Les dirigeants français très peu soucieux de l’amitié entre les nations
Publié le 8-06-2016 - à 09:21' par Déo Ntarugera


En France, vous entendrez de braves gens qui usent de cette expression devenue courante en milieux d’analystes politiques : « La République monarchique ». Ce nom est déjà devenu un alias de la République française !

Ces « intellectuels français » qui vous lancent cet alias sans heur le font en s’amusant presque, sans apparemment s’apercevoir qu’il y a la une terrible antinomie de termes en cette série syntagmatique /république monarchique/, au de-là de l’évidente ambiguïté qui ne semble déranger personne, au demeurant, en ces cercles de soi-disant intellectuels forts au loquace.

Qu’ils fussent fort au ludique verbal compenserait certes avec bonheur ce sinistre fossé que creuse malheureusement les excès de volubilité dans la chair du sens.

Le peuple français est depuis longtemps pris en otage par « une clique de politiciens » soucieux de régner sur leur inénarrable « République monarchique » mais très peu soucieux de l’amitié entre les nations sœurs mouchetant la Terre ; des gens frappés de dégénérescence morale et politique ainsi que de banqueroute morale outrancière. La France devrait apprendre à se refaire, en commençant par mettre un peu de chair dans son sens de l’amitié entre elle et les nations africaines, commençant par la nation rwandaise.

Les dirigeants politiques français doivent sentir qu’ils sont une émanation du peuple. Ils sortent de la matrice du peuple comme le bébé sort du sein de sa mère après gésine. Faut donc réapprendre a respecter le peuple. Quand un président de république français ose dire le mot « racaille » en référence au menu peuple des banlieues des villes de France, cela vous donne de la nausée suprême et vous vous surprenez a vous demander illico, in petto ; « mais comment ce bonhomme, ce contempteur du peuple français est-il arrivé a se hisser jusqu’à la magistrature suprême, diantre ?

Le nommer en cette instance n’est en rien délit, car tous les chiens de France le connaissent : c’est Sarkozy qui devrait aller souvent aux côtés de son père pour y apprendre un peu de l’artiste. Sait-on que son père est peintre. Mais pitre esbroufeur hélas est ce que le fils semble vouloir demeurer éternellement ! conspuer le peuple français ne vous élève pas, sieur Sarkozy.

Mépriser le menu peuple français en plein jour, pour ensuite faire trop visiblement des courbettes de larbins devant le président Mouammar Kadhafi, plein de grisbi à vous larguer, qui passe en visite d’Etat en France, cela ne se digère pas, Monsieur Sarkozy Jr.

Vous voilà briguant un autre mandant présidentiel à présent. Commencer par vous faire tout petit, en bonne prostration de pénitence bien contrite devant ce peuple de France que vous avez eu à offenser suprêmement à plusieurs occasions.

Le peuple français est tenu en otage par un gouvernement fait d’une « clique de politiciens » de droite et de gauche soi-disant (ils sont tous les mêmes à présent) qui se succèdent à la tête de l’Etat français, en prétendant faire de l’alternance démocratique « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». Il n’y a pas de démocratie en France, pas plus qu’en Angleterre ou en Amérique.

C’est une mythologie surannée que cette démocratie occidentale dont on nous rebat les oreilles en nous exigeant d’en faire une réplique en pays africains. Seuls les 30% de la population se présentent aux urnes pour élire leurs chefs d’Etat ou de gouvernement en Angleterre, en Amérique et en France. Cet Occident qui est calamiteusement frappé de banqueroute morale, politique, juridique et diplomatique se croit encore en devoir de prodiguer des leçons de démocratie aux Africains. Pourquoi les 70% restant ne votent pas, si tant est qu’il y a démocratie ? Mes bons amis d’Angleterre, de vieux professeurs d’université et diplomates retraitées m’ont expliqués les tenants et les aboutissants de ce vieux jeu démocratique qui ressemble davantage à un cirque peu reluisant plutôt qu’à un moment sublime d’accomplissement d’un devoir proprement civique.

