La Ville de Kigali en tête pour usage des enfants dans des travaux durs

Redigé par IGIHE
Le 12 février 2018 à 10:46

Les statistiques émanant du Ministère du Travail montrent que la Ville de Kigali vient en premier lieu, comparativement à d’autres Provinces, dans l’emploi des mineurs dans des travaux durs, rapporte Kigali Today de ce 11 février 2018. Nzamwita Damien, une haute personnalité de ce ministère annonce qu’il est prévu des sanctions à l’encontre de ces derniers.


Dans l’ordre décroissant, la Ville de Kigali accuse un taux de 7,7% de la population mineure totale dans l’emploi des enfants, la Province de l’Ouest 4,8%, la Province du Nord 4,6%, la Province du Sud 2,9% et celle de l’Est 2,4%.

Le Ministère du Travail dit s’en être préoccupé et que pour preuve 352 employeurs de ces enfants dans de tels travaux ont été punis au cours des deux dernières années 2016 et 2017. De ces 352, certains sont des employeurs à titre individuel, d’autres des institutions, et enfin des ménages.

La Loi prévoit que quiconque emploie un enfant dans des travaux durs sera frappé d’une amende allant de 500.000 à 1.000.000Frw pour les travaux prescrits ; d’une de 100.000 à 500.000Frw pour des travaux non prescrits.

Nzamwita Damien, chargé de lutter et de prévenir contre l’emploi des enfants dans des travaux durs, dit que le fait de punir les contrevenants a baissé sensiblement leur nombre et assure qu’une inspection continue sera observée.

“Si on compare aux statistiques des temps écoulés, on constate que le nombre de ces cas a sensiblement baissé, et, dit-il, ça ne s’est fait pas de soi. C’est à cause des sanctions infligées”.

Toute personne âgée de moins de 18 ans est considérée comme un enfant bien que la Loi prévoit qu’une personne âgée de 16 ans peut signer un contrat de travail, mais non un travail dur.

L’Organisation “Children’s Voice Today”(CVT) qui lutte pour les droits de l’enfant dit que l’une des raisons qui poussent les enfants à ce genre de travaux est la pauvreté de leurs familles.

La Coordinatrice de CVT, chargée de lutter contre l’exode rural des enfants, Benimana Diane, dit qu’il faut sensibiliser les parents afin qu’ils comprennent que pousser leurs enfants dans des travaux durs ne contribuera pas au développement de leurs familles.
Benimana Diane poursuit : “Notre défi actuel est de faire comprendre aux parents que pousser leurs enfants dans de tels travaux ne diminuera en rien leur pauvreté et que par contre, cela faisant, ils violent les droits de leurs enfants. Il a été demandé à la presse de sensibiliser les employeurs afin qu’ils cessent cette pratique.

Aline Rurangirwa, représentante des enfants du District de Gasabo, invite ses amies à être satisfaites des conditions de leurs familles et à privilégier les études afin qu’elles puissent résoudre elles-mêmes leurs problèmes dans l’avenir.

Les statistiques de 2013- 2014 montrent que 222.918 enfants à travers le pays sont employés dans des travaux durs. Ils sont répartis comme suit : 41% dans les travaux domestiques ; 35,1% dans l’agriculture, l’élevage et la pêche ; 9,7% dans la construction et 3,3 %dans les pierres précieuses.


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