Arnaque : Le prix de mélodie de l’hymne de l’EAC composée par une Rwandaise, décerné à une Kenyane

Redigé par Jean François Isibo
Le 16 juillet 2015 à 01:43

Une Rwandaise, Umubyeyi Cécile, a participé en décembre 2012 à une compétition de création musicale d’une mélodie de l’actuel hymne de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Sa création est hautement appréciée par un jury commis à cette fonction et immédiatement adoptée. Curieusement son prix a été décerné à une Kenyane.
Cécile Umubyeyi, juriste de formation est une habituée des chorales locales ‘‘les Messagers du Christ’’ et ‘‘le Choeur International de Kigali’’ auxquelles elle participe activement.
« Nous (...)

Une Rwandaise, Umubyeyi Cécile, a participé en décembre 2012 à une compétition de création musicale d’une mélodie de l’actuel hymne de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Sa création est hautement appréciée par un jury commis à cette fonction et immédiatement adoptée. Curieusement son prix a été décerné à une Kenyane.

Cécile Umubyeyi, juriste de formation est une habituée des chorales locales ‘‘les Messagers du Christ’’ et ‘‘le Choeur International de Kigali’’ auxquelles elle participe activement.

« Nous étions quinze artistes à présenter nos proposition de mélodies. Seules trois seulement ont retenu l’attention du jury y compris la mienne. Au final, deux mélodies ont été mixées pour en faire une seule. La mienne est restée en l’état et c’est elle qui a primé sur celle qui a été mixée. C’est ainsi qu’elle est devenue la mélodie de l’hymne de l’EAC », a confié à ce journaliste la rwandaise Cécile disant que la scène se passe en décembre 2010 à Arusha en Tanzanie.

« A la proclamation des résultats, j’ai été chaleureusement félicitée par Bakaye Lubega, chargé de la culture au sein de la Communauté Est Africaine. Elle m’a appelé pour m’annoncer que ma mélodie a été appréciée et retenue par les Chefs d’Etat de la EAC », a-t-elle ajouté avant de livrer in extenso le message reçu de cet officiel de la EAC qui lui a promis de lui envoyer la mélodie mise en musique de la fanfare qu’elle pourra télécharger à l’aide d’une clé pour la jouer sur son laptop :

« 

“Dear Cecile
Hope all is well Attached find the sound recording of the approved EAC Anthem. You can download this on your flash disk and play it on your computer. Once again hongera sana. This was a great achievement.

Kind regards”

 »

L’artiste raconte que ces félicitations n’ont été suivies d’aucun effet. Pas question de recevoir un certificat de reconnaissance de cette pièce d’invention ! Et comme cette compétition était officielle, les artistes en lice représentaient leurs pays respectifs membres de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Est, « le pays (Rwanda) n’a rien fait pour la reconnaissance de ce mérite alors qu’il a reçu le rapport relatif aux prestations réalisées », a confié Maître Cécile Umubyeyi.

Il y a des zones d’ombres sur cet hymne.

Maître Cécile Umubyeyi voudrait ne fût-ce qu’une reconnaissance officielle de la part de son pays le Rwanda et de la Communauté Est Africaine, de sa composition artistique en accord avec la Convention internationale sur la protection de la propriété intellectuelle.

Elle revendique son œuvre d’art :
« Il ne faut en aucun cas que mon œuvre d’art passe inaperçu ou bien qu’une autre personne me vole la vedette », se révolte Cécile Umubyeyi qui a longtemps attendu le prix pour son invention estimant que Bakaye Lubega,en charge de la culture au sein de la Communauté Est Africaine, allait l’appeler d’un moment à l’autre comme il le lui avait promis par téléphone ; une promesse qui ne se réalise pas encore trois ans durant. Elle tient à être rétablie dans ses droits.


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