Le Premier Ministre encourage les fermiers à la rétention d’eaux de pluie ; quid des prestations au rabais des agronomes ?

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 30 janvier 2017 à 12:06
Visites :
56 2


Le premier Ministre M. Anastase Murekezi s’est, ce 28 janvier, joint aux habitants de Secteur Cyeza du District Muhanga pour les travaux communautaires de fin de janvier 2017. Les travaux en question ont consisté à asperger d’eau le vaste champ de maìs (100 hectares) du Marais de Takwe.

L’allocution de la fin des travaux du jour a focalisé sur la lutte contre les changements climatiques et des stratégies à adopter pour conserver l’eau des champs en permanence.
“Nous avons éprouvé un problème de rareté des pluies. Cela nous a appris que l’eau des champs à notre disposition doit être canalisé dans des barrages, y rester pour être utilisée en temps voulu pour aspersion de nos cultures au moment où les pluies deviennent rares. Ceci dit, nous devons tout faire pour ne pas toujours dépendre de la tombée des pluies », a dit le Premier Ministre insistant sur le fait que la ressource naturelle eau est très importante pour le fermier rwandais. Il a alors rappelé aux ruraux de creuser des tranchées latérales dans leurs champs collinaires et d’y planter des herbes appropriées qui retiennent le sol meuble en temps de pluie.

Le premier Ministre a confié aux participants à ces Travaux Communautaires de fin de mois que la politique agricole adoptée par le Rwanda depuis l’an 2000 fait appel essentiellement à la rétention des eaux de ruissellement et autres eaux canalisées à partir des toits d’habitations pour les rediriger vers les champs de cultures ; ce qui, a-t-il dit ,a un impact certain sur la production agricole et laitière. Il a ensuite recommandé aux fermiers de recourir aux fertilisants agricoles dans le cadre de plus de productivité.

Ici le Premier Ministre a raté une occasion de rappeler aux fermiers agricoles qu’ils doivent entreprendre en même temps le travail matinal des champs de quelques 4 heures, celui d’élevage méthodique de volailles et de petit bétail (4 heures de l’après repos) pour gagner des marchés des villes rwandaises qui sont obligées de consommer des œufs et des poulets ugandais faute de suffisante production intérieure.

Il aurait dû recommander aux agronomes et vétérinaires de secteurs de se surpasser dans l’encadrement des fermiers rwandais et les aider à ne pas gaspiller leur temps utile dans les cabarets et autres débits de boissons à longueur de journée après 3 ou 4 heures passées dans des champs à cultiver des items traditionnels (haricots, mais, patates) qui ne sont pas assez rentables autant que fruits, légumes ...sur les marchés internationaux.


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM

Publicité