EMVTC-Remera : Un centre de formation mécanique automobile très creatif

Redigé par NDJ
Le 5 décembre 2017 à 04:02

EMVTC-Remera (Expert Motor Vehicle Technical College) fondé en 2013 dans le quartier Remerade l’Est de la ville de Kigali promet un dynamism sans limite. Ce centre de formation en mécanique automobile vient de declarer 372 jeunes aptes à la carrier de mécanicien assermenté.

“Nous faisons face à un manque de matériel pédagogique suffisant et actualisé. Il coûte tres cher. Il est au dessus de nos moyens. Les jeunes apprenants ont rassemblé de la ferraille usagée pour confectioner une carcasse de véhicule, un moteur et quelques accessories. Le prototype de véhicule marche bien”, a confié à la presse le Directeur-propriétaire de l’école, M. Jacques Nshimiye, 35 ans à peine, qui a des ambitions de faire de son centre de formation en Mécanique automobile, un Centre d’excellence où ses lauréats sont non seulement de bons entrepreneurs en services de reparation de véhicule mais aussi capables de monter une usine de rassemblage.

M. Nshimiye énumère les défis auxquels sont confrontés des entrepreneurs en matière de formation en métiers tout en invitant des investisseurs financièrement outillés pour un partenariat très lucrative en la matière.

“Le matériel didactique n’est pas facile à acquérir. Il coûte cher mais aussi il faut l’importer. Il en va du profil du jeune mécanicien que vous allez former. De deux, il n’est pas aisé de signer un contrat permanent avec les formateurs- enseignants mécaniciens qui, tout frais sortis de leurs instituts supérieurs, savent qu en travaillant dans les garages de reparation automobile, ils peuvent gagner le triple de ce qu’ils perçoivent dans l’enseignement”, a ajouté le Directeur trouvant que l’union faisant la force, il est ouvert à des propositions d’investisseurs soucieux de participer financièrement à la restructuration de ce centre de formation.

“Nous enseignons de façon pratique. Le jeune apprenti mécanicien passé 80% de sa formation en pratique. Les 20% de théorie que nous lui enseignons sont faits sur base d’un écran sur quoi des images de pieces de rechange et des engrenages sont projetés avec possibilité de ralentir le rythme pour que l’apprenti puisse comprendre le système d’engrenage du moteur de véhicule”, a confié le Préfet des Etudes de l’EMVTC trouvant qu’en soi ce système d’apprentissage en image donne des avantages certains quand le jeune apprenti ouvre le moteur du véhicule pour le disséquer et le réparer.

“La plupart de ceux qui viennent en apprentissage automobile ici, ont terminé leurs humanités generals. Ils viennent pour acquérir un métier. Moi qui ai terminé ma formation ici, je suis enseignant dans une école automobile àKanombe(quartier sud de Kigali) mais après avoir terminé un institute de mécanique générale ETM Muhazi. J’ai pu monter deux societies. L’une Good Hills Cy produit du jus et l’autre Shoe Hub ltd travaille le cuir”, a témoigné Bosco Habimana, laureate d’EMVTC de l’an 2015-2016.

EMVTC-Remera peut être fière d’avoir sorti plus de 1000 lauréats depuis sa création. “Nous les suivons dans leur vie professionnelle. Tous sont décidés à réussir honorablement et bien leur vie”, a dit le Directeur au cours de la cérémonie de distribution des brevets pour les 372 lauréats de cette année en ce dimanche 3 décembre 2017.
Il est intéressant de voir que les pouvoirs publics et autre Fédération rwandaise du Secteur Privé suivent de très près l’évolution de cette école de mécanique automobile qui forme des ouvriers qualifies au compte goutte.

“Nous faisons tout pour amener des “delopment partners” intéressés à entrer en contact avec le directeur de cette école. La dernière action faite en sa faveur dans ce sens ? Nous avons établi un contact avec des potentiels partenaires allemands intéressés dans l’enseignement de la Mécanique automobile. Je crois que les pourparlers doivent aller bon train”, a confié la Directrice de la Chambre de l’Artisanat, carrières près le PSF venue participer à cette cérémonie de distribution des brevets de fin de formation.

Il faut dire que le courage du jeune Jacques Nshimiye force le respect. Il montre à quell point il déborde d’énergie pour pouvoir former des milliers de jeunes ouvriers mécaniciens automobiles capables de perfectionnement pour monter dans les savoir faire et aller plus loin dans la connaissance du véhicule pour être bons professionnels dans une usine de montage et de rassemblage de véhicules.

Tout cela ne pourra se faire qu’au cas où il pourra avoir des investisseurs assez outillés en savoir-faire mécaniques et en capitaux pour améliorer l’environnement de travail actuel. Nshimiye n’a-t-il avoué qu’il utilise un espace loué à un tiers ?
Ici des partenaires-actionnaires qui ne viennent pas bousculer le travail patient commence par le jeune Nshimiye sont plus que de besoin.


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