La Société civile demande avec insistance à la GB d’extrader 5 génocidaires pour le Rwanda

Redigé par IGIHE
Le 4 janvier 2017 à 10:45
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Le Gouvernement rwandais, les associations rwandaises de lutte pour les droits des rescapés et Aegis Trust ont renouvelé leur demande d’extradition de 5 présumés criminels de génocide des Tutsis du Rwanda de 1994.

Cette demande a été reformulé à la Haute Cour de Londres après que celle-ci ait conduit durant huit jours vers la fin de l’an 2016, une série de séances de procèsdes 5 présumés que sont Vincent Bajinya, médecin ; Celestin Mutabaruka, pasteur d’église et les anciens Bourgmestres Celestin Ugirashebuja, Charles Munyaneza et Emmanuel Nteziryayo.

Les cinq prévenus, à travers leurs avocats luttaient alors contre une décision possible de la Cour statuant sur leur extradition pour faire face à la justice rwandaise.

Dans un entretien avec le quotidien de Kigali The Newtimes, le Ministre de la Justice Johnston Busingye trouve que si la Cour de Londres statue contre la non extradition de ces 5 prévenus, elle aura écrit de mauvaises lettres de son histoire aux yeux des citoyens rwandais et, particulièrement, aux rescapés de ce génocide qui a décimé plus d’un million de Tutsi du Rwanda. La GB aura montré, a-t-il dit, à la face du monde qu’elle fait l’apologie des criminels de génocide des Tutsi du Rwanda.

"De deux, a-t-il renchéri, le débat sur la question de transférer au Rwanda les procès des présumés génocidaires sous prétexte que la justice rwandaise ne remplit pas les normes internationales n’est que subterfuge autant que l’a fait par le passé le TPIR-Arusha, les USA, la Norvège, le Canada, la Hollande et ailleurs. Ce faux prétexte perdurera".

Et le Ministre de conclure comme pour montrer que c’est une histoire de politiser la justice.

"Ce qui est visé c’est d’aider les présumés criminels à fuir la justice. Et le hic c’est que ce sont les tribunaux qui encouragent cette pratique malheureuse. Beaucoup de nations ont procédé aux investigations et établi des faits et preuves de culpabilité des présumés génocidaires rwandais. Elles continuent de les extrader en conformité avec la loi vers le Rwanda", a dit le Ministre trouvant non fondée la longue procédure dela justice anglaise qui a arrêté les cinq présumés génocidaires rwandais depuis l’an 2013 mais qui peine à procéder à leur extradition.

En effet en 2015, la Cour de justice de Westminster a rejeter la demande rwandaise d’extradition des cinq présumés prétextant que la justice rwandaise ne sera pas équitable à leur égard. Ce à quoi, le Rwanda a interjeté appel.

"Je m’attends à ce que la décision de la Cour d’appel anglaise décidera de l’extradition de ces cinq Rwandais. Le Rwanda a prouvé qu’il est parfaitement capable de mener des procès de grande envergure autant que possible. Du reste, le Danemark, la Norvège et d’autres pays occidentaux ont placé leur confiance dans la justice rwandaise à ce propos", a confié Freddy Mutanguha, Directeur d’AEGIS pour l’Afrique de l’Est, trouvant que toutes les preuves des crimes de ces présumés géonocidaires ont été rassemblées.

L’identité des présumés génocidaires

Dr Bajinya Vincent est fiché dans le précarré du Président Juvénal Habyarimana qui a conçu et exécuté le génocide contre les Tutsi de 1994. Arrêté en 2006 sur demande du Gouvernement rwandais, il a longtemps pratiqué son métier de médecin à la Clinique Praxis où il a changé de nom pour s’appeler Vincent Brown.

Célestin Mutabaruka, pasteur d’église, est accusé d’avoir collaboré avec les Interahamwe dans la préparation et organisation du Génocide, dans la supervisin et l’exécution de ce génocide où plus de 20.000 hommes, femmes et enfants tutsi ont péri.

Charles Munyaneza alors Bourgmestre de la Commune Kinyamakara dans l’ex-préfecture de Gikongoro au Sud du Rwanda. Il est accusé d’avoir préparé et organisé le génocide dans sa commune et d’avoir dirigé personnellement des attaques d’Interahamwe sur la rivière Mwogo où les tutsi réfugiés avaient été canalisés pour y être tués et jetés.

Célestin Mutabaruka né 1953 dirigeait l’ex-commune Kigoma, une partie de l’Actuel District Ruhango. Il aurait ordonné le massacre des Tutsi réfugiés dans les locaux de sa commune. Il aurait également donné des ordres aux Interahamwe d’aller à la recherche des Tutsi dans des caches diverses.

Ugirashebuja c’est un autre présumé génocidaire arrêté par la justice anglaise. Il est prouvé que durant le génocide des Tutsi de 1994, il menait des attaques contre les femmes tutsies qu’il violait. Aussitôt arrivé en exil. il a développé un discours haineux divisant les Rwandais.

Enfin Emmanuel Nteziryayo, alors Bourgmestre de la Commune Mudasoma dans l’ancienne Préfecture Gikongoro a préparé et organisé le génocide et la traque, meurtre et massacres des Tutsi de sa commune. Il a dirigé les Interahamwe dans leurs macabres opérations de tueries dans sa commune.

Arrivé en exil en Grande Bretagne, il s’est caché sous un faux nom de Emmanuel Nkundimana.


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