Frank Habineza et la question d’éligibilité : le versement anticipé des frais de campagne

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 14 août 2017 à 09:17
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Le candidat présidentiel Frank Habineza du “Democratic Green Party of Rwanda” s’est exprimé sur la décision prise d’abandionner sa nationalité suédoise pour pouvoir briguer la candidature présidentielle d’Août dernier. Il trouve que c’est une décision difficile à prendre pour beaucoup de Rwandais ayant obtenu une seconde nationalité pour satisfaire leurs ambitions politiques.

Le Dr Frank Habineza dit ne pas regretter l’avoir fait quand bien même il n’a pas satisfait aux élections :

"J’ai pris résolument la décision d’abandonner ma nationalité suédoise. Je ne le regrette pas. Cependant la victoire que je visais à la dite présidentielle, je ne l’ai pas eue. Mais ce n’est que partie remise. J’y arriverai au prochain rendez vous électoral", a dit le Docteur qui réfléchit sur ce difficile choix de perte de la seconde nationalité pour mieux briguer la magistrature suprême.

"C’est un choix difficile. On met sur la balance les intérêts qu’on escompte. La plupart des Rwandais de la diaspora, il leur est difficile de faire le choix comme le mien. Ils préfèrent rester dans cette diaspora", a-t-il ajouté indiquant que tous ses amis l’en dissuadaient comme quoi il n’avait pas la carrure à se mesurer aux stratège militaro-politique Paul Kagame.

"Je suis d’avis qu’il faut que le Gouvernement verse aux candidats les frais de couverture de la campagne présidentielle au lieu de les leur verser en remboursement des dépenses occasionnées", a déclaré ce candidat malheureux qui ne sera pas remboursé pour ne pas avoir récolté au moins 5% des voix au cours de cette campagne qui vient de s’achever.

Habineza avoue ne pas se plaindre et appeler à l’aide pour qu’il rembourse l’emprunt bancaire qu’il a contracté aux fins de campagne présidentielle écoulée, Mais :

"Il faut réaménager la loi sur le financement électoral au moment où nous nous préparons aux élections parlementaires pour l’an prochain. Si rien ne change, nous éprouverons beaucoup de difficultés. Nous aussi nous nous engageons à contribuer à l’essor démocratique du pays. Cependant cette lutte n’est possible que quand nous avons une certaine stabilité matérielle", a-t-il indiqué citant des pays comme le Burkina Faso et l’Uganda qui versent préalablement aux candidats des frais de dépenses pour leurs campagnes.

Le docteur Frank aura offert en garantie sa villa pour qu’il se fasse accorder un emprunt bancaire afin de faire face aux dépenses de sa campagne présidentielle qui a duré quinze jours avant d’aller aux élections.

En effet cet emprunt aura été très minime au point qu’il n’a pas pu payer les honoraires nécessaires à des observateurs électoraux qu’il n’a pas pu choisir.

Manque de stratégies de campagne
"Au besoin nous demanderons à nos membres de vendre une partie de leurs récoltes pour un effort de campagne",avait alors dit Frank Habineza à l’issue d’un Congrès extraordinaire du Parti en Avril dernier, un congrès qui a décidé que le parti allait aligner un candidat aux élections présidentielles qui se sont déroulées ce 4 Août.

C’était une bonne stratégie de campagne à laquelle ce parti n’a pas recouru ; ce qui témoigne qu’il a peu d’adhérents qu’il n’annonce.

Pour avoir une base électorale essentielle, il faudra aussi que ce parti aie des idéaux clairs qui répondent aux aspirations de certaines classes sociales de Rwandais. Or le Parti des Verts veut se comporter comme le FPR-Inkotanyi qui a opté pour la formule de parti de masse. En effet le FPR touche à droite. Il encourage, soutient les investisseurs afin qu’ils tirent des profits faramineux de leurs fonds de commerce ou d’industrie. Il va en même temps à gauche et tend une main secourable aux paysans et fermiers pauvres. Il déploie en leur faveur des programmes d’assistance sociale afin de les remorquer vers l’économie de marché. Sa tentative d’améliorer de mieux en mieux l’environnement des affaires avec habitat décent, électrification rurale, Education et Santé pour tous,..., est perçue par les couches pauvres de la société rwandaise comme miraculeuse. Ils en profitent à satisfaction et cela leur permet de changer.

Face à ces chantiers populaires du FPR et qui donnent des fruits certains au moment des rendez-vous électoraux, quelles sont les choix politiques et idéologiques que doit prendre une équipe de stratèges du DGPR ? Cette équipe existe-t-elle ? Si oui, elle devrait être composée de sociologues du développement et de politologues chevronnés à même de penser un véritable programme politique qui se défend et qui répond aux aspirations d’ une classe sociale donnée.


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