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Affaire du journaliste Shyaka Kanuma : le Tribunal décide d’un mois de détention préventive

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 17 janvier 2017 à 09:33
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Le Tribunal de Grande Instance de Gasabo où comparait le journaliste Shyaka Kanuma, 47 ans, propriétaire du journal Rwanda Focus a décidé que le présumé coupable de falsification de documents financiers et de non paiement d’impôts soit emprisonné préventivement our un mois en attendant que l’instruction de son document soit complète.

Shyaka Kanuma a comparu ce lundi 16 janvier devant le juge du Tribunal de Grande Instance de Gasabo sis à Rusororo qui a déclaré que l’instruction du dossier est complète, que beaucoup d’indices rassemblés montrent avec beaucoup de probabilités que Shyaka aurait commis ces crimes.

Pour le crime de détournement d’impôts, un document de notification de 65.25 millions de francs à l’Office Rwandais des Recettes (RRA) par l’intéressé est disponible. L’intéressé en question dit que ce montant n’a pas pu être versé à RRA car, avance-t-il, les travaux y relatifs n’ont pas bien abouti.

Pour la falsification des documents, le Ministère Public accuse Kanuma d’avoir établi des chèques avec des montants différents des montants réels correspondant aux salaires de ses agents, ces chèques ayant été versés dans le dossier d’appel d’offre de la RDRC (Commission de Démobilisation et de Réintégration des anciens militaires). Il aura par la suite remporté le marché évalué à 44 millions de francs, somme qu’il a encaissé et qui n’a pas profité aux bénéficiaires que sont ses agents tel que compris dans le cahier de charge.

"Nous pensons que tous ces indices sont sérieux, que Kanuma aura commis ces crimes", a dit le juge qui justifie la détention préventive du présumé par le fait qu’il a été arrêté au niveau de district de Kayonza sur la route d’Uganda alléguant ainsi qu’il tentait de fuir la justice rwandaise.

Le Présumé a rejetté cette éventualité de fuite disant qu’il était libre de mobilité au moment de son arrestation surtout qu’aucune restriction de mouvement ne lui avait été signifié.

"Il faisait tard quand il a été arrêté à Kayonza. Nous trouvons que rien ne garantit qu’il ne prendrait pas fuite au cas où il serait relâché. Il n’est pas sûr que libre, il comparaîtrait à tout moment quand la justice le convoquerait", a dit le juge maintenant la décision de détention préventive à l’endroit du prévenu qui a été arrêté le 31 décembre 2016.


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