Des amendes loufoques contre les infractions des revendeurs de pommes de terre

Redigé par NDJ
Le 27 décembre 2017 à 09:42

La chaîne de la Pomme de terre, de la production à la consommation, donne du tracas aux intervenants dans sa distribution. La pomme de terre fait autant d’heureux que d’autres sont écartés dans la compétition.

Ils sont nombreux marchands de cette denrée distribuée partout dans le pays en provenance du nord et nord ouest du pays avec un passage obligé Ville de Kigali principal consommateur, à avoir été frappés d’une lourde amende de 500.000 Frw (env. 600 Us$) pour avoir enfreint de nouvelles instructions de la ville de Kigali qui les obligent à revendre cette denrée dans un point hygiéniquement bien aménagé NZOVE à cet effet pour la santé des consommateurs.

Ces revendeurs pénalisés n’ont jamais voulu se conformer auxdites instructions pour continuer àfaire leurs transactions au lieu dit GITI CY’INYONI, porte d’entrée sur de la Ville de Kigali jugé insalubre par les responsables d’hygiène publique de la Ville.

« Nous n’avons pas été avertis de ce nouvel endroit », a dit une vendeuse frappée de cette lourde amende disant que la mesure est au-delà des limites compréhensibles.
Un autre de dire : « Ah ! ça ! Même la marchandise transportée dans ce camion n’a pas cette valeur de l’Amende. On va laisser le propriétaire du Camion se débrouiller pour vendre la marchandise et négocier avec ces autorités qui surtaxent une telle amende ».

Ces marchands de pommes de terre transportées à bord de camions Daihatsu et Fusso de 80 tonnes de marchandises ont été arrêtés par la Police de la Ville de Kigali, venaient des points d’approvisionnement de Musanze (Nord) et Rubavu (Nord Ouest du pays) à quelques 200 km.
« Nos marchandises sont entrain de se détériorer. A cause de ce contre temps, les commandes passées ne seront pas honorées. Comprenez-vous l’étendue de cette mesure des autorités de la ville ? », ont confié à la presse les marchands dont les femmes fondant en larmes.
Certaines de ces femmes marchandes ne comprennent pas l’importance de ces mesures d’hygiène imposées par la ville. Pour elles, il faut une facture raisonnable de l’amende qu’elles doivent payer et on n’entendra plus parler.
Les autorités de la Ville disent qu’on ne contrevient pas à la loi parce qu’on peut payer l’amende et la chose rester en l’état. Deux conceptions différentes qui demandent une sensibilisation à l’hygiène publiques qui fait ici défaut.
Intervenant à ce sujet, le Ministre du Commerce et Industrie, Vincent Munyeshyaka, trouve qu’il faut réguler ce secteur de la pomme de terre.
“Nous avons observe beaucoup d’indiscipline dans cette chaîne de la pomme de terre », a dit le ministre n’insistant pas sur la transformation de cette denrée alimentaire à la base, au lieu proche de sa production, ce qui demande des investissements énormes et des ressources humaines, les chercheurs, inexistantes ou non intéressées.
« Vous remarquerez que le prix de la pomme de terre dite KINIGI sur le marché est actuellement stabilisé entre 220 et 230 francs le kilo. Souvenez-vous, il y a peu, ce prix était monté pour osciller entre 350 et 450 Frw dans les places de marché de Kigali comme Kimironko.
Le Ministre a dit que les marchands frappés par cette amende ont été arrêtés avec le concours des citoyens dont ceux qui représentent les cultivateurs de cette denrée y compris ceux qui sont dans des centres de collecte sur les lieux d’origine.
En effet, VOA de ce mercredi 27 décembre 2017 rapporte des déclarations des agriculteurs de la pomme de terre qui se plaignent du fait qu’ils ont des difficultés à payer des crédits bancaires leur octroyés à l’étape culturale, que le prix au kilo leur offert par les coopératives de distribution de la pomme sont extrêmement bas.


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