L’Uganda réticent à mettre en exécution la cessation de la clause de ’Réfugié’ pour les Rwandais

Redigé par IGIHE
Le 13 janvier 2018 à 02:35

L’Uganda voisin du Rwanda a décidé de ne pas se pêter à la procédure légale de cessation de la Clause réfugié envers les Rwandais autant que cela a été compris dans un MOU entre le Rwanda et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés et stipulant que toute cause générant l’exil et les réfugiés du moins pour la période allant de 1959 à 1998 n’existe plus.

Le Rwanda en signant cet MOU avec le HCR prévoyait accueillir ou gérer 16.000 Rwandais exilés dans la plupart des pays essentiellement limitrophes pour ce 31 décembre 2017. En d’autres termes, les Rwandais résidant hors du Rwanda doivent rentrer ou rester dans les pays d’accueil en tant que ressortissants rwandais libres de rentrer chez eux ou de voir le Rwanda les faciliter pour obtenir le droit d’établissement dans ce pays-là.

"Il se comprendrait que le Rwanda rompt avec le phénomène Réfugié s’il ne se comptait plus aucun réfugié rwandais de par le monde. Ce qui veut dire que tous les Rwandais rentreraient dans leur pays et que ceux qui resteraient à l’étranger se verraient offrir la nationalité du opays qui les aura accueillis", a indiqué Moussa Ecweru, Secrétaire d’Etat ugandais aux réfugiés au micro de la BBC. Ce ministre semble ne pas porter la politique rwandaise de rapatriement de ses sujets dans son coeur.
"La réalité est qu’en ce moment même où je m’entretiens avec vous (journaliste de la BBC), le Rwandais fuient leur pays. Outre les réfugiés rwandais de 1959 ou ceux de 1990, nous continuons d’accueillir ici et ailleurs dans le monde des gens (Rwandais ?) qui demandent l’exil prétextant le harcèlement et autres atteintes à l’intégrité physique dans leur pays", a confié le Ministre Ecweru chiffrant à 18.000 le nombre de Réfugiés rwandais sur le sol ugandais. "Soit ces réfugiés doivent être délocalisés pour un autre pays d’accueil ou rentrer dans leur patrie", a-t-il ajouté.

Pour ce rapatriement, Ecweru parle de la ratification par l’Uganda de la convention internationale sur la protection d’un réfugié. "Par conséquent, un tel réfugié qui voudra être rapatrié de son propre gré, l’Etat Ugandais souscrira", a-t-il dit sous-entandant carrément que’il est contre un rapatriement décidé par des tierces parties.

"Il est une troisième voie, celle de leur accorder une nationalité ugandaise. Ici, seul le gouvernement ugandais devras décider souverainement à l’égard de certains réfugiés rwandais nés dans leur exil ugandais. Mais la naturalisation est un long processus juridique. Elle passe au Conseil des Ministres avant d’atterrir sur les bureaux du Parlement", a indiqué le Ministre Ecweru disant que le processus a commencé l’an passé qu’il a été reporté pour l’exercice annuel 2018.


Le Mozambique, la Zambie, le Congo Brazza s’exécutent

La manoeuvre ugandaise étonne les autorités rwandaises qui trouvent que âa aurait été l’Uganda qui aurait pris l’initiative d’appliquer ce MOU Rwanda-HCR contrairement au Mozambique, à la Zambie et au Congo Brazzaville qui ont commencé cette procédure de cessation de la clause ’Réfugié’ à l’endroit des Rwandais exilés sur leur sol.
Le Ministère rwandais de gestion des Réfugiés et des Désastres annonce avoir reçu ce mercredi 10 janvier 2018 une délégation de Rwandais vivant au Mozambique qui devront repartir ce jeudi 18 janvier 2018 avec des informations détaillées sur leur nouveau statut de citoyen rwandais.

"Ils sont venus s’enquérir des modalités de rapatriement et comment ils doivent obtenir tous les documents nécessaires les identifiant comme des Rwandais partout où ils iront s’établir au Rwanda ou ailleurs", ont indiqué les autorités du dit ministère.


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