Le Directeur Exécutif de HRW publie un rapport biaisé et partial sur le Rwanda

Publié par Alain Billen
Le 24 août 2017 à 03:05
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À la lecture d’un article publié par l’ONG « Human Rights Watch » sur son site, on est en droit de se poser quelques questions quant au sérieux de cette étude. Plus grave encore, certains médias en manque d’analyse la reprennent telle quelle, sans se poser la moindre question, sans même lui accorder le moindre examen, comme si un écrit de « Human Rights Watch » devait être accepté comme argent comptant. Si vraiment c’était le cas, cela se saurait !

Pourtant, les médias savent que cette organisation n’est pas dépourvue de tout reproche. Ce fait est d’ailleurs soulevé régulièrement où l’on voit « HRW » se faire accuser d’avoir diffusé des données fausses sur la situation des droits de l’homme au Rwanda (décidemment), en Érythrée et en Éthiopie. L’ONG est également attaquée sur le fait d’être totalement influencée par la politique étrangère des États-Unis au point que le Directeur du « Center For Economic and Policy Research », Mark Weisbrof explique que « HRW s’aligne au centimètre près sur la politique étrangère des États-Unis en Amérique latine ». Ne parlons même pas des reportages déséquilibrés en défaveur d’Israël comme nous l’indique Alain Dershowitz, professeur de droit : « Quand il s’agit d’Israël et de ses ennemis, HRW manipule les faits, triche sur les interviews et met en avant des conclusions prédéterminées qui sont dictées plus par l’idéologie que par les faits ». (*) wikipedia

Pour en revenir à cet article, j’ai personnellement été choqué par l’amateurisme et le manque de sérieux d’un tel rapport. Venant d’une structure aussi importante que celle de « HRW », je m’attendais à une étude plus sérieuse et beaucoup plus solide s’appuyant sur autre chose que des « on-dit » et des affirmations incomplètes et non vérifiées. Il m’a fallu me pincer à plusieurs reprises pour m’assurer que ce papier se trouvait bien hébergé par le site de « HRW », et pour comprendre qu’effectivement, une telle organisation s’occupe avant tout de politique, pour accessoirement s’intéresser aux « droits de l’homme ».

En introduction, « HRW » publie la conclusion de leur correspondant en Afrique Central, Ida Sawyer, qui explique l’écrasante victoire de Paul Kagame aux dernières élections, par le pouvoir tyrannique qui règne au Rwanda où les gens vivent dans la peur de la répression. Pas mal comme analyse !

Je ne sais pas si Ida Sawyer se trouvait au Rwanda lors de la campagne présidentielle, mais en tous les cas, elle ne se trouvait sûrement pas au bon endroit au bon moment. Peut-être avait-elle la migraine et qu’elle a fait son rapport de sa chambre d’hôtel, mais elle n’a certainement pas vécu la même chose que les milliers d’observateurs étrangers et les millions de rwandais en liesse. Peut-être pourrait-elle expliquer le score de la diaspora ; plus de 95% ! Pensez-vous réellement que les rwandais de Belgique, de France, d’Allemagne, du Canada,… sont également sous l’emprise de cette peur ? Ces rwandais de l’étranger, voteraient-ils en faveur d’un Président qui maltraite leur famille, leurs amis ? Ces critiques ne reposent sur rien…un peu de bon sens serait ici le bienvenu !

Un peu plus loin, nous pouvons lire que les deux autres candidats, Philippe Mpayimana et Frank Habineza auraient tous les deux déclaré avoir « été harcelés, menacés et intimidés après avoir annoncé leur candidature », alors qu’ils ont spécialement remercié les autorités pour le bon déroulement de ces élections. Philippe Mpayimana a même déclaré en fin de campagne : « Pendant mon séjour au Rwanda, j’ai pu constater qu’il y avait assez de sécurité, d’urbanisation et un bon leadership ». Quant à Frank Habineza, il a fait la déclaration suivante : « Nous sommes reconnaissants aux organes de sécurité, y compris à la police. Ils ont été avec nous et nous ont assuré la sécurité. Les médias ont également travaillé avec nous partout où nous avons fait notre campagne ». Ces déclarations ont été faites en fin de campagne et devant les caméras, je suppose qu’elles sont plus fiables et reflètent mieux la vérité car elles se basent sur un vécu, après les élections.

