Kabila evasif et lointain donne une conference de Presse a Kinshasa

Redigé par IGIHE
Le 28 janvier 2018 à 10:54

Le jeune president congolais Joseph Kabila est-il, lui aussi, atteint du virus de longevite au fauteuil presidentiel ? Tout jeune qu’il est il ne le devrait pas. Il aurait pu penser a jouir de la vie libre qui s’offre a lui. Serait-il otage de son pre carre de chambellans qui parfois montrent plus de force et de pouvoir que lui ?
Est-il sous le coup de certaines puissances internationales qui pensent decidement ne pas perdre ce Congo scandale ieologique ? La Chine avec sa diplomatie silencieuse ne serait pas etre loin de cette chicane. Ci apres des extraits de la conference de presse qu’il a donnee a Kinshasa, cinq ans apres un profond mutisme.
Le langage utilise dans ses reponses semble etre du Monisieur La Presse Lambert Omalanga tout cru.

Note de l’edition

A l’occasion de ses 17 ans au sommet de l’Etat : Joseph Kabila éclaire la lanterne de l’opinion sur la situation de l’heure en RDC
Dix-sept ans jour pour jour depuis son accession au pouvoir à la tête de la République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila Kabange a convoqué la presse ce vendredi 26 janvier 2017, à Kinshasa, pour donner sa "lecture" de la situation dans son pays. Cadre choisi : la rotonde du Palais de la Nation. C’était en présence des responsables des patrons des médias et des journalistes-reporters tant locaux que de l’étranger.

« Depuis plusieurs années, on vous a tout dit sauf la vérité », a introduit le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila au cours de cette conférence.

Le président de la République a d’abord rappelé le contexte dans lequel il a accédé au pouvoir en 2001 :
 « Il faut commencer par le commencement. Le commencement, c’est le 26 janvier 2001. Dix jours avant cette date, la République démocratique du Congo venait de perdre son président, Laurent Désiré Kabila, assassiné ».

Le président Kabila a indiqué que le Congo était divisé en plusieurs zones d’infiltration « avec des armées d’occupation » du Nord au Sud.
Face à cette situation, il fallait lancer un processus de dialogue.



« Il n’y avait pas de perspectives vraies quant à l’issue de ce dialogue, quant à la réunification du pays, ou de l’organisation des élections », a rappelé le chef de l’Etat. Sur le plan économique, « les indicateurs étaient au rouge. »



« On avait une dette de 14 milliards USD. Une dette à payer, qui n’était pas contractée par le président Laurent-Désiré Kabila mais que la RDC devrait payer », a indiqué le président Kabila.
 
Le chef de l’Etat congolais considère ainsi comme sa plus grande réussite, la « réunification du pays ».



Joseph Kabila s’est par ailleurs félicité que la RDC ait pu adopter sous sa gouvernance une constitution votée par referendum qui a permis aux pays d’aller aux élections en 2006.

« J’étais le seul à battre campagne pour l’adoption de cette constitution », s’est encore réjoui le président affirmant que la future loi fondamentale avait alors été combattue par ceux qui la défendent aujourd’hui. 



A une journaliste qui lui a demandé s’il sera candidat à sa succession, Joseph Kabila a renvoyé l’auteure de la question à la même constitution : « quelqu’un a-t-il une copie de la Constitution ici ? Remettez ça à ma jeune sœur », a répondu le président Kabila.

A un autre qui cherchait à savoir si le chef de l’Etat, 46 ans et au pouvoir depuis 17 ans, avait l’intention d’aller au referendum pour pouvoir se présenter à nouveau à la présidentielle, Joseph Kabila a dit :

« La CENI a publié un calendrier. Je n’ai vu nulle part le référendum ».
 


Le calendrier électoral de la CENI prévoit l’élection présidentielle combinée aux législatives nationales et provinciales le 23 décembre 2018.

Joseph Kabila : « Est-ce qu’il faut libérer 10.000 prisonniers pour constater la décrispation ? »

Pour le Chef de l’Etat, le bilan est positif dans ce secteur.

« Il y a eu beaucoup d’évolution, il y en aura encore. Ne vous en faites pas. Je me suis toujours posé la question de savoir de quoi il s’agit quand on parle de la décrispation. Est-ce qu’il faut libérer 10.000 prisonniers pour constater la décrispation ? Est-ce qu’il faut avoir 3000 partis politiques. Le Congo n’est pas une république bananière. J’ai comme l’impression que ce que l’on ne peut pas faire ailleurs, on veut le faire au Congo. S’il y a eu des plaintes, il faut les adresser au CNSA. Si nous avons réussi la décrispation en 2015, on en aura en 2018, avant, pendant et après les élections », a dit Joseph Kabila.

Joseph Kabila : “ ceux qui ont tué Lumumba devraient être humbles…”

Toujours au cours de face-à-face avec la presse, Joseph Kabila a lâché une phrase sur la communauté internationale sans citer un pays :

“ Qui a tué la démocratie dans ce pays ? Ils ont tué Lumumba et avec lui la démocratie. Qui a rendu la démocratie dans ce pays ? Ceux qui ont tué Lumumba et la démocratie au Congo devraient être humbles au lieu de s’ériger en donneur de leçon sur la démocratie”.

« La Monusco n’a jamais éradiqué un seul groupe armé en Rdc », dixit Joseph Kabila
Pour le Raïs, on doit clarifier les relations entre la Rdc et la mission onusienne. Pour lui, cette mission qui totalise déjà environs 20 ans en Rdc, donne l’impression de ne pas quitter le pays.

« En 2010, j’ai exigé de cette mission un plan de retrait, lequel plan rejeté par l’Onu. La Rdc n’est sous tutelle de l’Onu, il n’y a pas cogestion du pays par l’Etat congolais et la Monusco. »

Pour le Chef de l’Etat, les faiblesses de la Monusco se s’étaient encore une fois manifestées lors des incidents malheureux survenus dans le Grand Kasaï.

« La réunification du Congo », le plus grand succès de Joseph Kabila
Le Chef de l’État Joseph Kabila a répondu à une question précise sur le plus grand succès de ses 17 ans de pouvoir à la tête du pays. “C’est la réunification du Congo”, a-t-il déclaré sans hésiter.

« Beaucoup avaient parié sur la disparition, le démantèlement de ce pays. Mais le Congo existe toujours. Aujourd’hui, nous parlons du troisième cycle électoral, c’est une bonne chose… » , a laissé entendre le Raïs.

Au sujet des points faibles de son mandat, le président de la République a plutôt préféré le vocable « regret ». Son plus grand regret, a-t-il appuyé, c’est de ne pas avoir réussi à transformer le Congolais. » On a traîné quelques points négatifs de l’époque Zaïre… », a-t-il relevé.

Somme toute, Joseph Kabila a fait savoir qu’il aurait bien aimé voir un autre Congolais en 2018. » Ce n’est pas tard. On va encore continuer à travailler pour changer les choses… », a juré le président de la République.
Nous y reviendrons avec force détails.

Avec Lutete/ MMC


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