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Les militaires burundais de l’AMISOM accusent toujours des arriérés d’indemnités

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 12 octobre 2016 à 09:43
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Neuf mois viennent de s’écouler sans que les militaires burundais du contingent AMISOM en mission de maintien de la paix en Somalie ne perçoivent leurs indemnités. Certains des militaires craignent que les indemnités n’aient été versées à la Banque centrale et orientées vers d’autres dépenses par le gouvernement.

Des craintes fondées sur le fait que leurs frères d’arme Ougandais et kényans de l’AMISOM reçoivent régulièrement leurs indemnités de l’Union Africaine.

Les militaires concernés par ce retard sont répartis dans neuf bataillons. Le 31ème bataillon accuse des arrières de cinq mois, il a été relevé par le 37ème bataillon AMISOM au mois de mai. Le 32ème et le 33ème bataillons AMISOM réclament sept mois d’arriérés, le 37ème bataillon d’AMISOM attend toujours quatre mois d’arriérés tandis que le 38ème et le 39ème bataillons réclament deux mois, parce qu’ils sont arrivés en Somalie au mois de juillet en relève au 32ème et 33ème bataillons AMISOM.

Les bataillons qui totalisent les plus longues d’arriérés sont les 34ème, 35ème et 36ème bataillons avec neuf mois de retard de paiement pour les militaires.

Les familles de ces militaires affirment vivre dans une misère sans nom. Les militaires de ces différents bataillons indiquent qu’ils se sont adressés aux responsables du contingent burundais de l’AMISOM. La réponse du commandement a été de leur demander de rester patients et courageux, qu’aussitôt que ces indemnités seront versées à la banque centrale, elles seront directement virées dans leurs comptes respectifs.

Ces militaires font savoir qu’ils ne sont cependant pas satisfaits de ces réponses. Ils pensent plutôt que « ces indemnités sont versées à la BRB et le gouvernement de Bujumbura les orientent vers d’autres dépenses », confie un militaire.

Les militaires burundais de l’AMISOM ne comprennent pas pourquoi leurs frères d’arme Ougandais, Égyptiens, Érythréens et kényans reçoivent leurs indemnités régulièrement.

La RPA a tenté de joindre le Colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise, sans succès.

Avec Bujumburanews


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