Trente mille condamnés pour TIG ne purgent pas la peine : la traque

Publié par IGIHE
Le 7 juin 2017 à 03:30
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Ils sont 30.000 détenus condamnés pour exécuter des TIG/Travaux d’Intérêt Général qui sont introuvables pour purger leurs peines.
C’est ce problème qui a été débattu entre les officiels relevant des institutions travaillant de très près avec le Ministère de la Justice et la Commission sénatoriale des Questions politiques et Affaires Sociales.

Sur la question, il a été montré que 84.896 détenus devant purger la peine de TIG, seuls 48.758 ont servi complètement la peine, que 403 d’être eux sont en passe de la terminer, 4.043 ayant contourné ou fui carrément ladite peine et 352 étant décédés en cours d’exercice.

Parmi ceux qui ont fui le TIG, une liste de 1000 personnes a été dressée par le Commissaire Général du Service Pénitentaire National au Ministre de la Justice, aui Parquet Général de la République et à la Police Nationale pour que ces détenus soient activement recherchés.

"Nous avons dressé une liste de 30.000 personnes sans adresses connues par les juridictions gacaca qui les ont jugées. D’autres ont carrément fui alors qu’elles avaient commencé à purger la peine. Nous avons demandé aux services de l’ordre de les arrêter et les ramener dans les centres de tIG et termier leurs peines", a confié Evode Uwizeyimana, Secrétaire d’Etat à la Réforme Constitutionnelle invité par la Commission sénatoriale pour donner assez de lumières sur la question.

Il a été également évoqué la question de détenus qui restent en prison alors qu’ils ont servi leurs peines.

Le Secrétaire d’Etat à la Réforme constitutionnelle et le Service National Pénitencier ont déclaré aux sénateurs que de tels cas sont parfaitement inexistants que ceux qui s’en plaignent "auront servi une peine alors qu’ils ont d’autres peines à servir".

"Certains détenus avaient plus d’une affaire pour lesquelles ils ont écopé plus d’une peine. Il se peut que pour une affaire, il a écopé de 10 ans de reclusion, une autre, cinq ans. Et quand il termine les premiers dix ans, il crie sur tous les toits que sa peine est terminée et qu’on veut le garder outre mesure en prison", a dit Evode Uwizeyimana.

Les responsables pénitenciers présents aux débats ont dit que la gestion des dossiers des détenus est informatisée, que tout le compte de chaque détenu est parfaitement clair.

"Nous allons mettre sur pied pour très bientôt un intranet entre le Service Pénitencier, le Ministère de la Justice, le Parquet Général, la Police Nationale et autres services impliqués dans la gestion des détenus où toutes les peines dudit détenu sont bien précisées y compris la date de fin de service",a dit ACP Jean Bosco Kabanda, un haut responsable du Service Pénitencier National présent aux débats informant néanmoins que 400 dossiers de ces détenus ont de petits vices qu’il faut rectifier avant de les libérer.

Mais est-ce le service pénitencier national a-t-il réfléchi à la question d’une petite épargne pour détenus, épargne réalisée sur les travaux générateurs de revenus exécutés par ces prisonniers ? Une bonne question qui devrait être étudiée par les sénateurs si l’on se convient que le séjour du détenu en prison est une occasion pour ce dernier de se corriger et d’être réinséré dans la vie sociale à la fin pour ne pas être un fardeau mais plutôt pour y être plus compétitif qu’auparavant.


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