L’Unité et la Réconciliation se portent plutôt bien au Rwanda

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 20 septembre 2016 à 10:16
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La Commission Unité et Réconciliation a convié les délégués de la Société Civile rwandaise au Lemigo Hotel de Kigali ce lundi 19 septembre 2016 pour leur faire part des résultats d’une recherche dans le domaine de l’unité et de la réconciliation au Rwanda.

Des indicateurs plutôt reluisants comme quoi, l’idéologie du génocide est bien maîtrisée jusqu’à son éradication. Ici tout est pourcentage !
Les Rwandais se sentent réconciliés à 92.5%. Ils se sentaient réconciliés à82.3% en 2010.

Par ailleurs, une certaine opinion de Rwandais, 28.9%, trouve que le génocide contre les Tutsi peut être réédité si rien n’est fait pour bloquer et éradiquer lles signes avant-coureurs. Une façon de dire que 25.8% de Rwandais trouvent que l’idéologie du génocide est toujours vivace dans le pays. En effet, 27.9% pensent et agissent dans le prisme de leurs ethnies.

Mais que faire ? Quels sont ces indicateurs qui montrent qu’un génocide peut être réédité ? Est-ce une économie à deux vitesses où une petite portion de Rwandais sont très actifs et gagnent beaucoup au point qu’ils produisent plus de richesses sociales qu’ils doivent logiquement s’accaparer au moment où une grande frange vit dans une pseudo économie de subsistance ?
"Ceux qui s’identifient dans leurs ethnies et trempent dans l’ethnocentrisme et dans l’idéologie du génocide.... sauf que je pense que personne, aucun Rwandais ne souhaiterait recommettre le génocide parce qu’il serait un malade, un détraqué mental", a dit l’évêque de Kabgayi, Mgr Smaragde Mbonyintege, lui aussi invité à la conférence.

L’assistance n’a-t-elle rien compris au débat du jour ? Les conférenciers ont bel et bien montré que la masse communautaire est bien calme comme elle l’a toujours été. Néanmoins, le district de Musanze vient au top de gens qui sont ethnocentrés. Il est suivi par les habitants de Rubavu, de Gasabo, de Nyarugenge, de Ruhango, Nyanza et Nyagatare, a dit Fidèle Ndayisaba, Secrétaire Exécutif de la Commission Unité et Réconcilliation (CNUR), lisant le rapport de la recherche.

Une gestion, un partenariat CNUR-Société Civile et Partis Politiques
"On voit dans le pays une tendance à la libre expression. Les gens ont la parole même si elle est timide. C’est une évolution positive qui s’observe dans la société rwandaise. Nous, à l’IRDP (Institut de Recherche et de Dialogue pour la Paix), n’avons pas encore fait des recherches sur la liberté d’expression et sur la culture de manifestations- revendications pacifiques", a confié René Bugingo, chercheur à l’IRDP.

"Cette question de la culture de revendication pacifique de ses droits à travers des réclamations ou des manifestations publiques, autant la poser la semaine prochaine au moment où nous rencontrerons les chefs des partis politiques agréés au Rwanda", a dit Fidèle Ndayisaba, Secrétaire Exécutif de la CNUR trouvant que cette culture importe beaucoup car elle permet aux citoyens de s’épanouir et de ne pas emmagasiner éternellement des déceptions et autres ressentiments qui finissent par éclater de façon dangereuse.

La CNUR indique que d’ici 2017, le Gouvernement rwandais s’est engagé à relever davantage lle niveau de perception de l’unité et la réconciliation parmi les rwandais avec le taux d’au moins 95% évitant ainsi toute idéologie divisionniste qui viendrait attaquer les Rwandais.


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