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Congo-Kinshasa : Le transfert au Rwanda d’un ancien milicien FDLR pose problème

Redigé par IGIHE
Le 12 mars 2017 à 01:02

En RDC, le général de brigade Cômes Semugeshi, jadis, membre de la milice FDLR ; a été rapatrié ce mercredi dans son pays d’origine le Rwanda.
Le mois dernier, il s’était rendu volontairement à la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) qui a donc procédé à son transfert en vertu du processus de démobilisation et de réintégration des combattants étrangers (DDRRR).
Cômes Semugeshi est actuellement en route pour rendre visite à sa famille à Huye avant de commencer dans deux semaines une formation de (...)

En RDC, le général de brigade Cômes Semugeshi, jadis, membre de la milice FDLR ; a été rapatrié ce mercredi dans son pays d’origine le Rwanda.

Le mois dernier, il s’était rendu volontairement à la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) qui a donc procédé à son transfert en vertu du processus de démobilisation et de réintégration des combattants étrangers (DDRRR).

Cômes Semugeshi est actuellement en route pour rendre visite à sa famille à Huye avant de commencer dans deux semaines une formation de trois mois au centre de démobilisation et de réintégration de Mutobo affirme le responsable rwandais du processus de démobilisation.

Mais la société civile regrette un transfert « précipité » et qui ne laisse pas le temps à la justice congolaise d’enquêter sur les crimes dont est suspecté Semugeshi au Nord Kivu.

Selon Me Omar Kavota, coordonnateur et directeur exécutif du Centre d’étude pour la promotion de la paix la démocratie et les droits de l’homme en RDC (Cepado), le général pourrait être responsable de plusieurs massacres dont celui de Busurungi où 59 personnes ont trouvé la mort selon l’ONU (selon Human Rights Watch).

Avec cette extradition, la chance de voir un jour la justice rendue dans cette affaire s’éloigne déplore cette figure de la société civile du Nord-Kivu.

Ses actes criminels risquent de rester impunis.

“Nous suspectons le général Semugeshi d’avoir été le commanditaire de massacres de plus de 59 civiles congolais. Nous savons qu’en tant qu’autorité FDLR en charge de la defense et la securité, il a travaillé étroitement avec le colonel Kizito qui est accusé de plusieurs cas de massacres, viols, pillages, et traîtements dégradants. C’est triste que les actes pour lequel il est suspecté risque de rester impunis !”, Me Omar a-t-il remarqué

La justice militaire congolaise n’a pas souhaité s’exprimer, quant à la Monusco, elle devrait communiquer ce samedi 11 mars sur le sujet.

Ave fr.allafrica.com


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