Le Secrétaire Général adjoint et Greffier du MTPI a visité la CNLG

Publié par Olga Ishimwe
Le 22 février 2017 à 09:36
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Le Secrétaire Général adjoint et Greffier du Mécanisme des Nations Unies pour les tribunaux pénaux internationaux(MTPI), Dr. Elias Olufemi, a rendu une visite de courtoisie à la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG).

Il était accompagné de Samuel Akarimo (Officier en charge, Direction MICT / Arusha en Tanzanie, Ousman Njikam (Chargé de relations extérieures / MICT / Arusha et Adam Daff, Agent de la protection des victimes / MICT / Kigali).

Le Dr Jean Damascène Bizimana, Secrétaire Exécutif de la CNLG, qui a reçu la délégation dans son bureau, a déclaré que le Rwanda apprécie la coopération entre le Mécanisme et le gouvernement du Rwanda, en particulier le rôle joué par le Mécanisme dans le transfert de certains cas de suspects de génocide au Rwanda.

Parmi les suspects transférés figurent Jean Uwinkindi, Bernard Munyagishari et Ladislas Ntaganzwa alors que le dossier du suspect Fulgence Kayishema, qui n’a pas encore été arrêté, a été soumis au Rwanda.

Le Secrétaire Exécutif de la CNLG a réitéré la poursuite de certains des responsables du Génocide perpétré contre les Tutsi comme Félicien Kabuga et le Major Protais Mpiranya où le Mécanisme ne fournit pas assez d’efforts pour les appréhender afin qu’ils puissent soit faire face à la justice internationale soit être extradés vers le Rwanda.

Dans leurs entretiens, le Dr Jean-Damascène Bizimana a mis l’accent sur les décisions peu scrupuleuses prises par le juge Theodor Meron qui préside le Mécanisme d’ordonner la libération anticipée des génocidaires condamnés alors que la plupart d’entre eux sont les chefs d’œuvre du Génocide commis contre les Tutsi.

Selon la CNLG, le Dr Jean-Damascène BIZIMANA a expliqué que ces décisions montrent que le Mécanisme et son Président ne tiennent pas compte de la gravité des crimes commis par les personnes condamnées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et les libèrent discrètement sans consulter le Rwanda.

Le Dr Jean-Damascène BIZIMANA a réitéré sur la raison qui a toujours été invoquée pour libérer les tueurs où le juge Theodor Meron s’appuie sur les soi-disant bons comportements des prisonniers durant la période d’incarcération.

Cependant, ils ne se comportent pas bien car, bien qu’ils soient incarcérés, ils ont accès à l’Internet et aux médias sociaux qu’ils utilisent pour répandre des idées de négation du génocide qui banalisent le génocide commis contre les Tutsi et propagent la haine et le révisionnisme.

Selon le Dr Jean-Damascène BIZIMANA, de tels comportements devraient plutôt les garder en prison pour purger leurs peines car ils n’ont pas le désir de plaider coupable des crimes dont le TPIR les a condamnés ; et ne contribuent pas à l’unité et à la réconciliation entre les Rwandais.

Au cours des entretiens, le Secrétaire Exécutif de la CNLG a fait écho à l’affaire du prêtre Wenceslas Munyeshyaka et Laurent Bucyibaruta qui était le préfet de Gikongoro que le TPIR a transféré en France pour le procès. La France a refusé de juger les cas.

Il a suggéré que le Mécanisme reprenne les dossiers et les examine comme il est prévu par les lois dans le cas où le pays qui a reçu les dossiers n’a pas la volonté de les juger.

Il a déclaré que le Rwanda devrait avoir le privilège principal sur les archives du TPIR ou les stocker avec d’autres archives Gacaca, ce qui, selon lui, pourrait être très important dans l’établissement d’un archivage judiciaire commun, en particulier en ce qui concerne le Génocide commis contre les Tutsi.

Réagissant aux suggestions du Secrétaire Exécutif, le Secrétaire Général adjoint et greffier du MTPI a déclaré que la non-appréhension des suspects de génocide qui sont toujours en liberté et la libération anticipée des personnes reconnues coupables de génocide qui n’ont pas plaidé coupable ou manifesté des remords était une question préoccupante. Il a dit qu’il transmettrait les suggestions aux autorités compétentes pour les décisions.

Il a déclaré que les Rwandais devraient conserver les archives de l’histoire du Génocide commis contre les Tutsi, y compris ceux du TPIR, mais que le Mécanisme respecte les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Avec grandlacshebdo.fr


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