L’Université Kepler ouvrira ses portes dans un deuxième camp de réfugiés à Mahama

Publié par igihe
Le 11 mars 2017 à 04:55
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Mahama (Kirehe) : Après le camp des réfugiés de Kiziba à l’Ouest, l’Université Kepler ouvrira ses portes dans le 2ème camp de réfugiés de Mahama à l’Est du Rwanda, selon la Ministre des Désastres et des Réfugiés, Mme Séraphine Mukantabana.

« Les préparatifs sont terminés. Les examens d’admission seront bientôt donnés », a-t-elle indiqué.

El a ajouté qu’au Rwanda, le réfugié a droit à un enseignement gratuit comme tout Rwandais durant jusqu’à la fin des douze années du secondaire. Mais pour l’université, au regard de la note obtenue et de la réussite aux examens, et selon les capacités de chacun, l’université est aussi ouverte à l’étudiant réfugié qui parvient à trouver un appui ou une assistance émanant d’un bienfaiteur ou de toute autre association bénévole.

« Même dans les camps de réfugiés, ceux qui parviennent à recevoir un appui poursuivent leur enseignement supérieur », a-t-elle dit. Elle s’est réjouie du lancement prochain des programmes de l’Université Kepler dans le camp de réfugiés de Mahama.

Les programmes suivis sont américains, ainsi que le diplôme délivré. Mahama devient ainsi le deuxième camp de réfugiés au monde à être doté d’une université.

La Ministre Mukantabana a rappelé que le Gouvernement du Rwanda, le HCR et les partenaires demeurent soucieux de l’amélioration des conditions de la mère et de l’enfant. C’est dans ce cadre qu’un Centre d’Appui pour les activités de création de revenus vient de naître à Mahama.

Dans ce même souci, récemment dans ce même camp, l’on a inauguré un centre de santé, puis une maternité pour s’occuper spécifiquement de l’enfant et de la mère.

De même, on s’occupe des jardins de légumes qui donnent aussi des revenus. Des coopératives pour la couture, et d’autres initiatives, sont aussi opérationnelles et vont s’étendre pour que chaque femme et chaque homme dans le camp ait une activité à revenu.

Un défi pourtant demeure : l’obscurité dans le camp. Le camp Mahama n’a pas d’éclairage public, surtout la nuit, quand on va aux toilettes. Un partenaire a promis de trouver une réponse à ce défi afin de mieux sécuriser le milieu.

Pour ce qui est de l’eau, chaque réfugié bénéficie de 20 litres par jour. Ce qui correspond à la norme universelle.

« Progressivement, des réponses sont mises en place pour les besoins essentiels dans le camp. Il reste à renforcer les projets à revenu. Les hommes dans le camp doivent se soucier surtout du principe de l’égalité du genre comme un préalable pour un développement durable. Sinon, la tolérance zéro est appliquée en cas de violence contre la femme », a encore averti la Ministre en charge des réfugiés. (Fin)

Avec rnanews.com


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