La BM verse 150 M. au Fonds de l’Habitat ; Banque Agricole inexistante pour 80% de Fermiers

Redigé par NDJ
Le 20 décembre 2017 à 02:32

Le Ministre de l’Economie, Finance et Planification Economique, Amb. Claver Gatete, a annoncé la création d’un fonds de l’habitat d’une valeur de 250 millions de dollars américains, un Fonds dans lequel la Banque Mondiale (B.M) a déjà voté un versement de 150 Millions pour la promotion d’habitations à coût modéré. Le Rwanda officiel semble pressé de vivre dans des espaces salubres et hygiénés. Pourtant la production matérielle pour subvenir aux besoins fondamentaux nutritionnels ne sont pas aussi ou plus sérieusement encouragés financièrement afin de générer une plus value généralisée dans tous les ménages de fermiers rwandais.

Le Ministre Claver Gatete a fait cette annonce au cours des travaux de ce 15ème Dialogue national annuel qui vient de conclure ses travaux ce 19 décembre 2017 au KCC/Kigali Convention Center.

"La B.M versera ce montant de 150 M dans ce Fonds de l’Habuitat au mois de février prochain. Entretemps, la BRD (Banque rwandaise de Développement) a collecté actuellement 130 millions pour ce fonds. Nous sommes entrain de collecter d’autres montants pour démarrer ce fonds", a dit le Ministre à la satisfaction de l’audience qui s’est fait dire par le Ministre des infrastructures qu’il échoit exclusivement au secteur privé rwandais d’entrer dans la prospection immobilière avec, le Gouvernement rwandais qui, pour rendre abordables les coûts de ces habitations, va devoir implanter sur les sites de construction immobilière privés, des infrastructures de base (chaussées, avenues, eau, électricité...).

"Il ne siérait pas de voir un prospecteur immobier qui entreprend de construire une série d’habitation à l’aide d’un crédit octroyé par une banque commerciale à 18% d’intérêt et voir un acheteur faire appel à un crédit bancaire de 18% pour en être propriétaire", a dit le Ministre montrant que les taux d’intérêt bancaires sont exorbitants promettant d’étudier ce phénomène pour alléger de 30% les coûts de cession de propriété sur ces habitations modérées.

Le Ministre a parlé d’autres conditions avantageuses aux prospecteurs immobiliers qui vont se faire octroyer des espaces-sites où ériger ces quartiers d’habitations à des prix battant toute concurrence.

Le Ministre est allé plus loin montrant qu’il voulait que les congressistes rentrent chez eux satisfaits de la nouvelle politique du logement.
Selon lui, qui dit construction de logements à coûts modérés veut aussi dire une production locale de matériaux de construction.

"La plupart des matériaux de construction peuvent être produits localement. Cela permettra des coûts réduits en termes d’accessibilité immédiate de ces matériaux et la réduction presque à zéro de coûts onéreux de transport de ces matériaux qui étaient auparavant importés. Bien plus, cette accessibilité immédiate veut dire qu’en termes de temps et de moyens viendra elle aussi s’incorporer dans la réduction de cette facture", a dit le Ministre qui cible comme acquéreurs d’évetuels acheteurs ayant des revenus mensuels oscillant entre 200 et 700 mille francs.

Une étude de besoin en logement conçue et conduite par les autorités de l’urbanisme de la Ville de Kigali en partenariat avec l’Union Européenne et le Ministère des infrastructures a révélé qu’en 2020, les besoins en logement seront de l’ordre de 344.000 dont au moins 86% d’entre ces habitations sont à coûts modérés et abordables aux petites classes sociales moyennes.

Honneur au secteur privé !

Si la BM veut privilégier le secteur privé rwandais, autant entreprendre le projet de financer les taux d’intérêts bancaires surélevés. En clair, elle, en partenariat avec d’autres institutions de la Communauté internationale intéressées par le dynamisme du capitalisme rwandais, dont l’Union Européenne, le PNUD ou l’ONUDI… devraient financer les taux d’intérêts bancaires destinés aux classes sociales pauvres rwandaises faites de milliers de petits fermiers agricoles et de la cohorte d’enseignants et autres travailleurs de la santé.

Pour ce faire, il y a une nécessité de la création d’un fonds agricole meublant le rééchelonnement de la dette par une période de grâce d’au moins douze mois pour ces fermiers agricoles qui croient que les portes des banques leur sont interdites ; lesquelles banques les exigent de rembourser par tranche le principal et les intérêts sitôt qu’ils perçoivent leurs petits crédits.

La logique de la BM selon laquelle il faut financer le logement n’est pas porteuse à long terme du moment que le gros lot de petits fermiers agricoles, plus de 80% du PIB n’est pas remorqué pour consommer normalement les produits bancaires.
Comme on le voit, il est appliqué des politiques sectorielles erronées dans ce domaine, des politiques qui ont influencées uniquement par l’idéologie capitalistique générale des institutions de Bretton Wood qui tient rarement en compte les particularités de modes de production et de ratio entre participation du secteur dans le PNB et les populations actives dans ce secteur.

En effet, d’après le Magazine en ligne Africa Fortune, l’Agriculture rwandaise emploie quelques 86% de la population et contribue pour 47% de son PIB avec des recettes d’exportation de produits agricoles (café, thé, pyrèthre, fleurs, cuir,…) de l’ordre de 80%.

On comprend qu’à partir de ces statistiques, des stratèges économistes rwandais pourraient, s’ils tablaient sur ces réalités, ériger une grande banque d’agriculture où les petits fermiers agricoles devraient puiser des fonds pour entreprendre et réaliser leurs business familiales avec de doter de beaux logements aux agents salariés du pays.
Images de la Conférence UMUSHYIKIRANO sur l’opportunité d’un fonds de l’habitat


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