Diane Rwigara comparaît devant le juge ; séance reportée à la huitaine

Redigé par NDJ
Le 7 novembre 2017 à 10:04

Ce mardi 7 novembre, la jeune politicienne Diane Rwigara a comparu en habit rose devant le juge de la Haute Cour en appel contre la décision du juge de la Grande Instance de Nyarugenge de détention provisoire de trente jours.


Au cours de cette séance en cours, l’avocat Me Pierre Célestin Buhuru de la jeune Dame n’est pas présent dans la Cour. Diane est défendue par Me Gatera Gashabana, avocat de sa mère Adeline Mukangemanyi Rwigara.

La fille Diane et la mère Adeline Rwigara ont demandé appel contre la décision du juge du Tribunal de Grande Instance qui a décidé qu’elles doivent purger une peine de prison préventive de 30 jours.

Le ministère public est représenté par M. Faustin Nkusi, actuel porte-parole du Parquet Général de la République.

Les accusations à l’encontre de Diane Rwigara

Diane Rwigara est accusée de faux et usage de faux en politique et de tentative d’insécurisation du pays, atteinte à la tranquillité publique.
A la question de tentative de trouble de l’ordre public, le juge motivant sa décision, est revenu sur la campagne de collecte des signatures pour la candidate non retenue par la NEC/Commission Electorale Nationale, jugeant certaines déclarations publiques du 14 juillet 2017 comme dangereuses pour le maintien de l’ordre et de la tranquillité dans le pays précisément quand elle a dit au public que "les Rwandais se lèvent comme un seul homme quand il s’agit de tuer (leurs semblables)...".

Le juge a aussi justifié cet emprisonnement préventif par le fait que a jeune dame a accusé le gouvernement de s’adonner à "des disparitions de gens, d’écarts criants dans la distributions de richesses impactant sur le fort taux de chômage", accusations prises au très sérieux par le tribunal comme menant à la désobéissance civile.

Le tribunal de Grande Instance de Nyarugenge a pris les résultats de Kigali Forensic Laboratory pour constater que certaines signatures cautionnant la candidature à la présidentielle de la jeune dame ont été forgées, que ce crime est attesté aussi par des témoins y compris par l’analyse des cartes sim retrouvées dans la résidence de Diane, des cartes sim enregistrées sous les noms de gens qui ont signé pour elle lors de la collecte de 600 signatures exigées pour voir sa candidature à la présidentielle agréée.

La séance d’aujourd’hui n’a pas pu se tenir l’avocat Me Pierre Célestin Buhuru de Diane Rwigara s’etant absenté. La cour a décidé de reporter la séance au 16 novembre, à neuf heures.


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