Le Premier Ministre Anastase Murekezi évoque les défis de la qualité de l’enseignement

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 13 février 2017 à 04:55
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Le premier Ministre a initié un forum de débat sur son compte twitter. Ses ’followers’ l’ont assiégé de questions sur le faible niveau de la qualité de l’enseignement au Rwanda.

Pour ce faire, le Premier Ministre a instruit le Conseil de l’Enseignement Supérieur et le Ministère rwandais de l’Education d’initier une enquête à ce sujet.

"Nous avons diligenté une enquête à ce propos. Du reste, nous sommes entrain de finaliser cette enquête. Nous rédigeaons un rapport y relatif. Ce qui est important c’est que les étudiants devraient avoir des connaissances et des savoir faire. Cela devra se faire au cours de ses stages de formation", a confié à IGIHE Dr Innocent Sébasaza Mugisha.

La qualité de l’enseignement au Rwanda, des personnalités publiques interviewées trouvent que cette assertion est discutable. C’est le cas de l’Hon. Emmanuel Mudidi, ex-ministre de l’Education.
"Je ne suis pas sûr que la qualité de l’enseignement au Rwanda ait baissé. Je trouve en fait bizarre cette assertion surtout que quand nos lauréats vont étudier à l’étranger, ils brillent", a-t-il dit tentant de cacher les faiblesses éclatantes affichées par nos lauréats d’écoles secondaires et universitaires et ne pouvant pas avoir des études sérieuses faites à ce jour sur la question.

Par contre le même Mudidi reconnaît que l’enseignement actuel a accusé un coup dur depuis qu’il a été donné aux investisseurs privés.

"Certaines universités rwandaises ne tiennent qu’aux frais de scolarité de l’étudiant qui, sitôt payés, l’étudiant pourra faire l’abando temporaire des cours jusqu’au jour du test ou de la réception de son diplôme", a dit Edouard Munyamariza, porte parole de la plateforme de la Société Civile rwandaise soulignant le côté indésirable du mercantilisme affiché dans l’enseignement au Rwanda.

"Sur 1000 candidats à un poste mis en compétition, souventes fois, quelque 10 candidats peuvent satisfaire sans, eux aussi, convaincre", a-t-il ajouté.

Mais tout cela n’est que spéculations. Il faut que des recherches poussées, ayant des allures scientifiques soient initiées. Et puis, il faut dire que dans un Rwanda en développement rapide, les divers curricula répondant précisément à la qualité des postes offerts sur le marché du travail local sont rares.

Comment encore une fois peut-on parler de la qualité de l’enseignement soutenue au Rwanda au moment où l’enseignant de Chimie, de physique, de biologie... n’a jamais connu dans son cursus secondaire ou universitaire de séances de labo pour la simple raison que ces derniers ont cessé d’exister avec l’introduction de la 9YBE et la 12YBE ?

Comment peut-on parler de la qualité de l’enseignement du moment que les questions philosophiques qui étaient débattues et dissertées dans les écoles du pays ont laissé la place à des causeries matinales d’élèves, tous, rentrant immédiatement après cours, n’ayant personne pour les encadrer ?

Bref, une telle recherche fera que beaucoup de contours de la question seront circonscrits pour le bien de l’avenir du pays.


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