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Scandale Volkswagen du diesel : la commission Royal suspecte des "triches" chez d’autres constructeurs.

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 29 juillet 2016 à 04:54
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POLLUTION - La Commission mise en place par Ségolène Royal, après le scandale Volkswagen, dit ne pas pouvoir exclure que d’autres constructeurs de voitures diesel aient recours à des logiciels "tricheurs". La Commission évoque de possibles retraits d’homologation.

La commission technique indépendante mise en place par Ségolène Royal après l’affaire Volkswagen ne peut pas exclure que d’autres constructeurs de voitures diesel aient recours à des logiciels "tricheurs", a-t-elle indiqué dans son rapport final compilant les tests de 86 véhicules.

Pointant de "nombreux dépassements" des seuils retenus lors de ces tests, la commission affirme que certains véhicules présentent des "écarts importants" même en conditions d’homologation et appelle à davantage d’investigations sur certains véhicules, "afin d’évaluer s’ils ne doivent pas faire l’objet d’un retrait de leur certificat d’homologation".

Impossible d’avoir accès à l’ensemble des logiciels

Les travaux de la commission, qui se sont appuyés sur des tests effectués par l’organisme UTAC-Ceram, visaient "à faire toute la transparence sur les pratiques de l’industrie automobile et à restaurer la confiance des consommateurs", selon les mots de Ségolène Royal.

Mais les experts de la commission française, dont les travaux ont duré huit mois, ont affirmé dans leur rapport qu’"il n’a pas été possible d’avoir accès à l’ensemble des logiciels embarqués, et donc aucune analyse des logiciels n’a été effectuée". "La commission ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels ’tricheurs’ dans les véhicules testés", selon la même source.

Vers un nouveau scandale à la Volkswagen ?

Volkswagen a avoué en septembre 2015 avoir installé sur des véhicules diesel un logiciel destiné à tromper les tests d’homologation, en réduisant temporairement les émissions polluantes. Un scandale planétaire qui avait fait perdre des sommes faramineuses au constructeur, provoqué le rappel de milliers de véhicules, sans compter les procédures judiciaires déjà entamées ou attendues en Europe, aux Etats-Unis, de la part d’investisseurs ou de clients mécontents, et les multiples enquêtes dans plusieurs pays.

Si Volkswagen était mis en cause par la justice française, Renault, parmi 16 autres marques automobiles, s’est vu accusé d’irrégularités dans le système de filtration des émissions polluantes des véhicules roulant au diesel par le ministre des Transports allemand le 22 avril dernier. Après quoi le gouvernement français avait chargé cette commission Royal de tester les émissions polluantes de cent véhicules diesel.

Avec metronews.fr


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