Rwanda-UNESCO : Un Institut de Recherche fondamentale est africain à Kigali

Publié par IGIHE
Le 25 janvier 2017 à 12:25
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Un Institut pour la Recherche Fondamentale de l’Afrique de l’Est, comme Centre de Catégorie 2 va être érigé à Kigali et parrainé par l’Unesco.

La cérémonie de signature de l’accord y relatif a été organisée ce mardi 24 janvier 2017 au Siège de l’UNESCO à Paris. Mme Irina Bokova, la Directrice Générale de l’UNESCO, a, pour la partie UNESCO, apposé sa signature sur le document attestant le partenariat Rwanda-UNESCO dans le Projet d’érection à Kigali d’un Centre régional de recherche scientifique et technologique dit Institut pour la Recherche Fondamentale de l’Afrique de l’Est . Du côté rwandais, l’Ambass. Jacques Kabale a livré une allocution après avoir signé sur le Mémorandum.

« L’accompagnement de votre équipe de la Direction des Sciences, et votre soutien continu ont été déterminants. Nous pouvons d’ailleurs nous féliciter de la rapidité de sa mise en place puisque la décision portant création de cet Institut a été adoptée par la Conférence Générale de l’UNESCO, comme Centre de Catégorie 2 de l’Unesco, en novembre 2015 », a dit l’Ambassadeur Jacques Kabale.

Placé sous les auspices de l’UNESCO, l’Institut pour la Recherche Fondamentale de l’Afrique de l’Est est un organisme indépendant, qui est aussi affilié au Centre International pour la Physique Théorique, organisme partenaire du Ministère de l’Education du Rwanda. A cet égard, le Centre International va accompagner la phase initiale avec un soutien pédagogique et le financement de certaines activités.
Sa création s’inscrit dans la priorité que le Gouvernement Rwandais accorde aux technologies, aux sciences et à l’innovation. Mis en place avec une vocation régionale, cet Institut est principalement financé par le Rwanda.

La dimension régionale est importante. Je veux souligner ici que le Rwanda s’efforce de définir des bénéfices communs dans chaque nouveau projet éducatif ou scientifique.

« Depuis 10 ans en effet, la plupart des instituts de formation supérieure spécialisés qui ont été mis en place ont un rayonnement qui s’étend à l’ensemble de l’Afrique de l’Est et au-delà.
Dans notre monde globalisé, l’accès à l’information et le partage des données sont les clés de la réussite. A cet égard, les différentes études réalisées par l’UNESCO nous montrent que l’Afrique a non seulement un potentiel considérable, mais qu’elle est en train d’émerger comme partenaire significatif dans certains domaines de la recherche », a-t-il ajouté.

Ainsi, dans certains Pays Africains, la part de la Recherche & Développement dans le PIB ou le nombre de publications scientifiques par habitant s’alignent déjà sur ceux qui sont observés dans les Pays membres de l’OCDE.

L’Institut pour la Recherche Fondamentale de l’Afrique de l’Est va contribuer à cet élan africain en proposant de nombreuses opportunités au Monde scientifique.

D’une part, l’Institut vise l’excellence et proposera une large gamme d’enseignements spécialisés et une formation supérieure de niveau masters et doctorats, notamment dans le domaine de la physique et des mathématiques. Dans sa phase initiale, l’Institut accueillera 50 étudiants venus des Pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

D’autre part, l’Institut sera un incubateur pour l’innovation. Ses activités mettront l’accent sur la transformation de la recherche fondamentale en applications pratiques et utiles.

Enfin, l’Institut veut encourager le transfert du savoir. Il proposera aux chercheurs un réseau collaboratif et des évènements qui leur permettront d’échanger et de s’enrichir mutuellement. Cet aspect est essentiel.

L’Ambassadeur Jacques Kabale a souligné l’importance de cet Institut qui occupera les chercheurs africains sur leur continent. Citant la CEA (Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique), il a montré qu’à ce jour, la fuite des cerveaux africains est importante car « chaque année, plus de 20 000 chercheurs quittent l’Afrique. Plus de 300 000 Africains travaillent aujourd’hui à plein temps dans des laboratoires situés hors du continent ».

L’ambassadeur Jacques a montré l’effervescence que manifestent les jeunes rwandais pour la science et la technologie et comment le Gouvernement rwandais a décidé de les accompagner pour l’aboutissement de leurs quêtes en projets scientifiques et technologiques innovants. Etait-il une façon de comprendre le choix de l’UNESCO qui tombe sur le Rwanda pour monter un tel Institut à Kigali ?

« La ville de Kigali qui accueille l’Institut pour la Recherche Fondamentale de l’Afrique de l’Est est déjà considérée comme un hub technologique en Afrique, notamment avec une communauté scientifique très active au sein du KIST et de la Carnegie Mellon University. C’est d’ailleurs dans des locaux mis à disposition par le KIST que l’Institut va s’installer.

Cet institut va ainsi bénéficier d’un environnement très stimulant, avec des infrastructures de qualité, des équipes pédagogiques qui ont déjà fait leur preuve et une capacité ICT aux meilleurs standards.

J’ajoute que des partenariats avec les instituts scientifiques qui existent dans les autres capitales de l’Afrique de l’Est vont développer les passerelles nécessaires pour croiser les compétences et les savoirs »,

a-t-il confié non sans faire allusion à la « 4ème Révolution Industrielle (qui) est en train de transformer notre environnement,(que) l’Afrique doit se préparer à franchir les prochains paliers technologiques avec le parrainage de l’UNESCO à travers (son) soutien à l’ l’Institut pour la Recherche Fondamentale de l’Afrique de l’Est »


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