Montée de l’ethnocentrisme jusqu’au génocide ; Comment surmonter le traumatisme post génocide
Publié le 24-11-2016 - à 17:41' par Dr Jean Pierre Dusingizemungu

Le Professeur Dr Jean Pierre Dusingizemungu, auteur de ce texte, est Président du Collectif d’Associations de lutte pour les intérêts des rescapés du Génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda. Il réfléchit sur l’histoire controversée du Rwanda, sur les situations d’émergence et de dissémination d’idéologies ethnocentristes jusqu’à leur culmination et le génocide des Tutsi qui s’en est suivi. Comment redonner la vie aux rescapés et réhumaniser les bourreaux ? Ci-après le texte.

Le Rwanda, a une histoire où la crise généralisée a donné naissance à un génocide. Le temps précédent celui-ci a été une période où les valeurs de démocratie, de tolérance, de justice et de patriotisme ont été profondément bafouées. Une dynamique de violence et d’exclusion de l’autre a été longtemps entretenue. Différentes ruptures socioculturelles ont développé une histoire ponctuée de nombreuses périodes de massacres, de destruction, de flux de réfugiés.

La dévalorisation humaine a été longtemps pratiquée par les pouvoirs successifs. Les stéréotypes développés par les écrits des acteurs de la scène politique coloniale et post coloniale (missionnaires, agents coloniaux etc.) ont eu des effets nocifs. Les mythes créés ont confiné les Rwandais dans des catégories figées ouvrant la brèche à un assiégement identitaire dangereux. Les personnes se sont perdues dans les identifications groupales au détriment du développement des identités individuelles pertinentes.

Il y a eu le développement des groupes qui ont été nommés « ethnies ». L’on a observé progressivement le sentiment de mal être, le repli défensif et la spirale de violence. Les bénéfices psychologiques d’une appartenance valorisée au seul peuple rwandais qui prévalait avant la colonisation et l’arrivée des missionnaires n’ont plus été profitables. La haine de l’autre a été cultivée au plus haut degré.

Les deux colonisateurs qui se sont succédés, allemand et belge, ont ébranlé les us et coutumes, mettant de côté l’ordre établi, favorisant ainsi une désarticulation de la cohésion du peuple rwandais. Cette dernière se caractérisait par un territoire commun, une même histoire, une même langue, une même religion. Le peuple a été vite divisé en trois ethnies complètement distinctes, sans rapport, apparemment vouées à se haïr.

Les autorités de la première et de la deuxième Républiques ont été des élèves parfaitement fidèles de leurs maîtres (les colonisateurs et les missionnaires). Ils ont développé systématiquement une idéologie génocidaire planifiant petit à petit ce qui allait se concrétiser en 1994 : le génocide des tutsi qui a emporté 1.074.017 de vies humaines selon le bilan officiel fait par le Ministère de l’Administration Locale . Ce génocide a produit une destruction des personnalités, des communautés et de divers autres repères identitaires.

Il est compréhensible que les enjeux de reconstruction psychosociale soient de taille dans une situation de rareté de ressources tant matérielles qu’humaines. Notre communication démontre que malgré la profondeur de la crise et de la rupture, le dépassement a été possible grâce à des actions inspirées par une volonté partagée de vouloir aller de l’avant.

Dans le cas du Rwanda, aller de l’avant signifie en fait faire face au traumatisme, s’engager à tenter ensemble l’aventure du passage du pont entre le discours de la mort à celui de la vie. Ce pont est constitué par les différents espaces de définition d’un nouvel univers de significations où les conditions soient réunies pour l’émergence du respect d’autrui, de l’autonomie, de l’engagement et de la créativité. La situation extrême est arrivée au Rwanda, mais nous constatons que les Rwandais ne se sont pas figés dans le désespoir.

