Trafic d’êtres humains : polémique autour du classement de la Birmanie sur une liste noire
Publié le 1er-07-2016 - à 16:48' par IGIHE

DEMOCRATIE - Le pays est pointé du doigt par les Etats-Unis pour la persécution de la minorité musulmane des Rohingyas, soumis au travail forcé et à la traite sexuelle. Un choix que regrette le nouveau gouvernement civil, élu en novembre, qui tente d’instaurer la démocratie dans ce pays longtemps dominé par la junte militaire.

La Birmanie épinglée par Washington malgré ses efforts. Le pays gouverné depuis novembre par le prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, vient d’être ajouté par les Etats-Unis sur la liste noire des pays ne combattant pas assez le trafic d’êtres humains. Une dégradation que déplorent les autorités birmanes  : "C’est regrettable que le rapport du département d’Etat américain ait dégradé la Birmanie du niveau 2 au niveau 3, au moment même où le nouveau gouvernement civil renforce ses efforts pour protéger ses travailleurs immigrés et les victimes du trafic d’êtres humains et du travail forcé", a réagi la diplomatie birmane ce vendredi.

Les Etats-Unis ont ajouté la Birmanie et sept autres nations à cette liste noire, selon un rapport publié jeudi. Les violations des droits de la minorité musulmane des Rohingyas sont notamment pointées du doigt. Les membres de la minorité Rohingya "sont particulièrement vulnérables à la traite sexuelle ou au trafic de main-d’œuvre dans l’Etat Rakhine, y compris au travail forcé par les autorités", est-il précisé.

Le premier gouvernement civil du pays

Depuis des législatives historiques en novembre 2015, raz-de-marée électoral pour le parti d’Aung San Suu Kyi, celle-ci a pu mettre en place un premier gouvernement civil, après des décennies de junte militaire au pouvoir. L’an dernier, la diplomatie américaine avait été critiquée pour n’avoir pas rétrogradé la Birmanie au "niveau 3" dans le but d’encourager la démocratie naissante.

Les associations de défense de droits de l’Homme ont salué le fait que la Birmanie ait été rétrogradée, considérant que le pays avait été injustement protégé l’an dernier pour ces raisons politiques. "L’armée reste une institution non réformée, qui continue à avoir recours au travail forcé en toute impunité", estime ainsi l’ONG Fortify Rights. Le ministre américain des Affaires étrangères a justement insisté sur le fait que le rapport de 2016 se fondait bien sur "des règles" et des "faits" et non sur des considérations politiques. De son côté, la Birmanie espère ne pas voir sa coopération avec Washington se dégrader.

Metronews.fr


Kwamamaza
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