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Kamina : 8 démobilisés accusés d’avoir enterré vifs leurs collègues

Redigé par igihe
Le 8 février 2017 à 02:57

Le tribunal militaire garnison de Kamina a poursuivi samedi 14 janvier ses audiences dans l’affaire opposant le ministère public à huit démobilisés des groupes armés Nyatura et APCLS. Ces derniers sont accusés d’avoir, au mois de septembre 2016, tué ou enterré vifs certains démobilisés de la tribu Ngiti à la base militaire de Kamina où ils étaient en formation après avoir déposé les armes.
Les faits remontent à la nuit du 21 au 22 septembre 2016, rappellent les avocats de la défense et d’autres personnes (...)

Le tribunal militaire garnison de Kamina a poursuivi samedi 14 janvier ses audiences dans l’affaire opposant le ministère public à huit démobilisés des groupes armés Nyatura et APCLS. Ces derniers sont accusés d’avoir, au mois de septembre 2016, tué ou enterré vifs certains démobilisés de la tribu Ngiti à la base militaire de Kamina où ils étaient en formation après avoir déposé les armes.

Les faits remontent à la nuit du 21 au 22 septembre 2016, rappellent les avocats de la défense et d’autres personnes contactés sur place à Kamina par Radio Okapi.

Les ex-combattants Hutu, qui sont à la barre, auraient tué ou enterré vifs dans une fosse commune seize démobilisés du groupe éthique Ngiti, cantonnés aussi à la base militaire de Kamina, en attente de leur retour en famille. Les hutus estimaient que les Ngiti étaient favorisés dans le choix de ceux qui devaient être retournés dans leurs milieux d’origine, selon l’acte d’accusation.

Parmi les témoins, se trouve l’un de ceux qui étaient enterrés vifs. Le même témoin a affirmé avoir réussi à s’échapper de la fosse.

A cette troisième audience, les huit prévenus ont plaidé coupable en indiquant qu’ils agissaient sous ordre de leur chef. Ce dernier est rentré dans son village il y a trois semaines.

Ainsi, la défense a demandé au tribunal de faire comparaître le cité, considéré comme pièce maitresse dans cette affaire. Le tribunal militaire de Kamina a demandé à l’auditorat de Goma de tout faire pour ramener cet ancien combattant à Kamina.

La prochaine audience de ce procès, financée par la MONUSCO, a été fixée au mercredi 19 janvier. Le tribunal va se rendre sur le lieu du crime, où les corps des victimes seront exhumés.

avec radiookapi.net


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