Burkina Faso : à Paris, le secteur privé répond à l’appel du PNDES

Publié par igihe
Le 9 décembre 2016 à 10:04
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Après les 12,7 milliards d’euros promis au Burkina Faso par ses partenaires techniques et financiers ce mercredi 7 décembre 2016, c’était au tour du secteur privé, jeudi, de participer aux projets du Plan national de développement économique et social du gouvernement burkinabè, le PNDES. Infrastructures, énergie, sanitaire et social, agriculture voire nouvelles technologies, les chantiers ne manquaient pas. A l’issue de la dernière journée de la conférence à Paris, c’est finalement près de 15 milliards d’euros qui ont été promis sous forme d’investissements.

« Burkina is back and ready for business », a scandé le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thieba lors de cette deuxième journée de la Conférence des partenaires pour le financement du PNDES à Paris. Un enthousiasme provoqué par la pluie de chiffres qui s’est déversée sur les participants. Le gouvernement a mis l’accent sur le rôle du secteur privé pour atteindre d’ici 2020 les objectifs de son plan de développement. Les entreprises étaient invitées à participer aux projets dits structurants mis en avant le PNDES. Le Burkina Faso a vu affluer les manifestations d’intérêts pour des partenariats publics-privés, en particulier dans le domaine de l’énergie.

Dans son plan de développement, le Burkina Faso a mis l’accent sur l’électrification (le pays connaît un taux d’accès à l’électricité de moins de 20%), notamment via l’énergie solaire. De nombreux investisseurs ont émis des manifestations d’intérêt dans ce domaine.

Parallèlement, une convention a été signée entre le gouvernement et la société canadienne Windinga energy pour un projet de centrale électrique. « Nous allons investir 111 milliards de FCFA (près de 168 millions d’euros) pour produire 140 mégas watts et ainsi fournir une électricité de base, donc très stable pour le réseau », explique Benoît La Salle, son directeur. Son équipe a entrepris depuis six mois une étude de préfaisabilité sur place.

Concernant le développement de l’entrepreneuriat local, Coris Bank, banque panafricaine basée à Ouagadougou a fait forte impression en promettant d’ouvrir un guichet spécifiquement dédié aux PME et un autre doté de 50 milliards de francs CFA (76 millions d’euros) pour les femmes.

Du côté de la santé, on se félicite que « presque tous les projets ont fait l’objet d’engagements des acteurs privés, selon le ministre Smaïla Ouedraogo. Y compris les besoins en ambulances et centres hospitaliers inscrits dans les projets du PNDES. »
Un afflux surprenant quand on considère que le pays est encore très mal placé dans le fameux classement « Doing business » de la Banque mondiale.

« Beaucoup d’actions ont été mises en œuvre pour assainir notre secteur des investissements, notamment un code plus attractif et puis l’équipe gouvernementale a fait preuve d’un grand volontarisme », indique Me Fatoumata Barro, qui représente les intérêts d’une holding turque attirée par des projets de constructions immobilières.
Durant ces deux jours, l’intérêt international pour le Burkina Faso a sauté aux yeux, tant l’affluence était forte à ce rendez-vous de Paris. Le plus dur reste à faire désormais. Evaluer les propositions formulées cette semaine et les mettre en œuvre d’ici 2020.

avec rfi.fr


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