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Kayumba Nyamwasa promeut des intérêts français pour se disculper
Publié le 19-10-2016 - à 09:58' par Jovin Ndayishimiye

Kayumba Nyamwasa, général et diplomate rwandais avant de s’exiler en Afrique du Sud est devenu un instrument de la volonté politique française de porter à l’actuel leadership rwandais le crime de l’attentat criminel contre l’avion de l’ex-Président rwandais Juvénal Habyarimana, le Falcon 50 ; attentat qui a été une occasion de déclanchement du génocide.

Il se fait que le général en question est aussi incriminé par le juge antiterroriste Jean Louis Bruguière et que par conséquent sa mobilité amoindrie sinon nulle ne lui permettant pas de continuer son opposition au régime de Paul Kagame, son ancien compagnon de lutte dans la guérilla et véritable numéro deux dans l’appareil de l’APR (Armée Patriotique Rwandaise) en tant que Chef des Services de Renseignement.

« Je n’ai jamais participé à la planification du crime. Je n’ai pas participé à la commission du crime [et] je n’étais pas en position de [le] prévenir. », rapporte Jeune Afrique qui a lu la déposition écrite du général Kayumba Nyamwasa. Cette déposition a été adressée le 23 juin 2016 aux juges antiterroristes français Nathalie Poux et Herbaut. Ce dernier ayant remplacé Marc Trévidic qui, depuis lors a quitté le pool.

Alors les évidences du crime ?

Le Général Nyamwasa pour toute évidence forte contre toute attaque qui doit confondre la partie gouvernementale actuelle, il écrit :

« Le 6 avril 1994 vers 22 heures, j’ai été contacté sur l’émetteur-récepteur par le lieutenant-colonel James Kabareebe [sic] pour que je me présente immédiatement au quartier général du haut commandement à Mulindi. Sur place, j’ai été conduit chez Paul Kagame. Celui-ci s’y trouvait, en compagnie du colonel Ndugute [officier en chef des opérations] et de James Kabareebe. Ils écoutaient Radio Rwanda sur un poste à transistors. L’émission concernait l’attentat dont avait été victime l’avion du président et les détails du crash. Pendant environ cinq minutes, nous avons écouté. C’est alors que Paul Kagame a baissé le volume et nous a dit que l’avion du président Habyalimana [sic] avait été abattu par nos propres troupes. Il a expliqué que pour éviter toute fuite il avait gardé le secret au sein d’un groupe restreint sous son commandement. Il a demandé à James Kabareebe, qui avait participé à la planification et à la supervision de l’opération, de nous mettre au courant », rapporte Jeune Afrique citant toujours la déposition du Général, patron des services militaires de renseignement qui doit en théorie tout entreprendre ou tout au moins collaborer de façon rapprochée à toute opération militaire entreprise par un corps d’armée.

Il ira jusqu’à montrer le mode d’acheminement des missiles qui auront explosé le Falcon 50 et deux noms de tireurs d’élite qui ont exécuté le forfait.

Le ridicule ne tue pas ?

L’Hebdomadaire qui rapporte la nouvelle autant que nombre d’observateurs trouvent que ce général s’est sali au profit de ses intérêts politiques du moment. Il essaie de composer avec la France officielle afin qu’il soit innocenté et que ses anciens compagnons de lutte devenus ennemis soient confirmés criminels.

" Mais Kayumba Nyamwasa n’explique pas pourquoi, après avoir été écarté de la planification du projet, il aurait ensuite été mis dans la confidence. Qui plus est dans un moment aussi inconfortable : le génocide des Tutsis a débuté dans les premières heures suivant la chute de l’avion présidentiel. Contactée par Jeune Afrique, son avocate, Véronique Truong, n’a pas souhaité s’exprimer", reprend le journal faisant planer des doutes sur la véracité de la déposition de cet opposant rwandais qui a vu son RNC (Rwanda National Congress) éclater en deux factions, gardant celle qu’on appellera l’aile faite d’anciens militaires fugitifs.

Le Général joue malheureusement le jeu de cette France des Juppé, Gén. Lafourcade et autres Mitterrand qui ont accompagné le régime du Gén. Juvénal Habyarimana (1973-1994) dans une conception et planification criminelle du génocide des Tutsi rwanda de 1994. Il montre une certaine sécheresse et un manque total de l’honneur en osant écrire une déposition vide et difficile crédible par n’importe quel juge conscient de l’éthique de la justice.

En effet, le juge Trévidic à la tête d’une forte délégation d’experts balistiques et autres ayant conclu que le périmètre du Camp Kanombe est le point de lancement du missile criminel ayant percuté et explosé le Falcon 50 présidentiel, la France dégomme ce juge incorruptible pour réassigner la révision de l’enquête pour la conformer aux stratagèmes de l’ancien juge Bruguière plus politicien et lorgnant au poste de parlementaire.

Le Gén. Kayumba Nyamwasa n’a pas tort d’entreprendre une opposition politique. Il ne sera même pas le premier dans la région. Dans d’autres lieux (Uganda voisin), on a vu des généraux (Mugisha Muntu) et des Colonels (Besigye Ciiza) qui ont secoué un régime Museveni et tentent d’améliorer leur lutte politique tout en se faisant violence d’adopter des attitudes de moins en moins frontales de lutte contre le pouvoir qu’ils ont aidé tôt en 1987, à se mettre en place.

Le Cas du Général rwandais Kayumba Nyamwasa est tout simplement désespéré. "Il avait deux options bien sécurisées. Soit, en tant que numéro Deux du régime dès le début du Gouvernement FPR jusqu’au jour où il a été récupéré par Museveni l’Ugandais et par les lobbies proches de l’IDC et de l’Opus Dei, il pouvait continuer son amitié avec son Chef Paul Kagame qui avait placé en lui toute la confiance, il pouvait alterner avec son Chef militaire. De deux, en conformité avec l’idéologie du FPR arquée sur les piliers de l’indépendance économique, de l’unité des Rwandais, il pouvait aussi, au vu des divergences qui sont loin d’être fondamentales, former une opposition pour laquelle les deux hommes pouvaient se convenir", a dit un observateur politique de l’arène politique rwandaise qui est mise à épreuve par une frange de Rwandais de la diaspora prônant des politiques divisionnistes portant sur le négationnisme et révisionnisme du génocide des Tutsi de 1994.

Le régime rwandais actuel a donc un grand défi à relever : Comment ramener dans le droit chemin des opposants qui sont européocentrés et gobent tous les téléguidages des Occidentaux meurtriers vis-à-vis des régimes africains, ces derniers ne voulant pas du tout perdre leur main mise sur l’Afrique et sur le Rwanda de Paul Kagame qui les dérange avec sa politique de panafricanisme agissant tout en créant de grandes occasions d’échanges commerciaux sud-sud égaux ?

Il faut des manières exquises empreintes de persuasion. Le Rwanda de Paul Kagame a besoin d’autant de sociologues politologues suffisamment stratèges en innovation sociale que de scientifiques et des milliers d’ingénieurs en TICs.


Kwamamaza
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