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Evode Imena, secrétaire d’Etat aux Mines, comparaît et plaide non coupable

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 17 février 2017 à 08:03
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Evode Imena, ex- Secrétaire d’Etat aux Ressources Naturelles, flanqué de deux avocats, et ses camarades ont comparu devant le juge pour plaider en faveur de leur libération provisoire.

L’événement s’est déroulé ce 16 février dans une salle archi comble du Tribunal de grande instance de Nyarugenge sis à Nyamirambo.

L’ancien Secrétaire d’Etat a été arrêté le 27 janvier dernier avec le directeur des affaires légales en matière d’exploitation minière, Francis Kayumba et Joseph Kagabo, Directeur technique du département exploitation minière.

Imena Evode est accusé d’avoir, alors qu’il officiait comme Secrétaire d’Etat a signé illégalement un décret-loi, donnant autorisation d’exploitation minière à l’entreprise GDG appartenant aux femmes de Francis Kayumba et de Joseph Kagabo, ses codétenus. Il aura resigné le même décret au moment où la même société GDG a été cédée à une autre dénommée ARM pour 20 millions de dollars que les deux femmes se sont départagées.

"Il s’agit du népotisme qui animait Imena qui a fait qu’il prenne une décision administrative qui étasit au delà de ses responsabilités avec en plus le favoritisme des femmes de ses anciens collègues", a dit le Ministère public qui plaidait à la prolongation de sa détention préventive de 30 jours supplémentaires.

Le Ministère public a justifié sa démarche dans le sens où l’ancien Secrétaire d’Etat en signant ce décret d’octroi de concession minière aux deux femmes de ses collègues, il a délibérément ignoré qu’un récent décret présidentiel 63/02 du 12 février 2014 enlève au Ministre le droit de signer un tel décret, que cette prérogative revient dorénavant au seul Chef de l’Etat Rwandais.

Outre cette accusation, l’ancien Secrétaire d’Etat aux mines est accusé de ne pas avoir permis à la Société Nyaruguru Mining de commencer ses travaux d’exploitation minière, qu’il a, au contraire, cédé en 2012, sa concession à d’autres explorateurs miniers.

Le tribunal va se prononcer ce 17 février à 8 heures du matin sur la libération provisoire de ce ministre quitte à répondre aux procès étant libre ou s’il doit être maintenu en détention préventive.


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