Centrafrique : Hollande annonce la fin de l’opération Sangaris pour octobre
Publié le 14-07-2016 - à 16:36' par IGIHE

La présence militaire française avait mobilisé jusqu’à 2500 hommes lors du déclenchement de l’opération fin 2013. Son objectif était de stopper les massacres intercommunautaires dans un pays en proie à une instabilité chronique.

La France réduit son dispositif. Après le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en mars dernier, le président de la République François Hollande a confirmé mercredi que la France mettrait fin à son intervention militaire en République centrafricaine. « En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l’opération Sangaris », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une réception au ministère de la Défense.

« Sangaris », du nom d’un papillon africain, n’était pas moins que la septième intervention militaire française en Centrafrique, depuis l’indépendance du pays en 1960. Lancée en décembre 2013, elle a mobilisé jusqu’à 2.500 hommes à son apogée. Depuis juillet 2015, le déploiement était tombé à 900 militaires. Son objectif était de stopper les massacres intercommunautaires qui ont suivi le renversement du président François Bozizé par le mouvement rebelle Seleka (« coalition » en sango, langue officielle de Centrafrique avec le français).
Un pays en proie à l’instabilité chronique

Située au coeur du continent, entre le Cameroun à l’ouest, le Tchad au nord, le Soudan à l’est et la République démocratique du Congo au sud, la Centrafrique est à la croisée des rapports de force entre les Etats voisins. Le pays est également divisé entre les ethnies de l’ouest et du sud, et celles du nord. Ces dernières, qui se trouvent dans la sphère culturelle du Soudan, sont de confession musulmane, alors que plus de 80 % du pays est chrétien.

Peu après son indépendance, le pays est tombé sous la coupe de Jean-Bedel Bokassa, de 1966 à 1976, qui alla jusqu’à se proclamer « empreur de Centrafrique ». D’abord soutenu par la France, le dictateur est finalement renversé en 1979 par l’ancienne puissance coloniale, inquiète de la tournure répressive du régime, ainsi que par le soutien qu’il apporte à la Libye, qui lutte contre les intérêts français au Tchad.

Après un régime militaire, Ange-Félix Patassé est élu président de la République centrafricaine en 1993. Dix ans plus tard, il est renversé par le général François Bozizé, originaire de l’ouest du pays. Assez rapidement, un premier conflit oppose certaines ethnies nordistes au reste du pays. En 2007, après l’intervention militaire de la France au profit du régime, les rebelles déposent les armes. Leur chef, Michel Djotodia, rallume la guerre fin 2012, en rassemblant ses anciens partisans, et en recevant le soutien de mercenaires soudanais et libyens. A la tête de la Sekela, il conquiert la capitale, Bangui, en mars 2013. Jugeant le régime perdu, la France n’est pas intervenue.

Lefigaro


Kwamamaza
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