Burundi : Charles Nditije, nouveau leader du Cnared

Publié par Olga Ishimwe
Le 1er mars 2017 à 12:37
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Au Burundi, le Cnared, une plate-forme qui regroupe l’opposition en exil et une partie de l’opposition intérieure, vient de se doter d’une nouvelle direction. Mais les choses n’ont pas été faciles, il a fallu trois jours de discussions au lieu d’un seul comme prévu au départ pour arriver à départager les nombreux candidats au poste de président de la coalition. Cela s’est passé au cours d’une réunion du directoire, l’organe dirigeant de cette coalition, à Bruxelles en Belgique. Le choix a finalement porté sur Charles Nditije, qui vit en exil comme de nombreux leaders d’opposition du Burundi, un pays des Grands Lacs qui traverse une grave crise politique depuis près de deux ans.

Le nouveau président Charles Nditije a été officiellement élu dans un vote à bulletins secrets organisé mardi après-midi, mais un consensus s’était en réalité dégagé autour de son nom depuis au moins deux jours, selon des sources internes, histoire de préserver l’unité et d’assurer les équilibres au sein du directoire de cette plate-forme d’opposition composée d’une trentaine de fortes personnalités, chefs de parti, anciens présidents ou vice-présidents du pays, opposants de toujours ou de fraîche date, qui parfois se détestent.

Après Jean Minani, le choix a porté cette fois sur le professeur Charles Nditije 63 ans, un des plus farouches opposants au président Pierre Nkurunziza. Il avait été pratiquement éjecté de force de la tête de l’Uprona, l’ancien parti unique, par un ministre de l’Intérieur acquis au président burundais il y a trois ans. Depuis, il dirige une aile de ce parti qui est populaire auprès des militants mais qui n’est pas reconnue par le pouvoir burundais.

Le principal défi de Charles Nditije est d’arriver à imposer le Cnared comme un interlocuteur incontournable d’un gouvernement burundais qui refuse de négocier avec cette plate-forme d’opposition jusqu’ici, alors que le pays s’enfonce de plus en plus dans la crise.

Et comme ses prédécesseurs, il devra faire ses preuves très rapidement, une véritable gageure si on tient compte du fait qu’il est élu pour un mandat de seulement neuf mois. Il devra également préserver son unité, au moins trois partis ont claqué la porte du Cnared depuis une année, essentiellement pour divergence sur la question du dialogue interburundais.

Avec rfi.fr


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