Urgent

Un autre suspect génocidaire, Phénéas Nzaramba, retracé en Nouvelle Zélande

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 4 janvier 2017 à 12:16
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Le Parquet Général de la République a émis un mandat d’arrêt international contre un certain Phénéas Nzaramba qu’il croit résider dans la Nouvelle Zélande. Le Parquet a accompagné ce mandat d’une copie de son dossier instruit à la justice néozélandaise.

"Au moment où nous avons envoyé l’acte d’accusation, nous n’étions pas sûr si le présumé génocidaire ne se cachait pas sous un faux nom. Et puis ces présumés génocidaires en cavale sont très mobiles", a confié au Newtimes le porte-parole du Parquet Général de la République.

"Il est accusé de génocide et de crime contre l’humanité qu’il a commis dans l’ancienne Commune de Nyakizu dans l’ancienne Préfecture de Butare" a-t-il ajouté révélant que le présumé était en ce moment comptable de l’Eglise Baptiste du Rwanda dans sa paroisse de Nyantanga. Il est soupçonné d’être responsable dans les massacres, incendie des habitations et viol des femmes tutsies.

Le Porte parole a dit que le Parquet Général vient d’envoyer 3 dossiers d’accusation à la Nouvelle Zélande à l’endroit de trois présumés criminels de génocide des Tuitsi de 1994. Ce dossier suit celui de Uwimana Eugène, ancien enseignant à l’Université du Rwanda, envoyé en 2004 puis de celui d’Enock Ruhigira y envoyé en 2007.

Le Même Enock Ruhigira, 65 ans, ancien Directeur de Cabinet à la Présidence sous le Rgime de Juvénal Habyarimana (1973-1994) a été arrêté à l’aéroport de frankfurt en Allemagne le 20 juillet 2016 à la demande du Rwanda qui avait suivi ses déplacements. L’Allemagne est entrain d’étudier la demande d’extradition au Rwanda de ce reclus de justice.

"Les officiers de Police judiciaires et les magistrats néo-zélandais sont venus au Rwanda dans le cadre de l’instruction des dossiers de ces personnes soupçonnées de participation dans le génocide. La dernière mission qu’ils ont faite qu Rwanda date de 2009. Nous attendons patiemment qu’ils prennent leurs décision. Dans tous les cas cela donne espoir que les choses bougent au niveau de la Nouvelle Zélande, que les criminels en cavale dans ce pays pourront être démasqués et trainé en justice", a dit le Porte parole du Parquet, Nkusi.

Du côtéd’IBUKA, ce sont des encouragements qui fusent à l’endroit des pays hébergeant de présumés génocidaires afin qu’ils coopèrent avec la justice rwandaise pour faire comparaître ces présumés criminels de crimes de génocide et de crimes contre l’humanité. L’important c’est que la justice suive son cours que ce soit dans les pays où ces criminels résident ou avec leur extradition pour le Rwanda, a dit Naphtal Ahishakiye Secrétaire général d’IBUKA, un collectif d’associations pour la protection des droits des rescapés du génocide des Tutsi de 1994.

La Cellule de traque des génocidaires près le Parquet Général de la République a toujours montré que certains pays de la communauté internationale manifestwent peu d’intérêt à poursuivre les présumwés génocidaires en cavale dans leur pays. La France pose dans tout ceci comme un cas d’espèce malgré les quelques 620 mandats d’arrêt internationaux émis par la justice rwandaise à l’encontre de ces derniers résidant dans les pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord, du Canada et de la Nouvelle Zélande.


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