Les autres 70% s’abstiennent en jugeant mieux de rester chez eux, car ils savent pertinemment bien qu’il y a toujours de ces chefs de cabale politiques truqués , que vous ne connaissez pas à la vérité, mais qui font du spin médiatique à qui mieux mieux pour vous rafler votre suffrage, un peu comme le renard de la fable rafle le fromage du corbeau, mais qui ne font guère d’impact réel au train-train des affaires publiques au cours de l’exécution de leur mandat ; et que par ailleurs cette fameuse « démocratie » se fait à coup d’argent, pas toujours propre, et que ce n’est pas dans l’intérêt évident des peuples que se joue ce petit jeu démocratique. Les peuples euro-américains ont donc perdu leur foi en ce concept de démocratie et en sa pratique.

Avec l’épisode croustillante du scandale retentissant du ministre socialiste Cahuzac qui a failli couter a Hollande sa présidence, l’on s’est vite rendu compte que le gouvernement français était fait de bandits et d’escrocs qui abusent le peuple français qu’on a déjà pitoyablement converti en une foule de misérables crétinisés au-delà du raisonnable, qui se laissent mentir et appauvrir chaque jour davantage le plus « démocratiquement » du monde !

Au nom du peuple français, le président Mitterrand et sa Cellule africaine de l’Elysée ont conçu et exécuté un génocide effarant au Rwanda en 1994 : le second génocide majeur du 20eme siècle.

Le dernier round du génocide contre les tutsi du Rwanda, avril-juillet 1994, était conçu dans le bureau du président de la république française, le bureau de François Mitterrand : l’ELYSEE. C’est donc une affaire politique française essentiellement. Il était question de sauvegarder les intérêts de la France, soi-disant, en Afrique. La politique africaine de la France étant un domaine réservé du président français, en vertu d’une prérogative spéciale inscrite en lettres d’or dans la Constitution de la Vème République de 1958, le président Mitterrand devait s’en occuper seul, dans le grand secret, sans en référer a aucune autre institution politique de cette république française qui se rétrécit dangereusement comme la fabulée peau de chagrin.

La calamiteuse et fort vigoureuse implication politique et militaire de la France au Rwanda entre 1990 et 1994 n’a jamais eu à faire l’objet d’un débat au parlement français ; au gouvernement, pas davantage ! Et rien de tout ce gangstérisme musclé que faisait la France officielle au Rwanda pour fossoyer la nation rwandais ne transpirait dans les media français publics et privés : ils sont grassement payés pour se taire en pareilles circonstances. Le peuple français ne savait donc rien de ce génocide et autres crimes monstres qui se perpétraient au Rwanda en son nom !

Pauvre peuple français léthargique !

Notons cependant en passant à l’attention des françaises et français d’aujourd’hui et de demain que nul n’est censé ignorer la loi ! Vous devez sortir de votre infantilisme et de votre léthargie faite loi pour comprendre que cette Constitution de la susdite Vème République qui autorise votre président à commettre, en votre nom mais à votre insu, des génocides et autres crimes capitaux en Afrique, n’est pas la Constitution du président de la république, diantre !

C’est la Constitution du peuple français : c’est votre Constitution ! N’allez donc pas dire demain ou après-demain, quand le peuple rwandais sera sorti de sa stupeur pour vous exiger de rendre compte de vos faits et forfaits, que ce n’est pas votre affaire ; que c’est plutôt l’affaire du président Mitterrand qui est mort depuis ce matin de janvier 1996. Les avocats du peuple rwandais vous diront vertement : « Nemo censetur legem ignorare ! ».

Comme vous n’apprenez plus le latin, en France, nous vous rappelons que vos pères ont traduit ce principe du droit romain qui a encore cours chez vous comme chez nous, ainsi : « Nul n’est censé ignorer la loi ». Et rappelez-vous de ce bel aphorisme ou adage de votre langue qui s’énonce comme suit :


De bons comptes font de bons amis !

Et l’amitié entre le peuple français et le peuple rwandais devra bien reprendre ses droits, sans avoir à attendre trop longtemps. Ubi amor, ibi Deus !
Refaire l’amitié entre les peuples français et rwandais est donc un impératif majeur, Mesdames et Messieurs. Cela fait mal au cœur de voir de ces français qui marchent d’un pas mal assuré sur les rues de Kigali, en se disant in petto : « D’un moment à l’autre, de petits malins revanchards peuvent se poster au coin de la rue et me catapulter une pierre sur le crane ; ici on aime pas les français ».

