L’Amb. Nduhungirehe fustige les négationnistes et plaide pour les droits des rescapés

Publié par IGIHE
Le 10 avril 2017 à 12:21
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Ce 7 Avril 2017, les Rwandais de la Diaspora de Belgique et leurs amis ont commémoré le 23ème anniversaire du Génocide perpétré contre les Tutsi. L’Ambassadeur du Rwanda en Belgique, Olivier Nduhungirehe, a repris en ses termes les thèmes de la lutte contre le négationnisme du génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda comme si il invitait le monde intellectuel positivement humaniste européen à ne pas donner une tribune aux négationnistes qui pullulent sur le continent.

Lui, comme le Président Paul Kagame en ce 7 avril à Kigali, a fait un autre pas tactique invitant la Communauté internationale à reconnaître ce génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda en 1994. Il tente aussi une timide réclamation de réparation des droits des rescapés par tous les intervenants dans ce génocide. Il a ainsi parlé de soutien matériel à apporter aux rescapés.

Est-ce une étape supérieure enclanchée de réflexion sur la réparation des droits des rescapés maintenant que l’Eglise catholique semble bouger dans le sens de la reconnaissance de sa responsabilité dans ce génocide ?

Ci après un large extrait du discours de

l’Ambassadeur Olivier Nduhungirehe :

Nous avons perdu plus d’un million d’enfants, de jeunes, de femmes, d’hommes jeunes et moins jeunes dans une barbarie organisée par le pouvoir avec la complicité ou l’indifférence de la Communauté internationale...je salue... le courage et la résilience des vivants, des survivants. Ils ont vécu le pire des souffrances pendant cent jours et cent nuits... Aujourd’hui beaucoup en portent les cicatrices, la souillure et les traumatismes à jamais. (...)

Le génocide n’est pas une notion juridique abstraite sur laquelle on doit échanger des argoties ad vitam aeternum. Le génocide ce n’est pas un chiffre sur lequel on doit débattre et polémiquer à l’infini. Le Génocide c’est avant cette souffrance humaine. Ce sont des vies fauchéeset des sourires brisés.

Imaginez-vous les sentiments des rescapés du génocide qui, replongés dans les horreurs du passé, doivent faire en plus face au cynisme actuel de la négation, de la minimisation et la banalisation de cette souffrance. Ce fléau a pris un tel élan en Belgique et en Europe qu’un négationniste notoire peut même se permettre d’exiger sa participation dans un colloque organisé par des associations de rescapés du génocide.

Peut-on imaginer une seule seconde, le moindre débat dans une instance belge ou européenne, (...) Jean Marie LePen exiger de participer à une réunion des rescapés de la Shoah. Pourquoi les négationnistes du génocide perpétré contre les Tutsi bénéficient-ils d’un traitement différent en Europe ?

La banalisation du négationnisme du génocide ne s’apparente-t-elle pas à la banalisation du génocide lui-même ? Est-ce par hasard si le thème de commémoration du génocide comporte ces dernières années la lutte contre l’idéologie du génocide.

En effet, les forces du mal sont toujours actives et elles n’ont jamais accepté que la solution finale ne soiet pas allée à son terme. Elles ne tolèrent pas l’existence des rescapés du génocide et vont tout faire pour nous replonger dans l’apocalypse.

Il faut donc toujours rester vigilants et déterminé à rester vigilant et à combattre le mal, à combattre sans réserve l’idéologie du génocide tout en redoublant nos efforts pour soutenir les rescapés. Et cet effort ne doit pas être uniquement rwandais. Il doit également concerner toute l’humanité y compris les pays, des institutions et organisations de la Communauté internationale qui ont été impliqués d’une manière ou d’une autre dans la tragédie rwandaise.

Premier Conseiller de l'Ambarwanda-Be Musare Faustin, et son épouse

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