Seyoboka, un fugitif du génocide des Tutsi, extradé du Canada

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 17 novembre 2016 à 12:06
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Seyoboka 50 ans, est un Rwandais réfugié au Canada qui y reçoit un statut de réfugié en 1996. Dix ans après, les services d’immigration canadiens lui retirent ledit statut car sérieusement soupçonné d’avoir commis des crimes de génocide au Rwanda en 1994.

Le dossier instruit par le Parquet Général de la république rwandaise le taxe de trois chefs d’inculpation dont un crime de génocide : massacres massifs soupçonnés avoir été commis dans le secteur Rugenge, actuel Secteur Kiyovu en commune urbaine de Nyarugenge de la ville de Kigali.

Il est accusé d’avoir élevé une barrière sur une avenue où plusieurs Tutsi des environs ont été tués.

Seyoboka, ex-militaire de l’ancienne armée gouvernementale sous le régime de Feu le Gén. Juvénl Habyarimana (1973-1994), il est extradé du Canada vers le Rwanda, après le Dr Léon Mugesera, pour répondre devant la justice de ses crimes.

Pour rappel, Seyoboka, ex-lieutenant, a été cité par les témoins de l’accusation au TPIR-Arusha depuis l’an 1998. Il a reçu une ntification du même TPIR-Arusha, l’informant en 2002 qu’un témoin l’avait accusé d’avoir tué une famille entière de ses voisins faite d’un père, d’une mère et de deux enfants durant la période du génocide. Le témoin a dit que le nommé Seyoboka aurait épargné ladite famille si la femme avait accepté de se faire violer par le militaire à la même barrière.

Le même militaire a été jugé par contumace par la juridiction Gacaca de Nyarugenge à 19 ans de prison.

L’extradition de ce reclus de justice survient après 10 ans de déclanchement de la procédure.

Photo de son arrivé à l’aéroport de Kanombe et celles de la Conférence de presse du Parquet Général de la République qui a suivi


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