La situation de transition psychosociale a fourni une excellente occasion de dépassement dans ce sens qu’elle a donné aux Rwandais la possibilité très ouverte de créer.
Je ne prétends pas évoquer toutes les actions observées jusqu’à maintenant, j’essayerai simplement de dire un mot sur les points suivants :

 La vie associative comme moyen de faire face au traumatisme
 L’Organisation stratégique des soins de santé mentale
 Le processus Gacaca comme un moyen efficace de faire face au traumatisme
 Le travail du deuil à travers des activités de commémoration thérapeutiques


1. Vie associative ; un moyen de faire face au traumatisme

Au lendemain du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, les rescapés ont dû faire face à la perte des liens les plus fondamentaux ; non seulement les liens d’appartenance à l’espèce humaine, mais également à une société, une culture, une famille.
L’effondrement identitaire, la rupture, la déprime, la déchirure narcissique les ont touchés profondément. Cependant, ils n’ont pas tardé à devenir les moteurs de la reprise. Ils se sont constitués en une quinzaine d’associations (associations de jeunes, regroupements de veuves, associations de défense des droits des rescapés, etc..).
Les rescapés développent à travers les actions des associations des projets de vie qui les aident à faire face au traumatisme.

L’AERG (Association des Elèves et Etudiants Rescapés du Génocide) et le GAERG (Groupe des Anciens Etudiants Rescapés du Génocide) ont par exemple développé des familles qui donnent à leurs membres les moyens de tisser de nouveaux liens d’appartenance. Il s’agit d’une stratégie empêchant les jeunes rescapés du génocide à être renvoyés à eux-mêmes et à se lancer dans une « adultisation prématurée » qui ne serait qu’un isolement face au traumatisme psychologique vécu.

Nous considérons le réaménagement identitaire à partir de ces familles comme une action de grande valeur. Confrontés à l’absence ou la précarité de protections familiales, sociales et culturelles, les jeunes de l’AERG et du GAERG ont créé des familles qui s’avèrent être des milieux qui peuvent contenir, homogénéiser et instituer de nouvelles valeurs sécurisantes.

Les familles créées sont composées chacune par un père, une mère, des oncles, des tantes et des enfants. Elles remplacent les anciennes familles biologiques décimées pendant le génocide et portent des noms spécifiques. Ces auto panégyriques incitent généralement au courage, au développement de l’esprit d’émulation, de compassion et de solidarité. Voici quelques exemples des noms des familles :
 Abavandimwe : les frères et sœurs
 Abitonda 12 : les douze sages
 Cyuse : Achève l’œuvre laissée par les siens
 Uruyange : la floraison
 Mumporeze : Console-le
 Inganji : les imbattables
 Urumenesha : qui vainc
 Imanzi : les héros
 Isonga : ceux qui sont au sommet
 Imenagitero : qui casse l’attaque
 Intwari : les vaillants
 Inshozamihigo : les provocateurs de hauts faits
 Urwesangeyo : qui vainc l’« ingeyo », une armée puissante
 Mpore : tiens bon. C’est un mot tendre de réconfort après un malheur
 Intaganzwa : les invincibles
 Inyamamare : les célèbres
 Indashyikirwa : les inégalables
 Ireme : Elément de grande valeur
 Itetero : lieu d’épanouissement
 Indangamirwa : les stars
 Ibambe : compassion
 Intwarane : les vaillants

Les membres des familles se soutiennent moralement et matériellement. Ils se rencontrent une fois le mois pour planifier ensemble les activités communes comme :
-  La visite et l’encadrement des jeunes rescapés du génocide dans les écoles ou en milieu rural pour identifier leurs problèmes, leur venir en aide.
-  L’organisation et la participation active aux mariages et autres événements où les membres des familles sont impliqués,
-  Les recherches sur les conditions de vie des rescapés,
-  Le plaidoyer pour ceux qui nécessitent l’appui,
-  La promotion de la culture de la mémoire,
-  La coopération avec les organisations publiques et privées pour combattre le négationnisme, la banalisation, l’idéologie du génocide et le révisionnisme.

Les familles artificielles sont en fait des lieux des identifications, de dépassement et de la création.
Dans les activités familiales, l’on constate qu’ils condamnent les attitudes d’insouciance, de dépendance. Ils veulent à tout prix être à la hauteur de la mission de reconstruction du pays qui n’est pas remplie par n’importe qui.