Français et Rwandais doivent vite réapprendre à refaire leur harmonie relationnelle. Leurs enfants ne doivent pas être pour longtemps privés du bonheur d’aller la main dans la main, chantant de ces belles symphonies qui nous font aimer et agrémenter la vie, comme au temps jadis !

Pourquoi les Français et les Rwandais devraient-ils continuer à se priver de ce bonheur sublime ô combien, de revoir leurs enfants réinventer la vie en dansant, dansant et dansant encore, éperdus de joie ? J’entends d’ici nos enfants et petits-enfants français qui chanteront encore demain Le Metheque de leurs douces voix, en mielleuse polyphonie :
« Avec ma gueule de Métèque, de juif errant et de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents. Avec mes yeux tout délavés qui me donnent l’air de rêver, moi qui ne rêve plus souvent. Avec mes mains de maraudeur, de musicien et de…
« … Je viendrai ma douce captive, ma source vive….
Et nous ferons de chaque jour toute une éternité d’amour … »

Il n’y aura pas que l’amour et l’amitié. Mais cela est la base bien entendu du reste de cette complémentaire mutualité d’intérêts multiformes. Pourquoi pas ce commerce pluriel de biens et de services ici et là ainsi que cette mainte industrie à sustenter la vie de nos nations, de notre postérité ?
A-t-on oublié ce célèbre mot du président Léopold Sedâr Senghor : le rendez-vous du donner et du recevoir ?

Les inimitiés franco-rwandaises doivent à tout prix cesser d’empoisonner la vie entre les deux nations sœurs. Il faut pour cela passer par cette étape sine qua non : se respecter mutuellement et se dire la vérité, toute la vérité, pour pouvoir trancher, de préférence à l’amiable, toute sorte de contentieux et tout conflit pouvant a l’occasion surgir tout au long de notre cheminement interactif.

Toutes les nations de la Terre sont des nations sœurs. Cette sororité doit bien entendu être basée sur un une confiance mutuelle de tous les instants, un respect mutuel sans faille ainsi qu’une amitié sans mélange, sans faux-fuyants. Dans le cas de la France et du Rwanda, cela peut paraitre difficile de se dire tout la vérité. Mais ce n’est pas impossible.
« Ad impossibile nemo tenetur » disaient les anciens Romains. A l’impossible nul n’est tenu. Les gouvernements viennent et passent, mais les peuples demeurent. Si Monsieur Alain Juppé clame haut et fort que pour rien au monde il ne voudra serrer la main à Paul Kagame, président du Rwanda, c’est son affaire. Ce n’est qu’un individu qui, comme Mitterrand et ces autres individus qui abusent et méprisent autant les peuple français et rwandais, n’ayant cure que de gonfler leurs comptes bancaires dans les paradis fiscaux, n’aura pas encore longtemps à user ses guêtres à Paris.

Qu’on se le dise donc et qu’on se le répète : le dernier round du génocide contre les tutsi du Rwanda, avril-juillet 1994, était conçu dans le bureau du président de la république française, le bureau de François Mitterrand : l’ELYSEE. C’est donc une affaire politique française essentiellement. Cette affaire est-elle Rwandaise aussi ? Oui, mais peut-être a titre subsidiaire.

Expliquons tant soit peu :
Ce génocide était perçu en haut lieu en France comme l’antidote à l’intraitable question de l’armée rebelle de Kagamé qui au mois de février 1993 donnait tous les signes d’une victoire militaire sur les forces armées du président Habyarimana Juvénal, le poulain de Mitterrand.

La solution pure et simple était donc le double effacement des tutsi et des hutu devant les avancées de la pugnace rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) dont la clique de politiciens français voulait qu’elle se retrouve dans un pays sans population. Effacer les tutsi en les exterminant pour ensuite mettre les hutu sur la route de l’exode massif.