C’est dans la suite que nous vient le plus croustillant ! C’est ici que l’on retrouve les meilleurs témoins de HRW, ils s’appellent tous « une personne », « un électeur », « on nous a dit », un peu comme si moi je vous disais : « on m’a dit, un employé de « HRW », quelqu’un qui travaille avec le tyrannique Kenneth Roth, a entendu ce dernier lors d’une communication téléphonique, exiger un rapport encore plus négatif sur le Rwanda, menaçant son interlocuteur de l’envoyer au goulag, s’il ne s’exécutait pas ». Seriez- vous à même de croire un tel témoignage ? Vous, sans doute que non, mais certains journalistes vont reprendre ces lignes écrites sur du sable, et vont même les reproduire… car c’est « HRW » !

Le plus marrant, dans ces témoignages, c’est qu’ils vont à l’inverse de tout ce que les observateurs internationaux ont pu témoigner. Ces derniers étaient plus de deux mille, éparpillés dans tout le pays, certains ont même assisté au dépouillement. Ces témoins observateurs ont des noms, on peut les interroger, on peut vérifier la véracité de leurs dires…cela n’a rien à voir avec ces pseudo-témoignages, les plus ridicules les uns des autres. Quand je vous disais que cet écrit de « HRW » c’est de l’amateurisme.

Venons-en maintenant aux autres candidats qui n’ont pu concourir aux élections présidentielles. Je ne pense pas que pour se porter candidat à de telles élections, le Rwanda soit le seul pays à exiger certaines conditions. Une de ces conditions obligeait chaque candidat à récolter 600 signatures de citoyens réparties dans 30 districts. Vous avez bien lu, les signatures de citoyens et non de députés ou de maires. Ils n’y sont pas parvenus, et n’ont pas été autorisés à participer au scrutin présidentiel, au même titre que plusieurs candidats français ont été rejetés pour une raison identique, y compris d’anciens politiciens reconnus. En France c’est logique, au Rwanda c’est automatiquement suspicieux !

Quant au candidat Thomas Mahimana, « un prélat catholique devenu politicien, s’est vu refuser l’accès au Rwanda en janvier lorsqu’il a essayé d’entrer de France, où il vit maintenant », voilà tout ce que vous révèle HRW. Cette organisation de « défense des droit de l’homme » vous révèle seulement ce qui pourrait vous convaincre, mais n’écrit pas un mot sur la personne de Thomas Mahimana. Moi je vais vous en dire un peu plus, enfin ses supérieurs ecclésiastiques de l’époque, puisque « HRW » le présente comme « prélat catholique » (dignitaire ecclésiastique ?) :

Paru dans New Times du 13 mai 2011 ((Lire l’article dans son intégralité – NEW TIMES)).
- Mgr Jean Damascène BIMENYIMANA du diocèse de CYANGUGU a expliqué lors d’une conférence de presse : « Au moment où nous avons appris ses plans pour fuir, Thomas NAHIMANA était déjà dans l’avion…. Thomas NAHIMANA, ancien prêtre de la Paroisse de MUYANGE a fui le pays en 2005 et est actuellement basé en France. Il est accusé d’avoir fui le pays après avoir détourné de grosses sommes d’argent d’ASOFI SANGWA MUYANGE MICROFINANCE. Les fonds étaient destinés à couvrir l’assurance médicale pour les filles de la paroisse de MUYANGE… Thomas NAHIMANA et Fortunatus RUDAKEMWA (également prêtres rwandais) ont été les investigateurs du divisionnisme en promouvant l’idéologie du génocide sur leur site web ».

