Rwanda pour une sûre autosuffisance en électricité, un surplus commercial bienvenu

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 26 octobre 2017 à 03:13

Pour une autosuffisance en énergie électrique et un raccordement complet de tous les ménages du Rwanda, voilà un mégaprojet qui est considéré par les stratèges économistes rwandais comme un sérieux et sûr start-up pour le développement industriel durable multisectoriel du pays Rwanda.
Dans le plan quinquenal 2012-2017, le souci de l’électrification totale du Rwanda était lié à l’importation de lénergie électrique de l’Ethiopie (400 Mw) et du Kenya (30 Mw) avec une installation obligée de pylones transportant (...)

Pour une autosuffisance en énergie électrique et un raccordement complet de tous les ménages du Rwanda, voilà un mégaprojet qui est considéré par les stratèges économistes rwandais comme un sérieux et sûr start-up pour le développement industriel durable multisectoriel du pays Rwanda.

Dans le plan quinquenal 2012-2017, le souci de l’électrification totale du Rwanda était lié à l’importation de lénergie électrique de l’Ethiopie (400 Mw) et du Kenya (30 Mw) avec une installation obligée de pylones transportant cette énergie sur le territoire ugandais.
REG, enterprise nationale d’électricité, s’était donnée des délais limites de début de commercialisation de cette énergie en avril 2015 et en 2018 pour l’énergie devant être importée respectivement du Kenya et de l’Ethiopie.
Des infrastructures de transport de cette énergie sont déjà construites du Kenya en passant par l’Uganda au Rwanda et en RDC. Il est même prévu que de telles infrastructures soient construites pour la destination burundaise et tanzanienne.
Jusque là on peut donner le satisfecit au commerce intra EAC (pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est).
Pourtant il y a un hic qui doit être résolu par l’imminente quatrième retraite des Chefs d’Etats des pays de la EAC. Celle-ci doit se tenir au cours de la semaine qui vient à Kampala en Uganda. Une certain opinion avance que de petites differences de perceptions sentimentalement politiques entre les chefs d’Etat de la région pourraient avoir été à l’origine de la stagnation de ces projets hautement économiques inter pays de la région, au point que l’Uganda aurait gelé ces projets transnationaux y compris l’autre megaproject du Chemin de fer venant de l’Océan indien/Mombassa, traversant le pays Kikuyu pour l’Uganda, le Rwanda, la RDC et le Burundi.

Les responsables de stratégie géo économique rwandaise, exquis et avares de mots qu’ils sont , évitent d’extérioriser leurs sentiments mitigés quant à la partie ugandaise qui bloque l’exécution de ces projets permettant une effervescence du commerce entre les habitants de la Communauté.

“A ce jour, nous nous disons que ces projets d’énergie électrique ne viennent plus aider le Rwanda. C’est juste un effort de commerce regional”, a indiqué à la Presse, James Musoni, le Ministre rwandais des infrastructures qui a développé une politique de diversification et de production interne de la dite énergie électrique.

“Actuellement, ce projet est à placer dans le commerce régional. Le Rwanda a développé une sorte de business autour de la production interne de l’énergie pour satisfaire la consommation interne”, a-t-il dit faisant allusion à la multitude de petites centrales hydroélectriques érigées par des particuliers et versant leur production dans le réseau national de distribution de l’énergie électrique, de la nouvelle centrale hydroélectrique sur la Nyabarongo au niveau de Muhanga mais aussi la production de 25 Mw puis 100 Mw pour bientôt d’électricité à partir de la transformation du Gaz methane du Kivu par la société américaine en district de Karongi, Centre ouest du Rwanda.

Ce n’est pas tout, semble dire le Ministre des Infrastructures tentant de garder tout le capital de confiance des investisseurs en place et ceux à venir s’installer dans le pays :
“La quantité d’énergie électrique que possède le Rwanda actuellement est parfaitement excédentaire. Au quotidien, il y a un excédent de 30 Mw entre 8 et 20 heures, heures de grande consommation et 50 Mw de 21 à 7 heures du matin montrant que les industries en place ont beau être multiplies par deux ou trois, que la consommation de courant est entièrement suffisante.

“Nous avons plusieurs projets en cours pour doubler la production de courant d’ici peu. Très bientôt, nous produirons 80 Mw de courant électrique à partir de la tourbe du marais de la Kagera en district de Gisagara (Sud du Rwanda). Le projet tripartite Rwanda, Tanzanie, Burundi de barrage hydroélectrique de Rusumo de 80 Mw sera lance incessamment avec une distribution equitable de courant à chacun des trois pays. La deuxième phase du barrage hydroélectrique sur la rivière Nyabarongo va démarrer ses travaux”, a indiqué à la presse le Ministre des Infrastructures montrant que l’autosuffisance en énergie est une sûre réalité au Rwanda pour très bientôt au point que des 208.96 Mw actuels, l’objectif des 563 Mw d’ici l’année prochaine est facilement atteignable.

Avec actuellement 986.933 de ménages raccordés au reseau électrique national et à l’énergie solaire, soit 40.7%, de là à réaliser une electrification rurale parfaite pour 2020 avec au moins 70% des ménages rwandais raccordés au réseau national électrique, cela se réalisera pour faire du Rwanda un pays africain où il y aura un foisonnement d’activités économiques par excellence.


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