VOILA LA POLITIQUE DU GENOCIDE, MESSIEURS DAMES.
En mi-juin 1994, monsieur Mitterrand, président de la république française, disait clairement aux journalistes internationaux à Pretoria , Afrique du sud, où il était en visite officielle, ceci (et de mémoire je cite verbatim ce que j’ai entendu de mes propres oreilles sur la radio : j’étais dans mon terroir de Masisi (Nord-Kivu, R D Congo) pour la dernière fois :
“… la victoire militaire du FPR est certainement certaine, mais sa victoire politique est certainement incertaine”. Mitterrand savait bien ce qu’il disait et pourquoi, mais c’était sans compter avec les aléas politiques des années qui allaient suivre. Mais au moment où le sénescent et très malade Mitterrand parlait, le génocide s’achevait presque. Restait le moment de sonner l’heure du début de l’exode des hutu en direction du Congo Kinshasa (alors dit Zaïre) et de la Tanzanie principalement.
Au mois de mai 1994, Mitterrand avait malignement pris la précaution d’envoyer ses barbouzes habillés en diplomates chez le président Mobutu Sese Seko du Zaïre pour obtenir de lui qu’il tienne les portes de l’est de son pays larges ouvertes pour accueillir les armées – ainsi que les armements- du gouvernement rwandais génocidaire qui était en instance de déconfiture et de débandade. Mitterrand ne demandait pas une faveur à Mobutu : il faisait plutôt un marchandage qui voisinait le chantage.

Qu’est-ce que Mitterrand vendait-il à Mobutu au mois de mai 1994 ?
A un Mobutu très malaisément installé dans son palais de la dense forêt équatoriale depuis trois ans déjà, harcelé et malmené par la presse zaïroise enclenchée par de pauvres politiciens zaïrois en soi-disant quête d’une utopique démocratisation du zaïre ; lequel Mobutu venait de passer trois ans en quarantaine diplomatique (il ne pouvait même pas recevoir un visa de sortie du zaïre) pour la tragique et monstrueuse affaire des tueries massives, a l’arme blanche par l’armée nationale, des étudiants du campus universitaire de Lubumbashi au Katanga en mai 1990 ;

A ce pitoyable Mobutu dégingandé qui avait tout perdu de son lustre, sa verve et sa vitalité du fait d’être fortement terrassé par un cancer de la prostate ayant atteint son stade ultime et qu’il ne pouvait plus aller faire soigner en Europe du fait d’être interdit d’entrée en Europe, Amérique, Asie… ;
A ce Mobutu qui s’était résigné a attendre sa mort prochaine dans son palais grandiose de la jungle équatoriale antédiluvienne, Mitterrand vendait la perspective d’une sortie de quarantaine, à la condition de recevoir sur son territoire armées et armements du gouvernement génocidaire du Rwanda.

Et en dernier trimestre de l’année 1994, Mobutu reprenait sa canne et sa toque pour se rendre au sommet franco-africain de Biarritz où le Rwanda n’était pas invité, comme de juste ! Aux diplomates africains qui s’inquiétaient de savoir pourquoi le Rwanda n’était pas représenté à ces assises comme d’habitude, les diplomates français disaient avec désinvolture et condescendance ou mépris que le soi-disant gouvernement installé à Kigali par les rebelles du FPR n’allait durer que l’ombre d’un instant. Cet instant vient maintenant de durer vingt ans !

Dans le programme politique du président Mitterrand, ces manœuvres étaient destinées à ménager un espace de repli tactique des armées et milices génocidaires qui devaient se ré-entrainer et se réarmer, la France aidant, en vue d’un retour en force au Rwanda.

Depuis vingt ans, ces cohortes de génocidaires, qui se nomment FDLR aujourd’hui, sont là à jouer le jeu de la France qui n’a jamais admis sa défaite au Rwanda par le général Kagamé et son increvable armée de rebelles en 1994. La France officielle rêve toujours de mettre hors-jeu le régime FPR-ien installe à Kigali le 19 juillet 1994. Il est permis de rêver, mais dans le cas de la France, c’est malheureusement aux dépens des milliers de filles et de femmes qui se font violer et empaler et tuer en masse au grand jour par les mêmes génocidaires impénitents qui firent les mêmes sinistres et odieuses besognes au Rwanda en 1994 ; aux dépens des millions de congolais qui continuent à ce jour à périr sans trop savoir pourquoi !

Cette effarante et par trop gigantesque mission de l’ONU dite MONUSCO (17.000 officiers et soldats) plantée aux portes du Rwanda en 1999 sur instigation de la France, cette grotesque machine pilotée au Congo par la même France, usant de mille astuces pour berner l’ONU et la communauté internationale, constitue mutatis mutandis et exceptis excipiendis un cheval de Troie sui generis ayant mission expresse de détruire le régime Kagamé. On ne le dira jamais assez !

