L’Abbé Wenceslas Munyeshyaka, présumé génocidaire, comparaît en Appel en France

Redigé par NDJ
Le 8 novembre 2017 à 10:39

La Cour d’Appel de Paris va faire recomparaître ce 8 novembre 2017 l’abbé Wenceslas Munyeshyaka, accusé d’avoir commis des crimes de génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda de 1994 à l’Eglise catholique de Sainte Famille du plein centre ville de Kigali dont il était le curé.


Il est le seul prêtre qui se promenait pistolet aux hanches, portant guilet pare-balles durant la période où le génocide se perpétrait. Il a été longtemps cité pour avoir pris part aux exécutions sommaires de milliers de Tutsi réfugiés dans l’enceinte de sa paroisse et pour s’être adonné au viol des femmes.

Son dossier judiciaire a été instruit depuis plus de quinze ans par le TPIR-Arusha (Tribunal Pénal International pour le Rwanda) qui l’a remis à la France pour que celle-ci fasse des poursuites judiciaires qui s’imposent a été retardé sans raison prouvant que la France n’est pas pressée pour juger les criminels de génocide des Tutsi du Rwanda qui sont légion dans le pays.

Entretemps, les témoins à charge dans le dossier disparaissent un à un. c’est le cas de la veuve de génocide esseulée Mme Rose Lwanga morte il y a peu. Pourtant cela n’a pas empêché en 2015 les juges d’instruction Emmanuel Ducos et Claude Choquet de ne pas faire comparaître devant le juge ce présumé génocidaire arguant qu’ils n’auront pas trouvé des preuves suffisantes de la commission du crime.

Il s’est fait qu’alors, les avocat de la partie civile dont Me Gilles Paruelle, avaient alors interjeté appel, lequel appel, deux ans après va être examiné ce mercredi 8 novembre 2017.
Ces avocats de la partie civile vont expliquer à la Cour tout le comportement et agissements, armes à la hanche, gilet anti balles, viols.... de cet abbé durant le génocide des Tutsi de 1994, chose qui n’a pas été faite en première instance.

Tous ces indices du crimes montrent sa complicité avec les Interahamwe qui faisaient à chaque fois irruption dans la cour de la paroisse où s’étaient réfugiés des milliers de tutsi pour les prendre et les tuer à quelques mètres de ladite paroisse.

Sur base de ces indices fournis par la partie civile, la Cour décidera ou non du procès de ce présumé génocidaire qui a de forts appuis y compris celui de l’archévêque de son diocèse.


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