Tunisie : Violée dans un cimetière, une femme meurt après 6 jours de coma

Publié par IGIHE
Le 3 mai 2017 à 09:30
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Décès d’une mère de trois enfants, une semaine après son viol dans un cimetière. Le violeur est un récidiviste, ayant bénéficié de la grâce présidentielle.

Le décès d’une mère de famille violée dans un cimetière, il y a une dizaine de jours, suscite une vive indignation en Tunisie. L’affaire remonte au 18 avril, Hanène, une jeune maman âgée de 36 ans, mère de trois enfants, rentrait de l’hôpital régional de Kairouan (centre du pays), où elle travaillait depuis des années.

La jeune maman était pressée, elle devait récupérer sa fille, encore en bas âge, accompagnée de son fils de 4 ans, elle a emprunté un raccourci (le cimetière) quand elle a été arrêtée par un individu, qui a tenté de la violer. La dame s’est débattue et son agresseur, l’a sauvagement battue avant de lui asséner un coup de pierre sur le crane, qui l’a assommée.

La jeune femme, qui a été retrouvée gisant entre les tombes par des passants, a été transportée à l’hôpital régional des Aghlabides (son lieu de travail) pour recevoir des soins d’urgence. Elle est restée dans le coma pendant 6 jours et malgré tous les efforts, Hanène a succombé, mardi soir, suite à une hémorragie interne. L’enfant de la victime, qui accompagnait sa mère, étaitporté disparu, il a pris la fuite durant le viol de sa mère. Mais il a été retrouvé, quelques heures après le drame.

Un récidiviste

Avant de sombrer dans le coma, la victime du viol a prononcé ses dernières paroles, elle a demandé à ce qu’on exécute « la bête qui l’a sauvagement violée et agressée. » Elle a aussi souhaité que son fils venge le viol de sa mère. Le violeur n’est autre qu’un récidiviste qui a bénéficié récemment d’une grâce. Il s’agit d’un quadragénaire qui avait été condamné à la perpétuité pour le viol d’un garçon et de ses deux sœurs. En janvier 2017, il a quitté la prison dans le cadre d’une grâce présidentielle, après avoir purgé une peine de 20 ans.

L’accusé a été libéré malgré le refus de la direction des prisons, du procureur général de la cour de cassation et du juge des peines, a assuré une avocate de l’association des femmes démocrates lors d’une manifestation organisée mercredi après les funérailles de la victime.

Avec Afriqueactualité


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