Le procès pour meurtre du major Dr Rugomwa tire à sa fin

Redigé par IGIHE
Le 21 août 2017 à 11:37
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Le procès du Maj Dr Rugomwa Aimable soupçonné, l’an passé en septembre, d’avoir frappé à mort un enfant Théogène Mbarushimana, d’un voisin dans le quartier Kabeza (Kicukiro) de la ville de Kigali tire à sa fin. Le verdict va tomber ce lundi 21 août, l’Auditorat militaire ayant requis une peine d’emprisonnement à vie à l’endroit du major.

Le jeune Théogène Mbarushimana était alors élève d’école secondaire. Il a été peu après enterré dans le district de Gicumbi (Nord) ayant succombé aux coups de baton du militaire.

Le crime avait été consommé par le major Dr Rugomwa et son frère Mammert Nsanzimfura. L’expertise médicale a prouvé que ce dernier accusait des déficiences mentales prononcées. Il a ainsi été innocenté.
Tout au long du procès, le Major resté le seul accusé a toujours plaidé son innocence. Il a brandi la question de la légitime défense face à un voleur qui avait sauté le mur de sa cloture et, découvert par le propriétaire, il est devenu menaçant face au major.

Le ministère public n’entend pas de cette oreille la question. Pour lui, ce militaire est à l’origine de la mort de Mbarushimana, que ceux qui l’ont dépêché à l’hopital pour des soins d’urgence ont perdu beaucoup de temps en chemin. Cela a ainsi occasionné sa mort.

Les avocats de la défense ont toujours tenté de faire accepter l’idée que Mbarushimana est la cause de sa propre mort car il est allé voler des biens dans la résidence du militaire, qu’il a sauté dans l’enclos du militaire à cette fin.

Le cas a soulevé un débat houleux : pour les avocats de la défense, le Major Rugomwa a été attaqué et il s’est défendu. C’est la légitime défense. Et cela est accepté par la loi.

Pour le Ministère Public, le Militaire a fait un guet apens à Mbarushimana pour l’agresser alors qu’il venait de la boutique d’à côté où il était allé faire des commissions pour sa famille.

Le Ministère Public dit que le militaire a attrapé le jeune Mbarushimana et l’a attiré de force dans sa résidence pour le frapper à la tête et fracasser le crane. Il ajoute que le militaire a cassé les cartilages des doigts du jeune élève.

Qu’en disent les témoins ?

Le Ministère Public fonde son réquisitoire sur les témoignages du voisinage du lieu où le crime a eu lieu. Ceux-ci disent qu’après avoir frappé mortellement le jeune homme, le militaire a appelé le chef du village pour lui dire qu’il venait de tuer un voleur. Le Ministère public est également parti de l’autopsie qui montrait que l’os cranien avait été fracassé et que les doigts de la main avaient été coupés.

La femme du militaire elle aussi a dit avoir conseillé le mari de ne pas tuer le jeune homme.

En foi de quoi, le Ministère public requiert une peine de prison à vie à l’encotre du militaire.
Les conclusions du procès vont être lues ce lundi 21 août au Tribunal militaire de Nyamirambo.


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