Question orale au Premier Ministre : Chômage des enseignants et qualité de l’enseignement

Redigé par NDJ
Le 6 décembre 2017 à 06:01

Le Premier Ministre Edouard Ngirente était l’invité du Parlement pour une question orale. A l’ordre du jour : la qualité de l’enseignement et l’avenir de la pléthore des praticiens de l’enseignement non qualifiés.

Dans son intervention à propos des enseignants non qualifiés, le Dr Edouard Ngirente a décidé que le gouvernement rwandais ne renverra pas les enseignants non qualifiés, par contre, il multipliera beaucoup de stages de perfectionnement à leur égard.

"Il y aura des séminaires de perfectionnement en accord avec les filières qu’ils auront suivi au cours de leurs cursus académiques pour les adapter à l’enseignement", a indiqué le Premier Ministre trouvant là une formule appropriée de renforcement de la qualité de l’enseignement.

Des statistiques disponibles montrent qu’en 2016, le Rwanda avait 69.2% d’enseignants du primaire et secondaire qualifiés. Ils étaient de 63.4% en 2011.

Dans un cadre plus large, les données disponibles à la bourse du travail disent que les employés occupant des postes pour lesquels ils sont qualifiés sur le marché de l’emploi sont de l’ordre de 61% par rapport l’ensemble de personnes occupées dans le pays.

La communication du Premier Ministre au Parlement portait sur "le rôle de l’enseignement dans la reconstruction d’un pays économiquement centré l’utilisation des connaissances et savoir-faire.

Il a également émis des inquiétudes des tendances de la bourse du travail du Rwanda où le nombre de lauréats d’universités au chômage reste encore très élevé, 27.7% contrairement à 35% pour les finalistes de l’école secondaire.

Les députés ont réagi aux statistiques données par le Premier ministre. Ils sont allés jusqu’à suggérer que les lauréts de l’école secondaire formés enseignants aillent occuper les postes des enseignants en activité non qualifiés.

Ce voyant, le Premier ministre a donné un cas d’étude d’un enseignant qui aura fait les mathématiques à l’école secondaire. Faut-il le renvoyer pour céder la place à un fraîchement sacré enseignant au TTC ? Si l’enseignant en activité en question peut se rattraper en lui donnant des cours de méthodologie de l’enseignement appliquée aux mathématiques, ne pourra-t-il pas donner autant ou plus de rendement que l’autre ?, a-t-il demandé mettant en évidence que l’expérience du premier est un avantage et un atout qu’il ne faut pas gâcher.

Pour les diplômés A2 enseignant dans des écoles secondaires du pays, le premier Ministre a dit que cette situation va se décanter avec le temps, que ces derniers prestent là où ils ne devaient pas être. Cependant, la solution n’est pas de les jeter à la porte. « Une possibilité de retourner aux bancs de l’école poursuivre les filières scientifiques qu’ils n’auront pas terminées et appliquées à l’enseignement est envisageable », a-t-il indiqué.

Le Ministre de l’Education, M. Papias Malimba qui accompagnait le Premier Ministre, est revenu sur la question des députés qui se plaignaient de voir au chômage des lauréats des centres de formation d’enseignants. Pour lui, outre qu’une partie non négligeable d’enseignants en activité vont chaque année à la retraite, outre que chaque année de nouvelles salles de classes sont construites à hauteur de 3% ; il y a beaucoup de centres scolaires qui sont bon an mal an initiés. « Tout cela contribue au solutionnement du prob lème de chômage des enseignants qualifiés », a-t-il dit.


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