L’on a diplomatiquement prétendu en Conseil de sécurité de l’ONU que la MONUSCO avait pour mission le maintien de la paix au Congo et la stabilisation du Congo au sortir de la seconde guerre que le Rwanda FPR-ien fit au Congo à partir du 2 aout 1998 sur provocation du président congolais Laurent Desire Kabila instigué en sous-main par ses nouveaux conseillers français commis à son service par le président français Chirac que avait toujours hâte de trouver un prétexte pour installer son cheval de Troie qu’il n’avait pas pu installer aux portes du Rwanda en Novembre 1996.

Cette guerre se fit par la suite drôlement appelée « la première guerre mondiale africaine » ! Se souvient-on encore que le président Chirac faisait déjà de loufoques pressions au Conseil de Sécurité des Nations Unies en Octobre/Novembre 1996 pour installer une force militaire internationale aux portes du Rwanda, a Goma ? Cette machine militaire devait servir à quoi ? A protéger les soi-disant réfugiés rwandais installés en proximité de la frontière rwando-congolaise en contravention du droit international (les refugies doivent camper à 150 kms au moins de la frontière de leur pays d’origine) ? Niet ! C’était plutôt pour permettre aux cohortes génocidaires, entrainées par un contingent militaire français, de consommer leurs dernières préparations pour attaquer le Rwanda et renverser le jeune gouvernement installé à Kigali en juillet 1994 par la Rébellion du Front patriotique rwandais.

De même que l’antique ville de Troie fut détruite grâce à la ruse du général Ulysse usant de son immense cheval plantée a l’entrée de la célèbre cité de Troie, le Congo se fait détruire sous nos yeux par la ruse des stratèges français et leur MONUSCO, qui assiège le Rwanda depuis 1999 sans succès apparent. On se demande pourquoi le Rwanda n’exige pas le limogeage du diplomate français Ladsous, chef du département du maintien de la paix de l’ONU à new York. Ce Ladsous était de ces français qui pilotaient l’exécution du génocide des tutsi en avril-juillet 1994.

Mais cette sacrée France de la vieille garde drôlement impénitente et indument hautaine, qui persistent à intégrer les FDLR dans les structures de leur soi-disant diplomatie biaisée en Afrique – en ces affreuses Afriques interlacustre, centrale et occidentale–, s’est trouvée des artifices spécieux autant que farfelus de faire passer à coup de matraquage médiatique (Pierre Péan, Charles Onana, Human Rights Watch) et de terrorisme judiciaire avec le malheureux juge Jean Louis Bruguière et ses fameux mandats d’arrêt internationaux de fin novembre 2006 qui ont fait déborder le vase à Kigali : le 25 novembre, la décision de rompre les relations diplomatiques avec la France était prise, conformément aux us et coutumes diplomatiques.

Il a fallu beaucoup de culot à Bruguière pour décider de faire arrêter le président Kagame et les jeunes officiers supérieurs et généraux qui commandaient bataillons et brigades de l’Armée patriotique rwandaise, sous le haut commandement du jeune général Kagame, aux heures fatidiques du génocide des tutsi rwandais en avril-juillet 1994 ! Le ridicule ne tue pas, dit-on. Plutôt que d’arrêter les génocidaires qui se pavanent en France et se coulent une dolce Vita toute princière, ce vieil As du judiciaire français s’est plutôt avisé de faire arrêter les braves gens qui commandaient l’armée rebelle qui mit fin à ce génocide que l’ONU et la Communauté internationale n’avaient pas daigné prévenir, encore moins désamorcer, en flagrante violation du droit international : référence, les termes de la Convention de répression du crime de génocide de 1948.

Cette clique de politiciens qui agit dans ses propres intérêts mais au nom du peuple français, qu’ils avilissent et déshonorent assidument, se meurt peu à peu et ne sera plus la en quelques années pour rendre compte de ses crimes qui s’accumulent en région des grands lacs africains.

Qui doit en dernier ressort assumer cette faramineuse responsabilité criminelle ? C’est le peuple français, sapristi !


Kwamamaza
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