Au sein des familles artificielles, les rescapés osent le récit de l’horreur. Ils y sont solidaires, ouverts, créatifs, généreux, entreprenants. Les uns écoutent les autres et vice versa. Il y a des destinataires de messages qui répondent. Ces familles sont de véritables lieux de mémoire, de culture et de développement des marques identitaires.

Organisation stratégique des soins de santé mentale

Avant le génocide des Tutsi de 1994, l’organisation des soins de santé mentale a connu à peu près trois temps :

Le temps de la pratique traditionnelle :
Cette période précoloniale avait le mérite d’impliquer la communauté entière et d’alléger le poids individuel vis-à-vis de la souffrance mentale. En effet si un membre de la communauté manifeste les signes de perturbations psychiques, il devient non pas le responsable mais le messager de la communauté vis-à-vis des manquements face aux diverses valeurs. La communauté dès lors responsable s’active pour structurer la réponse. Cette pratique avait sans doute aussi quelques faiblesses et notamment celle d’exclure un sujet comme prix à payer si la communauté n’arrive pas à réparer.

Le temps colonial :
Ce temps a diabolisé le savoir traditionnel sans donner les alternatives adéquates face aux soins psychiques. Les personnes ayant des problèmes de santé mentale étaient jetées dans la rue ou alors dans les prisons.


 Le temps de la psychiatrie asilaire :

Il été conçu depuis les années 1968 et surtout 1974 avec la création de l’hôpital Neuro psychiatrique de Ndera géré par les Frères de la Charité de Gand. La responsabilité du pouvoir public étaient quasiment absente, il n’y avait pas de politique en matière de soins psychiques.

Dans la période d’après Génocide, les problèmes de santé mentale se sont posés avec beaucoup plus d’acuité. Ceci a poussé les dirigeants du pays de mettre en place une politique nationale en matière de santé mentale en 1995 révisée en 2011. La situation a fait aussi que l’on a observé une diversité d’acteurs qui ont contribué au développement du dispositif de Santé mentale que nous avons aujourd’hui.

La politique nationale en matière de santé mentale de 1995 a permis aux décideurs politiques et aux autres acteurs de la société de repérer les points d’encrage pour initier une pratique de santé mentale adaptée au contexte et qui se rapproche de la communauté. Cette politique a permis d’amorcer une dynamique de décentralisation portée par la création des services de référence en matière des soins hospitaliers et ambulatoires.

Avant la révision de la politique de 1995, le pilotage de la pratique de santé mentale était assuré au nom du ministère de la santé par le Programme National de Santé Mentale. Il existait deux services de référence au niveau national, à savoir la référence en matière de soins hospitaliers assuré par l’hôpital neuropsychiatrique de Ndera et la référence en matière de soins ambulatoires assurés par le service de consultations psychosociales.

Six pôles opérationnels étaient répartis sur toutes les régions du pays. Ils fonctionnaient et bénéficiaient de l’appui des services de référence. L’intégration de la santé mentale restait à consolider, dans le paquet complémentaire d’activités au sein des hôpitaux de district. La pratique de la santé mentale au sein des centres de santé restait à initier et à développer.

Avec le temps, la problématique de la santé mentale a été progressivement confrontée à différents de défis de taille dont les plus importants étaient les suivants :
 Un besoin incontournable d’accéder à des soins de santé mentale de qualité, intégrés au sein de toutes les structures de santé jusqu’à la base, impliquant la disponibilité de ressources humaines bien formées, le financement public efficient et la promotion de la recherche ;
 L’importance de l’implication effective de la communauté et la prise en compte incontournable de la qualité de soins en santé mentale pour préparer le citoyen à devenir un acteur effectif dans le processus de développement ;

 Un impératif de mise en place d’un cadre légal régissant la pratique en santé mentale ;
 Le besoin de mise en place de stratégies spécifiques en rapport avec l’épilepsie, la dépendance aux substances psycho-actives et la problématique du psycho-traumatisme ;
 La modélisation de soins appropriés destinés aux enfants et aux adolescents ainsi que d’autres groupes vulnérables (enfants chefs de ménages, enfants issus du viol, femmes victimes de viol, etc.)

