Togo : tension sociale toujours aussi vive dans le milieu enseignant

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 11 mars 2017 à 03:14
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Au Togo, certains syndicats enseignants sont en grève, depuis des mois, pour revendiquer un statut particulier d’enseignant et l’obtention de primes. Un groupe de travail, mis en place le 18 janvier, composé de représentants d’enseignants, de parents d’élèves et de l’administration, a travaillé à un cahier de doléances. Les conclusions de ce groupe de travail ont été remises, vendredi 10 mars, au Premier ministre, mais les réponses du chef du gouvernement n’ont, semble-t-il, pas calmé la colère des grévistes. Si certaines centrales restent vigilantes, d’autres persistent qu’elles ne se retrouvent pas dans ces conclusions.

Le groupe de travail avait pour mission de trouver des solutions définitives à la crise qui secoue l’enseignement depuis la rentrée.

Six semaines après, le groupe de travail a remis ses conclusions au Premier ministre. Komi Sélom Klassou s’est voulu rassurant et promit de tout mettre en œuvre pour un secteur éducatif prospère.

« L’approche du gouvernement sera d’examiner l’ensemble des problèmes, y compris les revendications des enseignants, mais également tous les accessoires qu’il faut pour un secteur éducatif qui soit prospère », a promis le Premier ministre.

Eloi Komlan Nouwossan, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats indépendant du Togo (UNSIT) - qui n’était impliqué dans la grève mais qui a pris part aux travaux du groupe - dit rester vigilant.

« Du moment où nous avons donné un délai à l’employeur, il faut nécessairement démontrer, à l’expiration du délai, que l’employeur s’est montré fautif et ainsi amener l’employeur à comprendre qu’il faut régler les problèmes et ne pas toujours faire une fuite en avant », a-t-il déclaré.

De son côté, la Coordination des syndicats de l’enseignement du Togo (CSET) - qui mobilise depuis la rentrée ses membres pour les mouvements de grève - s’est refusée de prendre part aux rencontres du groupe de travail. Aujourd’hui, elle réaffirme ne pas se retrouver pas dans ses conclusions.

« La seule solution aujourd’hui, c’est qu’on doit s’assoir avec le gouvernement et lui dire exactement ce que nous attendons. Il ne suffit pas d’aller le contourner pour négocier avec des gens qui sont hors de la crise. C’est ce que nous disons tout le temps », a souligné Joachin Sonoukou, chargé de l’information de la CSET.

Les grèves à répétition ont occasionné le mécontentement des élèves qui sont à leur tour descendu dans la rue pour demander la reprise des cours. Des actes de vandalisme sont à déplorer.

En recevant les conclusions du groupe de travail, le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, a déploré les actes de violence de ces derniers jours, à travers le pays, et appelé apprenants et enseignants à retourner en classe et contribuer à la sérénité dans le pays.

Avec rfi.fr


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