Le Rapport sur les Camps de Réfugiés est un « Vademecum » pour les actions à mener

Publié par IGIHE
Le 8 mars 2017 à 12:10
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Le Rapport publié aujourd’hui sur la situation du genre dans les six camps de réfugiés congolais et burundais est un « vademecum » ou un guide pour les actions humanitaires à mener dans ces camps, selon le Représentant du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), Saber Azam.

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Les participants de la céremonie

« Ce rapport fait le tour de toutes les questions qui peuvent handicaper l’action humanitaire. Il nous interpelle à passer à l’action pour promouvoir le genre et assurer son respect dans notre action humanitaire dans les camps. Toutes les recommandations formulées seront respectées pour leur mise en œuvre », a-t-il indiqué.

Il a tenu ces propos en marge de la publication du rapport sur la situation du genre dans les six camps de réfugiés burundais et congolais au Rwanda, et qui sont Gihembe, Kiziba, Nyabiheke, Kigeme, Mahame et Mugombwa.

Il a ajouté que les acteurs humanitaires pointés du doigt dans des actes d’abus contre les femmes réfugiées subiront des mesures punitives et préventives. Car, au Rwanda, la tolérance zéro est appliquée dans ce type d’abus qualifiés d’intolérables.

Le Représentant Saber a promis que le HCR améliorera les conditions des réfugiés, et qu’il assurera une prise en charge pour que les réfugiés soient engagés dans des activités à revenu. Mais en même temps, le HCR devra appliquer une prévention face à la sexualité à haut risque.

« Quand il y aura un plan stratégique en matière du respect du genre dans les camps, nous saurons quelles actions à mener, surtout que ce rapport guidera notre action », a-t-il poursuivi.

Pour ce qui est de la protection de l’environnement considérée comme un souci clé dans les camps, le Représentant du HCR a répondu que des mesures sont en place et sont mises en œuvre.

« Les réfugiés sont sensibilisés au devoir de sauvegarder l’environnement. Des partenaires les appuient pour cette amélioration, en exécutant des activités préventives comme la plantation des arbres, notamment dans le camp de Mahama. Pour la cuisson des aliments, on fait ce qu’on peut pour utiliser moins d’arbres. Bref, les réfugiés sont impliqués dans ce programme de protection de l’environnemen », a-t-il dit.

Revenant à l’aspect culturel qui influe sur l’inégalité des genres, Saber a reconnu que malheureusement cette question culturelle existe dans les sociétés, même en Europe, mais quand il s’agit des camps de réfugiés, cette situation s’avère précaire. Quand les réfugiés arrivent, ils viennent avec leur bagage culturel.

« Heureusement que le Rwanda, pays d’accueil, applique la tolérance zéro face à la violence contre la femme, et qu’il privilégie la politique d’égalité. Nous nous engagerons dans des activités de réfugiés pour que les lois du pays prévalent. J’ai mis un accent sur le rôle des leaders des communautés réfugiées pour que la situation s’améliore », a-t-il encore confié.

Pour la Ministre en charge des Réfugiés, Mme Séraphine Mukantabana, la mentalité des réfugiés doit changer et s’adapter aux lois du genre au Rwanda, qui donnent des chances égales à la femme et à l’homme. C’est dans ce contexte que les femmes vulnérables dans les camps seront protégées, et que tous les genres peuvent même accéder à l’emploi.

La Ministre Mukantabana s’est félicitée de la réalisation de ce rapport sous l’initiative du Gouvernement du Rwanda, du HCR, de UN Woman. Elle a promis que le rapport servira de référence pour des actions qui améliorent la situation du genre dans les camps.

Pour la Directrice Générale en charge du Genre au Ministre du Genre et la Promotion Féminine (MIGEPROF), Mme Batete Rédempter, la soirée des mamans servira de référence pour régler les conflits et les abus dans les camps. L’on associera le peuple et les réfugiés à la résolution des problèmes, même de développement.

Avec rna


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