La révision de la Politique Nationale en matière de Santé Mentale intervenue en 2011 a eu pour objectif général de promouvoir les soins de santé mentale de bonne qualité, visant la réduction de la charge de morbidité en santé mentale, adaptés au contexte et accessibles à la communauté. Les objectifs spécifiques ont tenu en considération les défis qui avaient été relevés.
Les axes et les stratégies d’intervention ont été articulés avec un plan stratégique bien précis.
Le service qui s’occupe actuellement du développement de la santé mentale est la
« Division de la Santé Mentale » qui opère au sein du Centre Biomédical du Rwanda.

Gacaca utilisé comme un moyen efficace de faire face au traumatisme
Au lendemain du génocide, les rescapés étaient dans une situation d’attente d’une justice qui allait traiter les dossiers des génocidaires. Ils se demandaient comment ils allaient continuer à vivre à côté des présumés coupables. Ils attendaient impatiemment la reconnaissance de leur statut de victimes et la réparation des dommages subis.

Les procès qui ont démarré en décembre 1996 juste après l’adoption de la loi organique n° 08/96 du 30/08/1996 sur le génocide se sont caractérisés par une lenteur incroyable. Les procédures classiques étaient lourdes, les témoignages étaient difficiles à recueillir et ainsi plusieurs auteurs de crimes pouvaient être acquittés faute de preuves. Les juridictions « gacaca » ont été proposées pour corriger cette situation.

Comme elles se sont inspirées de la forme traditionnelle de résolution des conflits mineurs, les rescapés se demandaient si la proposition allait être efficace, si Gacaca pouvait avoir la vocation à juger les crimes de génocide. Les rescapés s’imaginaient avec une grande angoisse les séances Gacaca où ils allaient être confrontés avec les génocidaires. Ils ne comprenaient pas pourquoi les procédures d’aveu de culpabilité pouvaient donner droit à des réductions importantes de peine. Pour eux c’était une dilution pure et simple de la gravité des crimes qui avaient été commis.

Les rescapés sentaient que le dispositif Gacaca qui allait être conduit essentiellement par les membres de la communauté locale, en majorité faisant partie des familles des présumés coupables, n’allait pas aboutir aux résultats escomptés. Ils faisaient l’hypothèse que beaucoup de juges « Inyangamugayo » (personnes intègres) soient tentés de passer plus de temps à disculper leurs proches qu’à traiter objectivement les cas leur soumis. Les rescapés se posaient aussi des questions sur la compétence de ces juges qui n’avaient pas nécessairement de formation juridique.

Comme il était demandé à tout le monde de participer aux séances Gacaca surtout aux endroits où on était le plus concerné, il y avait une grande peur chez les rescapés de pouvoir se retrouver là où ils étaient pendant le génocide. Ils pensaient en effet qu’ils allaient être persécutés parce que leur présence allait accuser les tueurs.

Tout ce questionnement a poussé les responsables de l’Association Ibuka à faire une retraite d’une semaine en vue d’étudier dans tous ses angles l’impact que gacaca pouvait avoir sur les droits et les intérêts des rescapés. A l’issue de la retraite pendant laquelle il y a eu des discussions houleuses une décision fut prise : celle de soutenir sans ambages le processus Gacaca pour les raisons suivantes :

1ère raison : Gacaca allait être une occasion d’obtenir des informations sur les endroits où ont été jetées les victimes du génocide pour permettre aux rescapés de les ensevelir dans la dignité.

2ème raison : Gacaca allait être un moyen de retrouver l’unité séculaire des Rwandais, une condition qui garantissait des activités de prévention, de non répétition du génocide.

