Quatre personnalités quittent le Conseil des Ministres, du sang neuf entre : Analyses

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 31 août 2017 à 03:57
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Quatre ? Non ! Plutôt cinq personnalités ministérielles. Le Premier Ministre Anastase Murekezi en tête. Un depart important est celui de François Kanimba, Ancien Ministre de l’Industrie, commerce et Affaires de l’EAC. Il est remplacé par l’ancien Secrétaire d’Etat au Ministère de la Bonne Gouvernance, Vincent Munyeshyaka. D’autres departs ? Stella Ford Mugabo qui avait été chargé de la coordination de l’action du Conseil des ministres et Vénantie Tugireyezu, Ministre à la présidence.

Au dela de l’événement, on peut réfléchir profondément aux causes de ces departs.
D’aucuns diront que les nouveaux ministres et Secrétaires d’Etat confirmés ont le vent en poupe. Ils seront different de l’équipe sortante.
Le Président Paul Kagame, pour satisfaire les citoyens qui l’ont plébiscité pour ce troisième septennat, n’a pas besoin d’un Premier Ministre bureaucrate comme l’était Anastase Murekezi. Tout au long de ce second septennat qui s’achève, il avait besoin d’un Premier ministre qui, en accord avec Stella Ford Mugabo, devait entièrement veiller à la mise en application des décisions prises périodiquement et réfléchir solidement sur des voies de sortie de la crise économique actuelle au lieu de poser comme un bureaucrate qui attend d’exécuter des ordres venus d’en haut.

Le Départ de François Kanimba
Des observateurs interrogés disent que ce brillant vieux universitaire a manqué de punch et de créativité pour réduire les écarts criants de la balance commerciale du Rwanda. Il n’a pas déployé d’initiatives heureuses consistant à dynamiser les programmes “Kwihangira imirimo” afin de stimuler les produits d’exportation du pays et, partant, donner une bonne santé du franc rwandais et renforcer le pouvoir d’achat du citoyen.

Aux nouveaux Premier Ministre Dr Edouard Ngirente et Vincent Munyeshyaka, Ministre de l’industrie et Commerce ; ils héritent des tâches énormes non faites par leurs prédécesseurs respectifs. Le Premier connaît à fond les institutions de Bretton Wood pour mobiliser les fonds de développement des infrastructures socio économiques. Il est aussi jeune, 44 ans, pour déplacer les montagnes et réaliser en temps reel les programmes projetés.

Au nouveau ministre de l’industrie et Commerce, anciennement au secretariat d’Etat au Développement rural, le remorquage de plusieurs milliers de petites unités de production dans le rural et l’urbain (laiterie, brasseries de jus et de vins divers, artisanat, …), c’est bien son affaire. L’important est de savoir comment il fera la liaison entre ces micro et petites enterprises et le secteur bancaire afin de booster leur capacité de production et, ainsi, élargir l’assiette fiscale.

Monsieur le nouveau Premier ministre saura-t-il stimuler les industriels rwandais pour qu’ils se dotent de laboratoires de recherche et d’invention dans leurs propres entités ? Ceci est capital pour que chaque industrie locale utilisant les matières premières agricoles ou minières puisse utiliser de nombreux jeunes universitaires qui vont être rompus à la carrière de chercheurs scientifiques pour les industries locales et améliorer sans cesse leurs produits, être à la base de creation de brevets d’invention strictement nationaux.

Et c’est ici que les nouveaux Premier Ministre Edouard et ministre de l’Industrie Vincent devront mobiliser des fonds à la recherche qu’ils pourront attribuer à chaque entité industrielle sous forme de crédits à la recherche à long terme. Bref tout cela devra-t-il se faire pour la creation d’une économie rwandaise assise sur un socle indéboulonnable, fort à toute secousse de l’inflation superficielle créée par la fluctuation du dollar, monnaie de reference.

Il va de soi que le nouveau ministre de l’industrie animera le programme national sensible ‘Made in Rwanda’ pour l’exportation de toute une gamme de produits finis locaux compétitifs sur les marches regional et international. Cela aura pour conséquence heureuse de voir circuler dans le rural mieux ou autant que dans l’urbain d’importants flux monétaires à la satisfaction des classes sociales pauvres qui remaitriseront leur pouvoir d’achat.


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