La CNDH reçoit responsabilités de monitoring des actes de torture dans le pays

Redigé par IGIHE
Le 26 janvier 2018 à 12:14

Le récent Conseil des Ministres du 19 janvier 2018 a donné pleins pouvoirs à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) d’investiguer et lutter contre toutes les manifestations de la torture dans le pays.


Il est question de faire le monitoring des pratiques de torture, de vérification, de faire le plaidoyer de toutes les victimes de torture, de protéger contre les citoyens rwandais contre tous les actes de tortures et d’accéder à tous les lieux soupçonnés de s’adonner à ces pratiques de torture.

Le lendemain, 20 janvier, du Conseil des Ministre qui a vêtu la CNDH de cette nouvelle mission, le Ministre de la Justice Johnston Busingye a donné une conférence de presse où il a déclaré qu’en matière de protection des droits de l’homme, la Communauté internationale "ne nous donnera plus des injonctions".

"Nous, le Rwanda, avons ratifié les conventions internationales qui ont été traduites dans nos lois pour que nous les appliquions. Cette communauté internationale ne pourra que venir constater comment nous les mettons en pratique", a dit le Ministre Busingye.

"Un étranger ne doit pas venir au Rwanda et faire le travail que nous aurions dû faire nous-mêmes", a-t-il ajouté comme s’il faisait allusion aux rapports annuels des Associations internationales de Droits de l’Homme sur l’état de la torture et aux violations des droits humains au pays.
Veut-il dire que ce travail va être fait par la CNDH ?

Le Ministre Busingye dit que la Convention Internationale sur la Torture suggère que les nations doivent elles mêmes instituer des centres locaux de monitoring de la torture ; que comme la CNDH couvre le monitoring de violation des droits de l’homme en général, cette responsabilité de créer une cellule de monitoring des faits de tortures rentre dans ses prérogatives, qu’il n’est pas question de mettre sur pied une autre institution publique.

Cette décision du Conseil des Ministre vient à point nommé depuis que HRW (Human Rights Watch) a publié l’an passé un rapport qualifié par les pouvoirs publics de mensonger, rapport intitulé "All Thieves must be killed" disant que les instances de sécurité publiques tuent les voleurs.


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