De façon remarquable, les juridictions gacaca ont permis aux rescapés d’avoir des informations qui leur ont permis de localiser les corps des leurs. Evidemment toutes les informations n’ont pas été données et il serait d’ailleurs impossible que ce soit ainsi.
Les informations recueillies pendant les procès Gacaca, même si parfois elles étaient incomplètes, ont facilité la reconstitution des événements et l’éclatement de la vérité à certains endroits.

Cet accès aux informations a sensiblement apaisé les rescapés qui ont d’ailleurs accordé le pardon à ceux qui l’ont demandé avec sincérité. Cet apaisement peut être considéré comme un élément majeur ayant ouvert la voie à l’amélioration des activités de commémoration. Au fur et à mesure que Gacaca progressait, l’on a constaté d’ailleurs de plus en plus de participation aux cérémonies de commémoration. Les liens sociaux se sont peu à peu renoués.

La réussite des juridictions Gacaca a montré que les Rwandais se sont engagés dans un véritable processus de dépassement. Celui-ci constitue comme on le sait un geste thérapeutique. Mais comme le souligne P. Watzlawick (1981, Changements, Paradoxes et Psychothérapies, Paris, Editions du Seuil, p7), un tel geste « demande un grand prix et peut paraitre illogique ».

Il y a des raisons qui soutiennent l’idée que les Rwandais puissent être motivés pour le dépassement. Celui-ci peut être compris comme une pensée et une action pour que 1994 ne se répète pas un jour.

Le travail du deuil et activités de commémoration thérapeutiques

Depuis 1995, le Gouvernement Rwandais a institué une semaine de deuil national pour commémorer le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Chaque année, un thème spécifique est choisi pour orienter les activités de la commémoration qui commencent et se clôturent à des endroits significatifs.

Dans la pratique, la commémoration se déroule selon un protocole précis déterminé par les organisateurs. En général, ce protocole prévoit du temps pour la prière, l’exhumation et l’inhumation en dignité des corps des personnes tuées pendant le génocide jetées ici et là, les discours politiques, les témoignages, les films, les représentations théâtrales, les chansons etc.

Quand on regarde de près, l’on constate que cette commémoration ouvre la voie aux activités collectives de préservation de la mémoire du génocide, de prévention et de traitement des problèmes de traumatisme. Ceci cadre bien avec ce qu’exige la politique sectorielle rwandaise de la mémoire qui suggère qu’« il faudrait mobiliser et amener la population rwandaise à se sentir concernée par le problème du génocide, à le considérer comme une partie de son histoire et en gérer les conséquences, afin d’instaurer un autre model de société’’ .


Que conclure ?

J’ai sciemment insisté sur des actions autres que purement médicales qui s’avèrent efficaces au Rwanda comme stratégies de faire face au traumatisme consécutif au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.J’ai voulu montrer que la société rwandaise a exploité judicieusement de nombreuses autres ressources. L’exercice est complexe mais il a démontré son efficacité. Au lieu de sombrer dans le traumatisme, les rwandais ont essayé tout ce qui pouvait leur permettre d’être résilients.

En effet :
 Les rescapés du génocide ont essayé de vivre en bonne intelligence avec les bourreaux ou les membres de leurs familles sur les mêmes villages
 Les actes de vengeance ont été sérieusement évités
 Les rescapés ont accepté courageusement de participer aux séances du processus gacaca qui étaient particulièrement très durs
 Malgré qu’ils aient été confrontés à de graves problèmes socio économiques et de santé (surtout le traumatisme), les victimes ont choisi la vie. Ils ont développé des espaces de solidarité, refusant l’isolation, luttant contre le négationnisme et l’idéologie génocidaire.

Tout cela a été possible parce que le Gouvernement a décidé d’accompagner les rescapés de plusieurs manières en créant par exemple le Fonds d’Assistance aux Rescapés vulnérables du Génocide. Les institutions étatiques ont été de bons partenaires des associations des rescapés : des actions innovatrices comme le processus gacaca et une bonne politique de mémoire ont été pensées et mises correctement en exécution.


Kwamamaza
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