est progressivement minée par des bactéries de division au niveau de l’Administration Centrale et du Service Extérieur. Le Ministre Alain-Nyamitwe a eu la témérité machiavélique de rappeler tous les Ambassadeurs d’origine Tutsi. Ce penchant à l’exclusion et à la marginalisation qui caractérisent le Pouvoir fantoche de Pierre Nkurunziza ne se limite pas là.

La situation est devenue plus chaotique d’autant plus que le chef de la diplomatie burundaise qui s’imagine que tout lui est permis pour sauver cette république agonisante, n’a pas froid aux yeux quand il ose publier des informations mensongères pour dissimuler des crimes odieux. Des incidents diplomatiques sont légion mais citons-en un qui a profondément blessé les diplomates affectés au Burundi au cours duquel le Ministre Augustin Nsanze, alors aux affaires, a demandé aux Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires (En présence du Nonce Apostolique et de la presse locale et internationale) de cesser de solliciter la collaboration de leurs petites copines pour collecter et diffuser des informations qu’il juge tronquées sur le Burundi.

A propos des Relations Internationales, ce Pouvoir fantoche, par mégarde ou sciemment est à l’origine de nombreux actes de provocation concoctés contre l’Union Européenne pour avoir dénoncé la complicité de certains organes étatiques dans la répression sanglante des opposants burundais. L’autre raison est que l’Union Européenne a eu le courage d’imposer des sanctions budgétaires depuis 2016. De même, la décision des Etats-Unis d’Amérique de retirer au Burundi son statut de partenaire commercial privilégié des USA dans le cadre de l’AGOA a été vigoureusement vilipendée par la diplomatie burundaise !

Il en va de même des hauts fonctionnaires des Nations-Unies en charge des droits de l’Homme qui ont été déclarés personae non grata pour avoir révélé les bavures commises par certains éléments des Forces de Défense et de Sécurité soutenues par le duo IMBONERAKURE et INTERAHAMWE dans le massacre et les persécutions politiques des opposants et des membres de la société civile.

Au regard de ce qui précède, il y a lieu d’affirmer haut et fort que la diplomatie burundaise est dirigée par des aventuriers ignorant tout de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques. Ils auraient fait montre de quelques notions de courtoisie, élément fondamental pour exercer la fonction diplomatique. Ils se distinguent dans la médiocrité, confondant la gloire, qui, normalement, est acquise par des actes remarquables, à l’affection mentale et à la déficience du caractère dont souffrent ces diplomates de Pierre Nkurunziza et sont généralement caractérisées par des préoccupations égocentriques !

Concernant les pourparlers de paix, le Gouvernement fantoche de Nkurunziza constitue le véritable obstacle aux négociations pour avoir refusé de participer aux différentes réunions organisées par la médiation. Il a en outre rejeté les différents conseils, recommandations et résolutions de la Communauté Est Africaine, de l’Union Africaine et de l’Organisation des Nations-Unies en vue de rétablir la paix, la sécurité et la stabilité au Burundi par des voies pacifiques.

A présent, la Communauté Internationale n’a pas de solution miracle à proposer ou à imposer aux Burundais. Pour sa part, le Gouvernement fantoche de Nkurunziza a déjà montré ses faiblesses sur tous les plans et surtout son refus de résoudre pacifiquement cette crise en action depuis avril 2015 et qui perdure toujours. Il en est de même des Partis politiques et de la société civile qui rêvent encore de déboulonner Nkurunziza par des discours mielleux. C’est une peine perdue, car aux grands maux, il faut nécessairement de grands remèdes.

L’heure a donc sonné pour que les Burundais se rassemblent en vue de mettre fin aux répressions sanglantes et aux massacres des populations innocentes et non armées. Ainsi donc, tout un chacun aura apporté sa pierre à l’édification d’un Etat de droit, un véritable havre de paix auquel aspire légitimement le peuple burundais. Et le plus tôt serait le mieux !


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