Rwangombwa (BNR) opte pour un paiement électronique dans un Rwanda encore rural à 70%

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 10 novembre 2017 à 01:24

M. John Rwangombwa s’avère être un gestionnaire méticuleux et parcimonieux à l’image de son patron, le Président de la République. Il a horreur de perdre à tout moment plus de 2 milliards de francs (2.34 millions de dollars) dans la fabrication des billets de banque et des pièces sonnantes et trébuchantes.

C’est du moins ce qu’il a déclaré au cours d’un talk show à RBA, la télévision publique rwandaise de ce mercredi 8 novembre 2017. Pour lui, il y a urgente nécessité de tourner le mode de paiement manuel en électronique. Il n’y va pas de main morte et annonce ses convictions intimes.

Le Gouverneur de la BNR Rwangombwa : Il pense plus à l’amélioration de l’environnement des prestations de services avec le paiement électronique
“Cela provoquera une grande croissance économique. Et puis il n’y aura pas de perte de monnaie dans les échanges économiques tout autant que la masse monétaire restera intact”, a indiqué le Gouverneur Rwangombwa poussant un soupir de soulagement pour pouvoir épargner la facture de 2 milliards que le fabricant britannique de pièces de monnaie et de billets de banques réclamme toutes les fois que la masse monétaire a diminué et qu’il a actionné sa planche à billets.

“Si on utilise les nouvelles technologies de l’information, nous allons épargner beaucoup d’argent qui sera utilize à autre chose. Et puis, cela développe davantage le pays et ça fait évoluer les mentalités des gens en général avec de nouveaux modes d’action”, a dit le Gouverneur.

Pour le Gouverneur, le mode de paiement électronique a déjà commence avec l’an 2011 où on a enregistré des transactions financières électroniques d’une valeur de 5 milliards de francs contre 57 milliards pour l’année en cours.
Mais Rwangombwa lui ne privilégie pas le transfert de monnaie et autre paiement par le biais du telephone portable.

Il va loin et…
“Il existe un autre mode de paiement très aisé. Vous allez dans un supermarché avec de l’argent sur votre portable. Au moment de payer, on prend votre portable qu’on appliqué sur un device scanneur électronique. Après avoir introduit votre code secret et le montant à payer, tout est fait. Le montant inscrit est correspondant à la facture de vos achat est déduit de votre compte pour le compte du supermarché”, a dit le Gouverneur privilégiant ainsi les quelques 20% de Rwandais vivant dans des centres urbanisés comme quoi les 80% de ruraux n’ont qu’à prendre le train en marche.
De toute vraisemblance, un tel raisonnement bloque une vision holistique du développement économique integral du pays Rwanda. L’accent qui doit être mis au remorquage du secteur rural vers l’économie de marché risque d’en pâtir.

Une bonne gestion de l’espace habitable et de l’espace de cultures dans un kholkhoze de l’ancienne Union Soviétique
Au moment où la productivité agricole reste sérieusement insuffisante faisant en sorte que les mentalités rurales n’évoluent pas, le secteur financier rwandais parle de paiement électronique pour satisfaire une classe moyenne rwandaise, elle aussi peu nombreuse, qui consomme plus de 90% de produits étrangers bien achalandés et attractifs sur les étalages de ces supermarchés.

On rétorquera qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre le paiement électronique et la volonté politique pour une grande productivité intérieure.

Pourtant si incompatibilité il n’y a pas, ce mode de paiement électronique est signe d’un siècle où le secteur des services règne. Un marché parallèle, celui du monde rural devrait lui aussi être revivifié en y injectant des flux monétaires importants accompagnés d’un encadrement réel d’experts agro économistes et agro industriels pour transformer de fond en comble le secteur rural et des entités urbanisées laissant de gros espaces agricoles se developper sur le mode d’agriculture industrielle américaine.

“Pour ma part, je crois que l’idée du gouverneur de la BNR de la sensibilisation générale au mode de paiement électronique est motive par le fait que le tourisme actuel compte pour plus de 40% du PIB, que de ce fait, le paiement électronique est un outil très aisé pour le tourists”, a dit un observateur rwandais critique trouvant que le tourisme renforce l’aspect d’une économie superficielle et trop dépendante de l’extérieur.

Une mise en commun des terres paysannes, de nouvelles positives mentalités et pénétration dans le marché

Partant de cette politique de coopérativisation en vogue dans le pays, un ministère des cooperatives devrait être mis sur pied par le Chef d’Etat rwandais et son Premier Ministre. Alors là, tous les esprits, la grande volonté politique des officiels gouvernementaux, devaient developper des stratégies d’instauration de géants systems kholkhoziens faits de fermes agricoles mis en commun pour developer une agriculture industrielle donc donnant immédiatement après récoltes saisonnières à des produits finis consommables bio et d’excellente qualité permettant leur compétitivité sur les marches internationaux.


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