Celui que l’on présente aujourd’hui comme « l’Abbé Thomas NAHIMANA », a été expulsé du diocèse de CYANGUNGU selon les affirmations de Monseigneur Philippe RUKAMBA, Président du Conseil épiscopal du Rwanda. Mgr RUKAMBA a précisé que la décision d’expulsion de Thomas NAHIMANA était une réponse à son nouveau programme propageant la guerre tout en promouvant l’idéologie du génocide. (Lire l’article dans son intégralité -KT PRESS)

« … Je ne comprends rien du parti fondé par cet abbé soit disant pour réconcilier les Rwandais. J’ai régulièrement lu ses écrits, alors j’ai tiré la conclusion que ce parti est loin d’être médiateur des Rwandais », a déclaré Mgr Thaddée Ntihinyurwa. (Lire l’article dans son intégralité – IGIHE)

Voilà qui est plus clair, mais je n’irai pas jusqu’à penser que Thomas Mahimana avait le soutien « HRW » en vue de détrôner Paul Kagame !

Ensuite, et il fallait s’y attendre, « HRW » s’attarde sur la délégation du Parlement européen qui s’est vue refuser l’accès à Victoire Ingabire… emprisonnée à Kigali après un « procès défectueux – basé en partie sur des accusations motivées par des motifs politiques », nous écrit le fameux article.

Là aussi, « HRW » nous cache volontairement une grande part de vérité. Victoire Ingabire a reçu la visite d’une délégation de députés néerlandais, quelques semaines plutôt, alors pourquoi refuser à la délégation Européenne ce même droit de visite ? Comme l’usage et le droit le prévoient à Kigali comme dans l’UE d’ailleurs, toute visite à l’égard d’un détenu est précédée de formalités administratives. Il est dès lors incompréhensible que la délégation européenne, contrairement à la Délégation Néerlandaise, n’ait pas à son tour effectué les mêmes démarches.

Cette négligence, ou cet acte manqué, devait entrainer un refus dont la délégation n’aurait pas dû se prévaloir ; sauf à vouloir tromper les autorités et saisir cette opportunité à d’autres fins que l’on retrouve dans la résolution déposée quelques jours à l’encontre du Rwanda.

Alors que les députées européennes avaient pour mission officielle de venir « apprendre » du Rwanda les progrès réalisés en matière d’égalité des genres et du droit des femmes, celles-ci avaient en réalité un « agenda caché » comme le révèle la résolution du Parlement européen N° 2016/2910 (RSP), dont le contenu n’a strictement rien à voir avec le but de la visite. On est en droit de se poser la question des vraies motivations qui se cachent derrière ladite Résolution, certainement déjà rédigée avant même le déplacement à Kigali.

Pour ce qui est d’un « procès défectueux », signalons tout de même que des documents ont été saisis au Pays-Bas, par la Justice Néerlandaise lors d’une perquisition à son domicile, détaillant la stratégie mise en place d’une « structure militaire » et ne laisse guère de doute sur le fait que l’opposante est partisane de la lutte armée face au régime de Kigali. On y trouve notamment un organigramme de la future rébellion, annoté de sa propre main ainsi que d’autres documents qui expliquent une certaine stratégie pour passer à l’action : « On doit élaborer un document, un réquisitoire qui accuse le pouvoir démontrant que le régime actuel ne nous laisse pas d’autre choix que le recours à la force…ce mémo doit démontrer la raison pour laquelle nous avons choisi cette voie… »… tout est dit !

« Pour nous Rwandais et nos amis du continent africain, il est important de savoir que les attaques et critiques contre ce que nous sommes ne feront que nous rendre plus forts et résolus, aussi longtemps que nous y répondrons avec clarté et conviction.

Quoi que nous fassions, c’est un fait d’expérience que nous serons réprimandés de toute façon. Nous pourrions donc faire ce que nous savons être bon pour nos peuples, avec en prime des résultats bien meilleurs pour des coûts moins élevés ».…#sansaucundoute ! (extrait du discours de Paul Kagame – Traduction Faustin Kagame)


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